A M. DE MONCRIF
Cc vcudredi 1732.
La prineesse Eryphile 1 est si charmee do la bontc qu’a un prince de France2 do lui donner sa loge, qu’elle ne peut diflerer d'user de cette permission. Elle vous demande done cette loge pour aujourd’hui vendredi ou pour dimanche. Ayez la bonte, mon cher monsieur, de faire sur cela ce que vous jugerez convenable pour faire plaisir a quelqu’un qui vous en a tant fait.
Vous savez que ma malheureuse saute ne me permet pas de sortir les matins ; sans cela je vous apporterais sa requete et la mienne.
Je retjois dans ce moment votre leltre du 18.
Vraiment, je compte fort corriger cet enfant prodigue que madame Duchatclet nomme YOrphelin.
A l’egard des lettres. soit en prose, soit en vers, au prince de Prusse, souvenez-vous qu’elles ne sont que pour lui, et qu’il ue les faut montrer a aucun Fran- ?ais ni a aucun Prussien.
Adieu, mon cher ami. Flus vous m’6crivez, plus j’ai besoin de vos lettres.
1 Mademoiselle Dalicour, qui avait remplace Adrienne Lecouvrcur.
1 M. de Clermont.
LETTHIS INh'DITI S