‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvres (volume 2)Chapitre 109 sur 119 · DIVORCE, PAR M. DE V***, SUIVI DE SON UTILITÉ CIVILE ET · texte numérisé non relu

DIVORCE, PAR M. DE V***, SUIVI DE SON UTILITÉ CIVILE ET

POLITIQ.UE. Genève, 1770, in-S» de 115 pp. (C. V. Beuchot, 627.)

« Cette brochure ne contient aucun raisonnement ni aucune « citation qui ne se trouvent dans plusieurs ouvrages d'un « auteur nommé de Cerfvol. On doit donc la lui attribuer « malgré les lettres initiales qui décorent le frontispice. « Cerfvol a voulu faire croire que cette brochure était de « Voltaire; mais personne n'a été dupe de sa ruse.

« L'Utilité civile et politique du divorce n'est autre chose « que le Mémoire sur la population, dans lequel on indique « le moyen de la rétablir et de se procurer un corps mili- (( taire toujours subsistant et peuplant. LoH^re^ (Paris), 1768, « in-S", dont le frontispice a été refait. » (Quérard, les Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, III, 883.)

Sur le Parloir de l'abbaye de*** ,\oye,z la Correspondance de Grimm, éd. Tourneux, X, 41 ; i'^'" août 1772'.

2417. Essai sur la poésie lyri-comique, par Jérôme Carré

î. Sur diverses pièces imprimées en 1771 dans le Recueil Je toutes les pièces intéressantes publiées en France relativement aux troubles des parlements, avec des observations critiques et historiques, etc., Bruxelles, Flon, 2 vol. in-i2, voyez notre tome II, pp. 269-270. — Cf. Quérard, Bibliogr. Volt., no 3i5.

(Damiens de Gomicourtj. Amsterdam et Paris, Dclalain, 1770, in-8° de 180 pp.

« L'auteur anonyme, dit Grimm, en empruntant un des « noms facétieux employés par M, de Voltaire, vous avertit «< d'abord qu'il voudrait être aussi gai et aussi plaisant que « le patriarche; mais le caractère des emprunteurs, c'est de « n'avoir rien en propre... » [Correspondance littéraire , éd. Tourneux, IX, 270; i5 mars 1771.)

2418. Les Oreilles des bandits de Corinthe, avec uxe

LETTRE DE M. DE VOLTAIRE SUR LES COMÈTES. La Haye et

Paris, Valade, 1772, in-80 de 23 pp. ^C. V. Beuchot, 70 et 612.)

Les Mémoires secrets du 10 juillet 1772 attribuent ce pamphlet à Voltaire. Il n'y a du patriarche, dans cette brochure, que la lettre sur les comètes (à Clairaut) du 27 août 1759 (Mol., 3914). Cf. notre tome III, p. i3.

2419. Le Congrès politique, ou Entretiens libres des

PUISSANCES DE l'EuROPE SUR LE BAL GÉNÉRAL PROCHAIN.

Londres, Delormc, 1772, in-80 de 4 ff. , 11, 112 et 20 pp.

Sur cet ouvrage, qui a été faussement attribué à Voltaire, voyez Y Intermédiaire des chercheurs et curieux, année i865, pp. 33o et 4i3.

2420. Deux Sermons prêches a Toulouse devant MM. du Parlement et du Consul.\t, par le R. P. Apompée du Tropogones, capucin de la Champagne pouilleuse, 1772, in-i2.

Tel est le titre donné par Qu.éï2Lvd,Bibliogr. Volt., n''562. Voici celui que nous trouvons dans la Correspondance de Grimm (éd. Tourneux, X, 109; i5 novembre 1772) :

Sermons prêches à Toulouse, devant MM. du Parlement et du Capitoulat, par le R. P. Apompée de Tragopone, capucin de la Champagne pouilleuse. A Eleuthcropolis, che^ Jonas Freethinker, imprimeur et libraire, rue de l'Antimoine, entre le palais de la Raison et l'église de Notre-Dame des lumières,

BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES Syi

1771, volume in-i2 de 440 pages... «Les sermons, au nom- « bre de deux, ajoute Grimm, sont une satire contre l'into- « lérance. Le capucin, pour justifier la catastrophe de l'in- « fortuné Calas, parcourt tout l'Ancien et le Nouveau « Testament, et prouve que l'intolérance est de droit divin « et d'un usage très salutaire. Il y a beaucoup de notes et K beaucoup de traits heureux; les juges de Calas y sont ho- « norés comme ils le méritent. On trouve à la fin une demi- « douzaine de lettres qui renferment les détails de cette « affreuse aventure, et qu'on ne peut lire, même après dix « ans, sans frissonner d'horreur. »

2421. Lettre de M. l'abbé Pinzo au surnommé Clément XIV, SON ANCIEN camarade DE COLLÈGE, QUI l'a CONDAMNÉ A UNE PRISON PERPÉTUELLE, APRÈS LUI AVOIR FAIT DEMANDER PARDON d'aVOIR DIT LA VÉRITÉ. I772, ill-So

de 2 pages et demie d'impression'. — Réimprimée, en 1773, dans le tome IX^ de l'Évangile du jour.

