A M. AMELOT
Hit’ll STUB DKfl AFFAIRES BTRAXGBRRS.
A Bareith, ce 13 scptcmbrc 1743.
Le roi 3 m’a dit que, par les Memoires du marshal
1 Peut-elre au president Renault.
* Fevdeau de Marville.
3 Frederic.
LETTRES INEDITES
de Noailles, il voyail clairement que la France frappait & toules les porles pour demander la paix, et qu’il ne repondrait pas qu’on u’edt point fail des propositions vagues contre ses inlerets, quand ce ne serait que pour presenter un app&t aux Autrichiens; mais qu’il n’en elait pas fache, et qu’il pensait bien que la France serait plut6t son amic que celle de l’Aut riche.
t Je pris occasion de la de lui dire, avec les plaisanleries el la familiarite qu’il permet, que je le soupfonnais d'avoir fait au mois de mars la meme pelile friponnerie dont il nous accusait, et que je ne le soupgonnais point d'avoir propose serieusement de s’unir avec la llongrie contre la France. Il prit la chose tres-serieusement, et il me jura deux fois qu’il
n’en elail rien, que c’etait un mensonge de B 1
et du parti anglais; que ce n’est pas le vingtieme tour de la sorte qu’ils lui eussent joue.
« Qui m’en empechait, continua-t-il? En aurai-je « plus a craindre le rcssentiment de la maison d’Au- « triche, quand, apres l’avoir depouillee de la Silt lesie, j’aurai aid6 ensuite & luifaire avoir ailleurs « un d&lommagement? Elle n’en deviendrait guere « plus puissante, et je serai affermi contre elle par « de nouvelles conditions; il n’y en a guere qu’on « ne m’ait ofTertes; et si j'avais voulu prater scule- « menl dix mille hommes , on m’ofTrait de recevoir it la loi de moi dans la pacification de l’Empire. Mais « ce ne sont pas li raes desseins; je ne pretends pas
1 Le restc du nom cst illisiblc ; sans doule liernis .
« <Hre 1'instrument des Anglais, et ce n’est pas k moi « a contribuer a l’614vation de la maison d’Autriche. »
II faut songer a unir l'Empire et A retablir l’empereur; il ne croil pas ce projet impraticable.
Mais il veut une annee, et il dit que si vous gardez seulement vos froutieres, cette annee suffira.
II est tres-content que vousayez envoys des subsides a l’empereur. Il a ajoule, en riant, qu'il eilt souhaite que vous les eussit-z envoyes a ses troupes, et que l'empereur est uu prince faible, capable dedonner une partie de cet argent a ses mattresses.
Sa grande envie serait de seculariser plusieurs biens ecclesiastiqiles ; je crains que cette envie trop gonnue ne revolte contre lui Wurlzbourg, directeur du cercle de Franconie
La tin de cette lettrc manque.
Ce lumli, a uoe heure apres minuit, 16 uovembrc 1744.
Le Prussien est entiereinent dans vos intertHs, monsieur, et il dit que les int^rfits eommuns seraient mieux menagess’ilsl'etaient par les deux (Veres*. Cette raison, jointe a ce que lout le inonde doit penser de vous, en acquiert bien de la force. Il ne s'agit plus que de trouver un exorde. au discours qu’il pourrait tenir. (Test stir quoi je voudrais avoir I’honneur de
Peut-£ire let d'Aryenson.
37fi LETTRES INED1TES
recevoir vos ordres. Je vous ai cherche trois fois de suilc. Aye/, la bontc dc donner une heure it votrc ancien attache V.