‹ Voltaire à Ferney; sa correspondance avec la Duchesse de Saxe-Gotha, suivie de lettres et notes historiques entièrement inéditesChapitre 66 sur 95 · A M. DAMILA VILLE · texte numérisé non relu

A M. DAMILA VILLE

31 mai 1705.

J'écrivis hier à mon cher frère, à son adresse, et je lui envoyai les réponses de M. Tronchin l. Je lai écrivis il y a quelques jours un petit billet par M. Héron, et un autre par M. d'Argental.

Il doit être instruit du juste sujet de mes inquiétudes ; il doit savoir qu'un gros paquet envoyé à M. Gaudet a été intercepté.

Il est à croire qu'une lettre, envoyée depuis sous le couvert de M. Gaudet,, a été interceptée encore. Dans cette lettre, on avertissait mon cher frère que des gens mal intentionnés avaient été alarmés de son commerce avec Genève ; qu'on avait ouvert ses lettres depuis plusdesix semaines. On donnait Tadressede M. Camp, banquier à Lyon. Mais comme il y a beaucoup d'apparence que si mon frère a reçu cette lettre, elle a été ouverte, et que si elle ne lui est pas parvenue, on ouvrira toutes les lettres adressées à M. Camp, il faudra prendre d'autres mesures. Je supplie donc mon cher frère de m'instruire de tout ce qui se passe, de me mander quelles lettres il a reçues de moi depuis plus de quinze jours, et d'adresser son paquet à mademoiselle Sainton, à Lyon. Il faudra, sous l'enveloppe de mademoiselle Sainton , écrire simplement à madame Racle à Genève. Les lettres qui arriveront pour madame Racle me seront rendues.

Mandez-moi donc, sous cette adresse, tout ce que

1 Une consultation. M. Damilaville était malade.

je

ÀfjH LETTRES INÉDITES #

vous avez sur le cœur ; et croyez que le mien est aussi pénétré de tendresse pour tous efue dé douleur.

U5. — A M. LE PROFESSEUR TRONCH1N.

3bjuâii7é*.

" Mon cher Esculape, voudriez tctas kéil àibit tt bouté de me faire renvoyer le voltttàe ôobtëâànt le &àiiti§erit èur la Compagnie de* Itides qiiè vbiis ftVèl prêté à M. de Labat? Je vous défais ttàrobligé;

Que dites- vous de ee fou de Jead^atqiieè; éjtii imprime que f* suù le pins violent et le plhs Adroit & M

perticutturÈ? Vit-on jamais plus absurde démettcé? Ce philosophe n'est pas plus guéri de s* folié t{Ué dé ses carnosités. Il cherche à faire la guerre; mais je tté mettrai fias mes troupes en canipagne contre lui.

Mon cher Esculape , quoi que tous eh dîêiëi i je baisse infiniment, mais je vous aime de même. Y.

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