Voici ce que dit Grimm, dans sa Correspondance littéraire du i5 septembre 1772, au sujet de cette Lettre :

« On a lu, il y a quelque temps, dans la Ga:{ette des Deux- Ponts, la mésaventure de M. l'abbé Pinzo, de Ravenne, qui, pour avoir parlé en public trop naïvement de plusieurs articles de foi et de discipline de l'Église romaine, a encouru les censures ecclésiastiques et a été condamné, par faveur spéciale de Sa Sainteté, à une prison perpétuelle. On trouve dans ladite Galette l'interrogatoire du naïf et sincère Pinzo, qui est très plaisant... On dit que M. l'abbé Pinzo a eu l'avantage de faire ses études avec Sa Sainteté... La mésaventure du pauvre Pinzo n'a pas dû échapper au vengeur de la veuve et de l'orphelin, le patriarche de Ferney. Il nous a envoyé à ce sujet une Lettre de M. l'abbé Pin:(o à Clément XIV. Dans cette Lettre j qui n'a que deux pages et demie d'impression, on suppose que M. l'abbé Pinzo a trouvé le moyen de s'échapper de sa prison et d'écrire à son ancien camarade, d'un lieu de sûreté... Dans cette Lettre, Pinzo apostrophe Sa Sainteté de toutes les ma-

I. Nous n'avons pao vu l'tjditioii princcfs de celte LcUrc; mais nous savons, par Grimm, qu'elle a deux pages et demie d'impression. Cette édition, de 1772, est aussi mentionnée dans un Catalogue des ouvrages de M. de Voltaire, ou qui lui sont attribués, joint à un exemplaire des Lois de Minos. (G. V. Beuchot, 535.)

« nières, tantôt très respectueusement, tantôt en la tutoyant, « tantôt très saint père, tantôt mon cher ami ou mon pauvre « GanganeUi.,. » (éd. Tourneux, X, Sg-ôo).

Le rédacteur des Mémoires secrets du 20 octobre 1772 considère aussi Voltaire comme l'auteur de cette Lettre :

« On ne sait qui peut l'avoir ulcéré contre Sa Sainteté, « mais on ne peut la maltraiter plus durement qu'il le « fait... »

Wagnière assure que la Lettre n'est pas de Voltaire [Mémoires sur Voltaire, I, SSg; ; et, de son côté, le patriarche a constamment désavoué cette facétie (voy;z ses lettres à Condorcet, i*'' septembre 1772; au cardinal de Bernis, 10 septembre'; à Hennin, i3 septembre). « Une telle lettre, écrit « Voltaire à Hennin, est l'abominable production d'un fou « furieux qui doit être enchaîné; c'est d'ailleurs une plate « imitation des Vous et des Tu. » Cf. Voltaire à d'AIembert, i3 novembre 1772 : « André GanganeUi a heureusement as- « sez d'esprit pour ne point croire que la Lettre de l'abbé « Pin^o soit de moi... On ne connaît point cet abbé à « Rome... »

2422. Relation de l'attentat commis contre la personne DU roi de Pologne, envoyée de Varsovie. — Extrait

DE LA réponse d'uN POLONAIS A UNE LETTRE INSÉRÉE DANS LE PREMIER TOME DU JoURNAL DE FRANCFORT, page II 3, CtC.

Ces deux morceaux, imprimés dans le tome XI des Nouveaux MÉLANGES (1772), pp. 82 et 93, ne sont pas de Voltaire : voyez ci-dessus, n° 2212, p. 234.

2423. Lettre d'un père a son fils faisant l'auteur et le

BEL ESPRIT A PaRIS, SUIVIE d'UNE LETTRE DE M. DE VOL- TAIRE. Castres, 1773, in-80 de 2 ff. et 19 pp. (C. V. Beuchot, 1458.)

Sur cette brochure, voyez notre tome III, p. 5o, n° 1948.

