‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvres (volume 2)Chapitre 107 sur 119 · Voyez ci-dessus u°^ 2403 et · texte numérisé non relu

Voyez ci-dessus u°^ 2403 et

3. Cf. \z Journal historique àz CoWé [éd. Bonhomme), t. III, pp. 192- 193.

du déchaînement soulevé par la publication de la brochure, aurait pu se trouver exposé aux plus graves dangers.

Quelques jours après (le ii avril), Voltaire, écrivant à M. Chardon, dit en parlant du Catéchumène : « Il faut, Monsieur, que je vous parle avec la plus grande confiance et très ouvertement, quoique par la poste. Je n'ai pas assurément la moindre part à la brochure au gros sel intitulée le Catéchumène. Il y a des choses assez joliment tournées; mais je serais fâché de l'avoir faite, soit pour le fond, soit pour la forme. Ce Catéchumène est tout étonné de voir un temple : il demande pourquoi ce temple a des portes, et pourquoi ces portes ont des serrures. D'où vient-il donc.' Quelle est la nation policée sur la terre qui n'ait pas de temple, et quel temple est sans portes? Je me flatte que vous ne me croirez pas capable d'une telle ineptie... » — Cf. Voltaire à de Chabanon, i6 avril 1768; à d'Alembert, 3i décembre 1769.

Enfin, le 6 avril 1773, Voltaire, qui avait fait réimprimer le Catéchumène dans le tome XP des Nouveaux Mélanges, écrit à d'Argental : « On a inséré dans ce recueil « infâme le Catéchumène, qui est, comme on le sait, d'un « académicien de Lyon. »

Et, en effet, dans les éditions encadrée et in-4", on lit à la première page du Catéchumène la note suivante : « On « est certain que cet ouvrage n'est pas de M. de V***; « mais de M. de B*** (Borde). On a la copie écrite de sa « main. » — Les éditeurs de Kehl n'ont pas réimprimé le Catéchumène dans l'édition de 1784-1785; et, d'autre part, cet écrit n'a pas été recueilli dans les Œuvres de Borde (éd. de Lyon, 1783, 4 vol. in-8"). — Ajoutons que l'édition princeps du Catéchumène n'est pas sortie des presses de Genève.

2410. Examen de la nouvelle histoire de Henri IV de M. de Bury, par m. le marquis de B***, lu dans une séance d'Académie, auquel on a joint une pièce analogue {Je Président de Thon justifié contre les accusations de M. de Bury^). Genève, Cl. Philibert, 1768, in-80 de 99 pp. (C. V. Beuchot, 1357.)

Une autre édition [Londres, 1769, in-S» de 76 pp., Bihl. I. Par Voliaire.

nat., Lb'i, 27 A) est un extrait du tome II de VEvangile du jour, et renferme des notes de Voltaire sur VExamen de la nouvelle histoire de Henri IV.

Lorsque cet Examen parut en 17Ô8, on s'empressa de tous côtés de l'attribuer au patriarche : les Mémoires secrets du 2g juillet le lui donnent positivement; Grimm, tout en développant les raisons pour lesquelles VExamen ne lui paraît point venir de Ferney, émet la supposition que Voltaire a voulu peut-être donner le change au public {Correspondance littéraire, éd. Tourneux, i5 juin 1768, t. VIII, pp. loi et 104); M™c Ju Deffand écrit à Horace Waipole qu'on « soupçonne, avec forte raison », Voltaire d'avoir composé cet ouvrage [l'i novembre 1768 : Correspondance complète de la marquise du Deffand, éd. de Lescure, I, 5 12); entin, Barbier nous apprend que Naigeon l'aîné « croyait « Voltaire auteur de cet Examen ». (Voyez les Supercheries littéraires dévoilées, de Quérard, éd. Daffis, I, 434.)

Ainsi que l'a fait remarquer l'éditeur des Mémoires sur Voltaire (t. I", p, 3o2, note 65), VExamen de l'histoire de Henri IV est un problème littéraire difficile à résoudre. A-t-il pour auteur le marquis de Belestat, comme le ditWagnière {Mémoires sur Voltaire, I, 284)? est-il sorti de la plume de La Beaumelie, comme le voulait Voltaire, et comme l'a soutenu depuis Quérard {la France littéraire, IV, pp. 329- 33o)? C'est ce qu'il n'est pas de notre sujet d'examiner ni de résoudre.

Tout ce que nous pouvons affirmer, c'est que VExamen n'a pas été écrit par Voltaire. Toute sa correspondance de l'année 17G8 n'est qu'un long réquisitoire contre cette brochure, où l'on avait critiqué avec la dernière rigueur V Abrégé chronologique du président Hénault. Désireux de détruire les soupçons mal fondés de M™^ du Deffand, et de se justifier, aux yeux de l'auteur de V Abrégé^ de l'imputation dont on l'avait chargé, Voltaire se livra aux recherches les plus patientes pour découvrir à qui devait être attribuée la paternité de VExamen^ dans lequel il n'était pas d'ailleurs luimême épargné (voyez ses lettres au président Hénault, i3 et 28 septembre, 17 et 3i octobre 1768; à Hennin, 25 septembre; au marquis de Belestat, i5 et 17 octobre lyfJS et 5 janvier 1769; à d'Argental, 19 octobre 1768; à l'abbé Audra, 14 novembre; au marquis de Villevieille, 19 novembre; à M""> du Deffand, 7 décembre 1768, 4 et 20 janvier 1769; à d'Alembert, i3 janvier 17G9; à Marin, 5 juillet 17Ô9; etc., etc.).

