A M. L'ABBÉ MOUSSINOT
Ce 11 février 173Ô*
Je vous prie, mon cher ami, de joindre aux soins que vous prenez pour moi avec tant d'amitié celui
1 Depuis Frédéric le Grand , à qui Voltaire avait recommandé Thitriot.
3U LETTRES INÉD1TKS
(récrire à M. Tanevot, premier commis des finances à Versailles. Mandez-lui, s'il vous plaît, que, comme vous voulez bien faire pour moi par amitié ce que vous faites pour votre Chapitre, vous vous souvenez que j'ai une pension dont vous n'avez depuis longtemps vu les ordonnances, et que vous n'avez pas oublié qu'il avait eu quelquefois la bonté de vous les envoyer. Je crois qu'il m'est dû deux ordonnances au moins. Au reste, parlez, mon cher ami, en votre nom; car quand on parle pour son ami, on demande justice, et si je parlais, j'aurais l'air de demander grâce.
Je me recommande à vos bontés pour les nouveaux Éléments, pour le temporel que j'attends des Villars, Richelieu, Rressay, d'Estaing, Gucbriant, comédie, voire même machine pneumatique. Je vous embrasse de tout mon cœur. V.