1. Voyez dans l'édition Moland, t. XLVIII, p. 167, une attestation signée Henmk, résident pour le roi, et relative à la Lettre de l'abbé Pinxo.

bibliographie de ses œuvres 373

2424. Extrait d'un ouvrage nouveau des Dictionnaires de CALOMNIES. Article 15.

On lit dans les Mémoires secrets du i5 octobre 1773 :

« M. de Voltaire, qui ne lâche pas aisément prise contre « quelqu'un auquel il en veut, à plus forte raison contre un « écrivain qui l'a aussi maltraité que l'a fait M. l'abbé Sait batier de Castres, vient de répandre une feuille sanglante « contre ce petit auteur. Elle a pour titre : Extrait d'un ou- « vrage nouveau des dictionnaires de calomnies, article i5.» — Ce morceau est bien de Voltaire : il a été réimprimé, de son vivant, dans ses Œuvres, sous le titre suivant : Des dictionnaires de calomnies. Voyez notre tome II, n° 1819.

2425. Lettre d'un théologien a l'auteur du Dictionnaire DES trois siècles. Berlin^ i774) in-80 de 91 pp.

Cette Lettre, qu'on avait attribuée à Voltaire, est de Condorcet (voyez la Correspondance de Grimm, éd. Tourneux, X, 474; août 1774). Cf. Voltaire à d'Argental, 17 auguste 1774 : « Pour comble de malheur, on m'impute cet écrit fu- « neste, dans lequel il est question de moi presque à chaque « page. L'ouvrage est d'un homme qui a sans doute autant « d'esprit que Pascal, et qui est aussi bon géomètre»; — à d'Alembert, même date, 27 auguste, 28 septembre; — à Voisenon, 20 auguste et 10 octobre; — à d'Argental, 5 septembre, 25 septembre; — au chevalier de Lisle, 2 octobre et 17 novembre; — à Richelieu, 17 octobre 1774; — à Condorcet, 20 auguste 1774 et 27 avril 1775.

2426. Lettre d'un fermier de Champagne a M. Necker.

Attribuée à Voltaire par les Mémoires secrets du 3o décembre 1774. — ■ Ce même recueil nous apprend, à la date du 14 avril 1776, qu'on avait mis sur le compte de Voltaire une Lettre d'un laboureur de Picardie à M. N*** [Necker) , auteur prohibitif à Paris [Paris, 1775, in-S"). Cette dernière Lettre est de Condorcet'.

I. Il résulte d'une lettre de Condorcet à Voltaire, en date du 12 août 1775, qu'on avait aussi attribué au patriarche le Bon Sens, ou Idées naturelles opposées aux idées surnaturelles (par d'Holbach, Londres, 1772) : « C'est, dit Condorcet, comme les écoliers à qui les colporteurs disent u que les turpitudes qu'ils leur apportent sont de vous, pour les vendre H un écu de plus. Jamais les gens censés, ou sensés, n'ont entendu

2427. Lettre de l'ixquisiteur de Goa a maître Dedelay d'Achères, inquisiteur du Chatelet de Paris, sur la sentence q.ui condamne au feu la philosophie de la NATURE. Goa, in-80 de 47, 8 et 16 pp. (C.V. Beuchot, 70.)

Trois Lettres; la deuxième est adressée à Charles Saillant (8 pp.); la Troisième Lettre de l'inquisiteur de Goa, rédigée sur les ménioires de son cocher, etc., a 16 pages.

Il est question de cette brochure dans la Correspondance secrète de Métra du 9 mars 1776 (t. II, p. 41 3). Métra l'attribue à Voltaire : elle est de Delisle de Sales (voyez Quérard , les Supercheries littéraires dévoilées, éd. DafEs, II, 340).

La Correspondance secrète dénature quelque peu le titre de cet écrit {Lettre du grand inquisiteur de Goa à celui de la Chine);Q\\t ajoute qu'il a été composé à l'occasion « de la « brûlure de la Diatribe aux économistes par arrêt du Parle- « ment » (voyez notre tome II, p. 309). Ce qui a donné naissance à cette Lettre, c'est plutôt, comme l'indique son titre même, la condamnation de la Philosophie de la nature (1770, 3 vol. in-12), condamnation qui est du 9 septembre 1775. — La Diatribe à l'auteur des Ephémérides avait été condamnée le 19 août précédent.

2428. Lettre d'un ami des hommes, ou Réponse a la diatribe DE M. de V*** contre le clergé de France, par l'auteur du Préservatif. Aux Deux-Ponts, de l'ifnpriinerie ducale, 1776, in-8° de 37 pp. (C. V. Beuchot, 1732.)