Nous avons dit dans notre tome 11°, p. 164, qu'il existe à

la Bibliothèque nationale (Réserve, Lb'>, 27) un exemplaire de VExamen, avec des notes de la main de Wagnicre et de Voltaire (cf. ibid., p. 432). Voltaire parle de cet exemplaire dans sa lettre au président Hénault, du 28 septembre 1768. Il se proposait, en outre, de publier une défense de Hénault contre l'Examen de la nouvelle histoire de Henri IV (voyez sa lettre au président Hénault, du 3r octobre 1768); mais il s'en tint aux notes qu'il fit insérer dans la réimpression de VExamen dont il a été question ci-dessus. Le passage où le président est pris à partie (p. 26) n'a donné lieu, dans l'imprimé, à aucune observation de la part de Voltaire.

D'après Quérard {la France littéraire, IV, 33o, et les Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, 1,434), La Beaumelle, à qui il était défendu d'écrire depuis son exil en Provence, avait prié le marquis de Belestat, son ami, de se laisser attribuer l'^A-i^j^eH; aussi Barbier, dans son Dictionnaire des ouvrages anonymes [éd. Daffis, II, 345), donne-t-il cet écrit à La Beaumelle plutôt qu'au marquis de Belestat; il semble résulter toutefois d'une lettre de Voltaire au marquis, en date du 5 janvier 1769, que celui-ci s'était déclaré l'auteur de VExamen : cf. Voltaire à d'Alembert, i3 janvier 1769 : « A propos du président Hénault, le marquis de Belestat « m'a écrit enfin qu'il était très fâché que j'eusse douté un mo- « ment que le portrait du président Hénault fût de lui ; qu'il « est très ressemblant; que tout le monde est de son avis, « et qu'il n'en démordra pas. »

241 1. Cri d'un hoxxéte homme qui se croit fondé, en droit naturel et divin, a répudier sa femme, pour représenter a la législation française les motifs de justice, tant ecclésiastique que civile, qui militeraient pour la dissolution du mariage dans certaines circonstances DONNÉES (par Philibert ). S. /. , 1768, in-12 de 80 pp. (C. V. Beuchot, 1656.)

Le rédacteur des Mémoires secrets, en rendant compte de cet ouvrage, le 12 mars 17*39, nous apprend qu'il fut composé « par le premier magistrat d'une ville de province du « second rang, qui, ayant eu le malheur de faire un mariage « mal assorti, après avoir épuisé tous les moyens de patience « et de conciliation, a été obligé de se séparer d'une Messa- « Une ».

Wagnière, dans son Examen des Mémoires de Bachau-

mont (Mémoires sur Voltaire, I, 294), dit que Voltaire a travaillé à ce plaidoyer en faveur du divorce, mais que « le « fond ou le canevas du mémoire lui avait été envoyé ».

2412. Lettre a M"'* sur Bélisaire. 1768, in-12.

On lit dans la Bibliographie Voltairienne de Qiiérard, n" 283 : « Nous avons attribué à Voltaire une Lettre à M"** « sur Bélisaire, 1768, in-12; mais cette Lettre ne se trouve « point dans le Voltaire de M. Beuchot, et dès lors on peut « la considérer comme n'étant pas de celui à qui elle est at- « tribuée ; à moins pourtant qu'en 17G8 elle n'ait été repro- « duite sous un autre titre. »

II s'agit très probablement, ainsi que nous l'avons dit dans notre tome II'^, p. 191, soit de la Lettre de Voltaire à M*** (Goger) du 27 juillet 1767, soit de la Défense de mon maître (voyez notre n° 1749)-

2413. Histoire abrégée des religioxs du iMoxde, ou l'Analyse DE l'Exxyclopédie DE V0LTAIRE. A Geiicve , chei Cramer, iiupriiueur de l'Encyclopédie, 1770, 2 parties ia-i2 de 2 ff. et 64 pp.; de i f. et 76 pp. (C. V. Bengcsco.)

L'Aveitissement de ce volume est ainsi conçu :

« L'empressement du public pour la nouvelle Encyclopé- « die que j'ai dessein de mettre au jour, et dont il y a un « volume d'imprimé sur le format de la collection in-S" de « mes Œuvres, m'engage d'y répondre par cet Abrégé des « religions du monde, pour qu'on prenne, dans ce seul vo- « lume, une idée générale de l'immense détail où je serai « obligé d'entrer dans cet ouvrage, que je fais continuer avec « toute l'activité que peut me permettre une si grande en- « treprise. J'ai eu d'autant plus de facilité à m'y déterminer « que mes secrétaires et mon imprimeur m'ont fait apercc- « voir avec raison que peut-être mon âge ne me permettrait « pas de remplir un objet aussi important. J'aurai du moins « la satisfaction de donner des marques de mon zèle. »

La plus grande partie de cette Histoire est empruntée à des ouvrages de Voltaire : c'est ainsi que les chapitres II, III, IV, sont extraits de l'ariicle Idole, idolâtre, idolâtrie, du Dictionnaire philosophique, et que, dans la seconde partie,

tout le chapitre Du Mahométisme est un abrégé du chapitre VI de VEssai sur les mœurs {De V Arabie et de Mahomet).

2414. Histoire CRiTiauE de Jésus-Christ, ou Analyse RAisoNNÉE DES ÉvAXGiLEs (par le baron d'Holbach).

Avec cette épigraphe :

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