‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvres (volume 2)Chapitre 106 sur 119 · oS. Le Calendrier rouTiauE, ou Prédictions véritables · texte numérisé non relu

oS. Le Calendrier rouTiauE, ou Prédictions véritables

POUR LES TEMPS ÉCOULÉS. I768, in-I2.

Attribué àVoltaire par Ersch [la France littéraire, III, 407), et par Quérard [Bibliogr. Volt., n° 554).

2409. Le Catéchumène. vS". /. n. d. (1768), in-S" de 34 pp. (C. V. Beuchot, 75 his et 141.) — Le Catéchumène, traduit DU chinois. Amsterdam, 1768, 111-8° de 41 (lisez

30) pp. (C. V. Beuchot, 142, et D-, 5296. Reserve.) — Le Voyageur catéchumène. Londres, 1768, in-12 (d'après Barbier, Dict. des oiivr. anonymes, éd. DafRs, IV, 1103). — L'Américain sensé par hasard en Europe, et fait CHRÉTIEN PAR COMPLAISANCE. Romc, imprimerie de Sa Sainletê (Paris?), 1769, in-S^ de 2 fF. et 28 pp. (C. V. Beuchot, 937, et D-, 14,338.) — Le Secret de l'Église

TRAHI, ou LE CaTÉCHUMÈNE, OUVRAGE PEU CONNU d'uN des plus GRANDS PHILOSOPHES DE NOS JOURS. 5, /. , aU III

de la République française, in-12 de 108 pp. (C. V. Beuchot, 1760.)

Une autre édition du Catéchumène, s. l. n. d., in-8° de 86 pp., est suivie des morceaux suivants :

i" Relation de la mort du chevalier de La Barre [Yf'p- 29-46);

2° Relation du bannissement des jésuites de la Chine (PP- 47-70);

3" Sermon prêché à Ddle le i"jour de l'an 1768 (pp. 71-86 : C. V. Beuchot, 3o3).

Le Catéchumène a été, en outre, réimprimé dans le tome XI" des Nouveaux Mélanges (1772), p. 175; — dans le tome 11'= des Pièces détachées attribuées à divers hommes célèbres (XXXIX^ de l'édition encadrée, p. io5); — dans le tome XXIX<' de l'édition in-4° (1777), p. 3 1. On ne le trouve point, comme l'affirme Barbier [Dict. des ouvrages anonymes, éd. Daffis, I, 536), dans l Évangile de la raison.

Dès le i5 février 1768, le rédacteur des Mémoires secrets parle du Catéchumène, et n'hésite pas à le donner à Voltaire : « De tous les scandaleux écrits qui ont paru jusqu'à « ce. jour, aucun ne mériterait plus l'anathème des sages « maîtres que celui qu'on vient d'imprimer sous le titre de « Catéchumène. L'auteur, qui se cache, y rassemble, en « 34 pages in-12 d'impression, sous une fiction ingénieuse, " tout le sel de la plus coupable plaisanterie... On ne « doute pas que cet ouvrage ne soit de M. de Voltaire. »

Grimm trouve, de son côté, que le Catéchumène « est un « des morceaux les plus forts qui aient été faits contre la « religion chrétienne... Il y a dans cette brochure de quoi « exercer le tact de ceux qui se piquent de se connaître en « manière et en style. Vient-elle de Ferney, n'en vient-elle « pas r Cela n'est pas aisé à décider en dernier ressort... Il

« y a des phrases et des traits que je croirais de M. de Vol- « taire, comme si je les lui avais vu écrire; il y en a d'autres, « mais en petit nombre, qui me paraissent tout à fait hors « de sa manière. En un mot, la brochure est-elle de M. de « Voltaire, n'en est-elle pas? Si l'on me disait oui, je n'en « serais pas fort étonné; si l'on me disait non, je demande- « rais qui pourrait l'avoir faite. » [Correspondance littéraire, éd. Touraeux, i'^'" janvier 1768, t. VIII, pp. i2-i3.)

Collé, dans son Journal et Mémoires (éd. Bonhomme, m, 192), assure que le Catéchumène est de Voltaire; enfin, La Harpe {Correspondance littéraire [t. XII des Œuvres complètes, éd. de 1820], p. loi), dit que cet écrit a été « revu et corrigé par le patriarche, et imprimé dans ses « Œuvres ».

Voltaire parle, pour la première fois, du Catéchumène, précisément dans une lettre adressée, le 4 avril 17G8, à Ch. Borde, qui est considéré aujourd'hui comme l'auteur de cette brochure : « U Histoire du .bannissement des jésuites de la Chine est une plaisanterie infernale de ce mathurin du Laurens, réfugié à Amsterdam, chez Marc Michel'. C'est un drôle qui a quelque esprit, un peu d'érudition, et qui rencontre quelquefois. Il est auteur de la Théologie portative et du Compère Mathieu- ; j'avais peine à croire qu'il eût fait le Catéchumène. Cet ouvrage me paraissait au-dessus de lui ; cependant, on assure qu'il en est l'auteur. Ce qu'il y a de triste en France, c'est que des Frérons m'accusent d'avoir part à ces infamies. Je ne connais ni du Laurens, ni aucun de ces associés que Marc Michel fait travailler à tant la feuille. Ils ont l'impudence de faire passer leurs scandaleuses brochures sous mon nom. J'ai vu le Catéchumène annoncé dans trois gazettes comme étant une de mes productions journalières. On ajoute que la reine en a demandé justice au roi, et que le roi m'a banni du royaume '. »

M. Louis Barbier fait remarquer que, si Borde avait été réellement l'auteur du Catéchumène, Voltaire aurait trouvé, dans cette lettre, quelque parole flatteuse pour son correspondant [Dict. des ouvr. anonymes, éd. Daffis, I, 536); mais c'eût été compromettre Borde lui-même, qui, en présence

1. La Relation du bannissement des jésuites, etc., est bien de Voltaire, qui l'avait fait paraître sous le nom de l'auteur du Compère Mathieu. (Voyez notre n" ijSS.)

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