Cet écrit est du Père Ch. L. Richard ^

2429. Réflexions d'un citoyen catholique sur les lois de France relatives aux protestants (par Condorcetj, 1778, in-12 2.

u parler de ces imputations. On vous reprociie, au contraire, d'avoir u trop crié contre les athées... »

1. La Nouvelle Lettre à M'"-' de Montagne sur Shakespeare, dont il est question dans la Correspondance de Grimm, de décembre 1777, n'est autre que la Lettre de Voltaire à l'Académie française, placée en tête à' Irène (éd. Moland, t. VII, p. 32 5).

2. On trouve dans un Almanach littéraire de 1777 [Athènes et Paris. Ducliesne, in- 18), un Éloge historique du grand Corneille, par M. de Voltaire. Ce morceau n'est pas du patriarche.

BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES ^^b

Une édition en a été donnée sous le nom de Voltaire [Maêstricht, Dufour, 1778, in-8°; voyez le Dictionnaire des ouvrages anonymes de Barbier, éd. Daffis, IV, 122),

2430. Pièces fugitives des œuvres mêlées de M. de Voltaire (par G. -A. de Méhégan). La Haye, J. Néauhiic, 1779, in-i2 de 96 et 84 pp. (G. V. Beuchot, 65.)

Frontispice nouveau mis au volume intitulé : Pièces fugitives extraites des Œuvres mêlées de M**', La Haye, 1755, in- 12 (voyez Barbier, Dictionnaire des ouvrages anonymes, éd. Daffis, m, 746 et 890; cf. Quérard, les Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, III, 879). — Ce volume ne contient aucune pièce de Voltaire.

2431. Éloge de Voltaire, composé par Voltaire lui-même. Londres et Paris, DenionvUle, 1780, in-S° de 31 pp.

Cité par Quérard, les Supercheries littéraires dévoilées, III, 973.

2432. Lettres philosophiques sur saint Paul, sur sa doctrine POLITIOUE, morale ET RELIGIEUSE, ET SUR PLUSIEURS POINTS DE LA RELIGION CHRÉTIENNE, CONSIDÉRÉS POLITI- QUEMENT. Traduit de l'anglais par le philosophe de Ferney, et trouvées {sic) dans le portefeuille de m. V., SON ANCIEN secrétaire, LiiipHiué à Neuchâtel en Suisse, 1783, in-80 de 2 ft". et 156 pp.

Sur cet ouvrage, attribué à Brissot, voyez la Correspondance secrète de Métra, t. XV, p. 297, et les Mémoires secrets -ies 24 mars et 3 avril 1784. « Le livre des Lettres philosophiques sur saint Paul, lit-on dans ce dernier recueil, n'est pas, en effet, de Voltaire, mais n'en est pas indigne. L'auteur, qui est un Français, et un très bon Français, a eu ses raisons pour les mettre sur le compte du défunt, et même pour les prétendre tirées de l'anglais. Il s'est aussi librement donné carrière sur des maximes hardies, meilleures dans la bouciie d'un philosophe de Londres que dans celle de tout autre spéculateur... Ce livre est dans la manière ironique de Voltaire; il a sa gaieté, son sarcasme, mais plus de discussion et de raisonnement... C'est un des plus formidables ouvrages contre la religion... »

2433. Voltaire aux Français, sur leur Constitution (par J.-L. Laya). Paris, Maradan, 1790, in-80 de 61 pp. (C.V. Beuchot, 1408.)

« L'auteur de cette brochure, dit Quérard {les Supercheries « littéraires dévoilées, éd. Daffis, III, 974), nous paraît avoir « assez bien saisi le genre de celui dont il emprunte le nom, « pour la légèreté qu'il emploie dans une question aussi « grave et aussi importante... Nous nous contenterons seu- « lement de citer le passage où le secrétaire anonyme de « Voltaire expose l'égalité que la nature a mise entre les « hommes, et le besoin réciproque qui soutient cette éga- « lité : « Si tu veux être bien avec tout le monde, commence « à être bien avec toi-même. — Si tu as une coudée de plus « que ton frère, ou que tu aies un chapeau rouge, tandis « qu'il n'en a qu'un noir ou gris-blanc, ne dis pas à ton « frère que tu es au-dessus de lui; la main qui vous a « pétris tous deux vous a pétris de la même boue; ainsi, « sois humble comme ton origine. ■ — Si tu as faim, ne dis « pas à ton frère le cuisinier qu'il est un sot ou un fripon, « car il se fâchera et t'enverra coucher sans souper. — Ne « dis pas à ton frère le laboureur qu'il a de grosses mains « velues, car ce sont ces mains velues qui te nourrissent. » Barbier {Dict. des oiivr. anonymes, éd. Daffis, IV, io53) donne à cet écrit la date de 1789, et ajoute que l'auteur a signé.

