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1 ' jau.ier 1773.
Je nc vous fatigue pas de longues lettres, mais je vous demandc troischoses: premierement, d’avoir la bonlede faire rendre mon billet a M. le secretaire perpeluel; secondement, de vouloir bien me dire de qui est Alcidonis'; troisiemement, ou en est le proces de Dujonquay. Cela ne cohteque Irois mots; je vous les demande, et je vous cmbrasse de lout mon coeur.
17 mars 1773.
Mon cber ami, je crois, Dieu me pardonne, que je suis encore en vie;en cecas, je vous prie d’envoyer un exemplaire de mon petit factum a M. de La Harpe.
Je persiste a vous dire que M. de Morangies s’est bien mal conduit dans toute cette affaire, depuis le premier pas jusqu’au dernier ; et je serai bien 6tonn6 s'il ne succombe pas. Votre leltre de change sur luiest-elle considerable ?
Plusieurs personnes me mandent que mon m6moire les a convaiucus de l’innocence de M. de Morangies, et qu’il perdra son proces. Je crois avoir gagne le mien
1 Ou la Journte Laccdemomenne , tie l.omay de la Sau&saie, dramc eu Irois actes et en prose, qui vcnait d’etre represente it la (kunedic Iranqaise, *. r.
l)F. VOLTAIRE (1773).
contre l'avocat La Croix; mais je voudraisl’avoir perdu, et que M. de Morangies gagnat le sien.
A l’egard de i’edition des Lois de Minos , le maraud de Valade soutient toujours qu'il a imprint sa detestable rapsodie surl’edition de Geneve; etM. deSartine l’a cru, quoique l’edition de Geneve ne soil point encore achevee, etqu’elle soil absolument diflerente. Rienne reussit aux gens qui sont loin. V.
Voulez-vous bien avoir la bont6 de l’aire parvenir 1’incluse a son adresse ?
A Ferney, 0 avril 177.1.
L’oncle et la niece sont egalement peuetr^s, monsieur, de vos bontes; mais je crains qu'ils ne puissent pas en profiler sit6t. Vous savez probablement quel rendez-vous secret on a donne a l'oncle, et le temps de ce rendez-vous est encore un peu incertain. La sante de ce pauvre oncle n'est pas retablie; il s’en faut beaucoup.
II lui faudrait plus d’un jour pour se mettrc en etat de faire le voyage.
II y a encore une autre raison qui pourraitempdcher l’oncle et la niece de hasarder l'avenlure d’une loge grillee a une premiere representation. Yous savez combien le parterre de Lyon est tumultueux ces jours-la, et tout ce qui peut arriverde desagrcable. II me semble ' qu’il faudrait au moins attendre la seconde journee, suppose qu’il y en ail une; eufin il faut que les Lois de