‹ Voltaire à Ferney. Sa correspondance avec la duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et de notes histriques entièrement inédites recueillies et publiéesChapitre 94 sur 188 · At' MARQUIS D’ARGENS · texte numérisé non relu

At' MARQUIS D’ARGENS

A f.irey eu Champagiie, cc i* aotU 1736.

Auriez-vous vu, monsieur, un libelle diffamatoireque Rousseau a fait imprimer dans la Bibliotheqve franfaise? L'ouvrage est digue de lui; il est mauvais et plein de caloinnies: vous y files indignement trailfi. Ce monstre decrepit, qui n’a ni dents ni griffes, elierche encore par une vieille habitude a mordre et a derliircr. Voici unc petite crepinade ou roussade a que je vous envoie, c’est un coup de fouet pour faire rentrer dans son Iron ce vieux serpent. Si vous voulez, je vous enverrai la rfiponse a son libelle. Vous serez peutfitre bien aise de savoir que M. le due d’Aremberg lui a fait une reprimande publique, et l’a traitfi comme un laquais pour l’avoir osfi citer dans son libelle. M. d'Aremberg m’a ecrit pour desavouer l’insolence de son domestique.

S il y a quelque chose de nouveau, je vous supplie

1 V. OEttr. com pi., t. XIV ct XXXVIII.

tie vouloir bien me le maniler. Si je pouvais elre assez heureux pour vous tHre bon a quelque chose, je vous supplierais bien plus inslammenl encore dc m'ecrire.

Je suis avec bien de l’estime et de l’attachemen'. , monsieur, voire, elc. V.

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