‹ Voltaire à Ferney. Sa correspondance avec la duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et de notes histriques entièrement inédites recueillies et publiéesChapitre 91 sur 188 · AM · texte numérisé non relu

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A Watidsworlh , 1I/2S juillcl !7tS.

Monsieur,

J’ai requ votre obligeante lettre, et peu de jours apres madame la comlesse de la Lippe m’a remis la medaille dont Sa Mr.jeste a bien voulu m'honorer. Je la garderai toute ma vie bien precieusemeut , puis- (ju’elle me vienl d'une si grande reine et qu’elle represente la reine d'A ngleterre, laquelle, par ses vertus et ses grandes qualiles, fait aisement sougera la reine de Prusse.

Je vous supplie, monsieur, de von loir bien presenter ii Sa MajestA mes tres-humbles remerdmenls. Je suis honteux d’etre si pen digne de ses bontes. Je voudrais pouvoir un jour avoir 1’honneur de lui faire ma cour; il me semble que mes ouvrages en vaudraient mieux si j’avais de pareils modeles ii peindre.

Je prends la liberie, monsieur, de vous envoyer

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dans re pnquct que j’adresse a M. Oslemback, resident do Prusse a Londres, un excmplaire d’une des editions qu’on a faites a Londres de la Henriade. Elies sont toutes tres-incorrectes; jc vous demande pardon pour les fautes de l’imprimeur et pour celles de l’auleur. Je n’ai aueun excmplaire de la grande edition in-4°; sanscslaje neraanquerais pas d'avoir 1’honneur de vous l'envoyer.

Hien ne me flalle plus que votre approbation. La recompense la plus noble de mon travail est de tronver grace devant des reines commc la vfttre, et d'etre cstime de lecteurs comme vous; car en fait de goitl el de sciences, il ne faut point mettre de difference entre les tiles couronnees et les particuliers.

Je suis avec respect, monsieur, etc. Voltaire.

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