2434. \''oltaire a m. le comte de Caylus... (Par Nicolas Châtelain, de RoUe, en Suisse.)

« Espèce de consultation sur l'ancienne Egypte, imprimée « pages 35 à 48 d'une brochure intitulée la Muselière, etc., « par l'auteur des Lettres de Livry, Genève, de l'imp. de « E. Y'&WtXïe.v ; Paris, Abr . Clierbulie:^, 1839, in-S» de 72 pp. « (Quérard, les Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, III, 975.)

Sur onze morceaux en prose, attribués à Voltaire, et distribués avec les tomes XLI et XLII de l'édition en 95 volumes, voyez ci-dessus, pages 179-180.

L'ouvrage intitulé le Dernier Volume des œuvres de Voltaire, Paris, Pion, 1862, in-8°, contient aussi quelques pièces qui ne sont point de notre auteur'.

I. Par exemple, la Seconde partie de Candide; des Lettres sur les arts, dont l'authenticité est sujette à caution; un Fragment sur le pouvoir

M. Victor Advielle, dans son Avant-Propos des Lettres et Poésies inédites de Voltaire [Paris, librairie des Bibliophiles, 1872), dit que Voltaire « avait composé, dans ses « dernières années, un Aliuanach du cultivateur, dont le « manuscrit n'a point encore été retrouvé >'. (P. 6, note i .) Cf. l'Intermédiaire des chercheurs et curieux de 1874, p. 1 13.

Il est bien question, dans la Correspondance littéraire de Grimm (éd. Tourneux, VI, 78; i5 septembre 1764), d'un Manuel du laboureur, volume in- 12 de près de 3oo pages, traduit de l'anglais; mais ce n'est assurément pas l'ouvrage dont veut parler M. Advielle. — D'autre part, nous savons que Grimm possédait dans sa bibliothèque un Calendrier des laboureurs ; et voici ce que dit, au sujet de ce livre, M. Tourneux (t. XVI de l'édition de la Correspondance de Grimm, p. 545) : « Le scribe du catalogue avait écrit à la « suite de ce titre : par V...; mais il a biffé ce mot et cette « lettre, comme s'il se fût aperçu, à l'instant même, d'une Il erreur. Or, M. Victor Advielle, dans une note de la pré- <. face des Lettres et Poésies inédites de Voltaire (Jouaust, « 1872, in-i6), dit : « On sait que, dans ses dernières années, « il avait composé un Calendrier du laboureur... > M. Ad- « vielle ne fait pas connaître sur quelle autorité repose son « assertion. Beuchot et Quérard, et, de nos jours, MM. Des- << noiresterres et Bengesco, gardent le silence sur ce travail. " M. Advielle n'a malheureusement point conservé la note « qui aurait pu justifier son dire. »

Citons enfin, parmi les Mélanges, les ouvrages suivants, dont nous avons trouvé l'indication, soit dans le recueil de Kayser, soit dans le Catalogue du British Muséum, et qui sont donnés comme étant de Voltaire :

1° Conservation (sic) secrète et Testament olographe, 4 august 1775, Augsbourg, in-4'' (Kayser, Index locupletissimus, VI, 107);

2° Relation du Paraguai sous la domination des jésuites

{Bâte), 1777, in-8° (British Muséum, '° ''^'^^} ;

3° Fragments pour servir à l'histoire de la guerre pré-

temporel (douteux); un morceau intitulé l'Académie bénédictine; enfin des Pensées philosophiques et littéraires, dont un grand nombre n'appartiennent pas à Voltaire. — Quant au Sottisier de Voltaire, dont il a été question sous notre n'^ 1891 (t. II, pp. 36i), rappelons que c'est un recueil de notes, de pensées, de sentences, empruntées à un grand nombre d'écrivains; que, par conséquent, on y trouve quantité de pièces qui ne sauraient être attribuées au patriarche.

sente en Amérique (Genève), ï'jyj, in -8" (British Mu-

io6i.a.2q, seum, — ; — );

4° Histoire de la maison et des États de Mecklembourg. Leipzig. GrafF, 1795, 2 vol. in-4°. (Kayser, VI, 107.)

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