‹ Volcans et tremblements de terreChapitre 16 sur 57 · ILE DE JAN-MAYEN — L'ESK ET LE BEERENBERQ · texte numérisé non relu

ILE DE JAN-MAYEN — L'ESK ET LE BEERENBERQ

Les principaux volcans de l'Atlantique sont situés sur une direction à peu près parallèle aux côtes d'Europe et d'Afrique, ainsi qu'on peut le voir en traçant une ligne passant par l'île de Jan-Mayen, l'Islande, Féroë, les îles occidentales de l'Ecosse, le nord de l'Irlande, les Açores, Madère, les Canaries, les îles du Cap-Vert, l'Ascension, Sainte-Hélène et Tristan-d'Acunha.

Nous ne pouvons ici qu'indiquer rapidement les plus remarquables phénomènes relatifs à ces volcans, qui surgissent des profondeurs de l'Atlantique, et qui, souvent visités par les navigateurs, sont connus par de nombreuses descriptions et par les éruptions dont qne]qu08-un8 d'entre eux ont été récemiïvcïi\.\^ VXvçàXx^.

•M WLCa^S ET TiltIlItrËNENTS DE TEHllE.

Lescôlcs du Groenland ne présentent aucun volcan cd activité ; elles offrent souvent à l'observalton des couches massives de Lasaltectd'autres formations volcaniques. On sait que la |);irtie occidentale du Groenland a changé de niveau et continue à s'adaisstr. Les ruines d'anciens édîliccs, aujourd'hui couverts par la mer, pe^ mettent de constiiter cet affaissement.

L'ile de Jan-Mayen est située au 71° de latitude nord, dans le prolongement de la chaîne volcanique de l'Islande. Elle renferme un volcan haut de 1,50U pieds, découvert et visité par Scorcsby en 1817, et nommé par lui l'Esk, nom du bâtiment commandé par ce vaillant explorateur. Au sud- ouest de l'Esk s'élève un autre volcan découvert aussi dans la même expédition, et qui, à partir du mois d'avril 1818, a rejeté de jurandes quanti-

V0LCA5S DE L'ATUNTIQUE. 91

tés <Ic ecndrcs, pendant que des jets dcfumécs'clevaîcnt du cratère de l'Esk.

Le Beerenbcrg, situé dans la partie nord-est de File et dont la cime, haute de 6,648 pieds, n'a pu être atteinte, est probablement aussi un ancien volcan.

Nous avons déjà décrit les volcans de l'Islantlc. Noo jetterons maintenant on coup d'aW sot Xcà M\t\e.\

92 VOLCAMS ET TIŒMIJLEMEMS DE TERRE.

foyers d'action volcanique qui appartiennent aux autres îles de la mer du Nord. La plupart de ces centres d'éruption sont entourés d'amas de cendres et de scories, de larges courants de lave répandus en platesformes basaltiques semblables à celles des îles Féroë, où les anciens j)la(;aient le pays de Thulé, qu'ils regardaient comme la limite de la terre.

Le centre de l'Ecosse montre les traces d'un grand nombre de petits volcans qui paraissent n'avoir produit que des monticules de cendres, tandis que dans la partie ouest de l'Ile d'énormes collines, auxquelles le paysage doit son caractère particulier, ont été formées parraccunmlation d'épaisses couches de lave.

Nous mentionnerons, à cause de la tradition qui s'y rattache , le monticule volcanique situé dans la plaine d'Edimbourg, et connu sous le nom de Trône (F Avilir {Arthur^s Seat) , en mémoire du héros qui fut le soutien des dernières races celtiques et le roi légendaire de la chevalerie chrétienne.

Sur la cote ouest de l'Ecosse, le groupe des Hébrides renferme l'île basaltique de Staffa, célèbre par la magnifique colonnade qui forme la grotte de Fingal. l'Irlande est aussi depuis longtemps citée pour ses immenses et pittoresques chaussées basaltiques, dont la plus remarquable, souvent décrite, est située au bord de la mer, dans le comté d'Antrim. De grandes nappes de lave, d'épaisses couches de cendres et de scories solidifiées forment, dans la partie nord des îles Britanniques, les chaînes de collines les plus élevées. On sait, d'ailleurs, que d'un bout à l'autre de son territoire, l'Angleierre n'est pour ainsi dire qu'une immeuse couche mi-

VOLCAKS DE L'ATUMTI(HIB. 05

nérale produite par l'action plutonique, et que ses prodigieuses mines de houille et de fer ont été les sources premières de sa puissance industrielle.

Les vastes formations volcaniques des côtes d'Espngne et de Portugal appartiennent, comme celles que nous

Fig. -il. - Cl

venons de décrire, à des périodes très-anciennes, et nous ne nous y arrêterons pas en poursuivant notre route vers les régions de l'Atlantique oîi des volcans sont encore en activité.

La plusgrande des Açores, San Miguel, est retiiarquable par un très-grand nombrede cônes de cendres, qui forment uno chaîne volcanique centrale traversant l'ilc (le l'est à l'ouest. Un des cratères d'oùsesou\.êWM\ft*>\^

96 VOLCANS ET TREMBIilMENTS DE TERRE.

trachy te et le basalte, qui s'étendent dans toutes les directions, a 24 kilomètres de circonférence. L'apparition de la petite île de Sabrina, à peu de distance de la côte, est le seul phénomène volcanique dont San Miguel ait été le théâtre depuis les temps historiques. Nous parlerons plus loin des éruptions qui ont accx)mpagné ce soulèvement.

Les îles de Pico et de San Jorge, appartenant au même archipel, renferment des volcans dont les dernières éruptions se sont déclarées en 1718 et 1812.

Madère, où tout indique la continuité de Faction volcanique pendant une longue période, est l'île principale du groupe, qui paraît s'être élevé du fond de l'Atlantique sous l'influence de celte puissante action.

Nous arrivons aux Canaries, où nous nous arrêterons pour d'écrire l'île de Ténériffe, grande montagne volcanique dont le cône principal ou Pic s'élève jusqu'à une hauteur de 4,500 mètres au-dessus de la mer.

Dans le même archipel, Palma et la grande Canarie contiennent d'énormes cratères entourés de remparts à pic laissant voir les couches successives de roches volcaniques et de conglomérats. Fuertaventura et Lancerote sont entièrement volcaniques et criblées d'orifices qui ont livré passage à des déluges de lave. A Lancerote, ces orifices datent presque tous des éruptions qui, de 1730 à 1736, ont ouvert dans toute la longueur de l'île une profonde fissure.

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