V. Correspondance
2435. Lettre de Voltaire a l'Assemblée nationale. S. 1. n. d., in-8° de 7 pp. (Bibl. nat. Lb59, 5189.)
Datée de Sainte-Geneviève, ce 12 juillet 1791.
2436. Lettre philosophique morale et littéraire de Voltaire aux Français, publiée par E. B. D. M. Paris, Delaunay, 1818, in-8 de 54 pp. (BibL nat. Lia^/, 20,821 et C. V. Beuchot, 466.)
«Cette Lettre, dit l'éditeur dans son Avis..., est une « réponse courte, claire et précise, à tous les libelles ditfa- « matoires que l'on a répandus contre l'Hercule littéraire du « XVIIF siècle, depuis qu'on a commencé à réimprimer la <t collection de ses Œuvres. Les admirateurs de ce grand << homme, qui, comme le dit fort bien Chénier,
... Planait sur le siècle où brilla son génie,
pourront, s'ils le jugent à propos, réunir à ses Œuvres cette pièce qui renferme, avec une défense rapide, mais suffisante, quelques observations sur l'état actuel de la morale, du goût et de la littérature en France. Je n'y ai rien trouvé qui puisse alarmer ou choquer qui que ce soit, et encore moins l'autorité légitime, pour laquelle Voltaire recommande le respect et l'obéissance. »
2437. Lettres de Voltaire a M^e du Deffand au sujet
DU jeune de REBECaUE, DEVENU DEPUIS CÉLÈBRE SOUS LE
NOM DE Benjamin Constant. Paris et Genève, librairie Cherbuliez, 1837, in-8 de 28 pp. (Bibl. nat. Ln^;, 4801 et C. V. Beuchot, 481.)
Ces lettres, au nombre de quatre, ont été composées par Nicolas Châtelain, de Rolle, en Suisse.
Voici ce qu'on lit au sujet de cette brochure dans les Supercheries littéraires dévoilées de Quérard, éd. Daffis, III. 975 :
« Dans une pièce préliminaire, le prétendu éditeur dit « que ces Lettres furent laissées par M™*^ du Deffand à Horace « Walpole. « Il paraît, ajoute-t-il, que M. B. Constant a fait « l'acquisition des originaux qui le concernaient de M. Wal- '> pôle, qui ne voulut point céder les réponses de M™^ du « Deffand. Au reste, cette négociation explique pourquoi « celles que nous livrons au public ne se trouvent dans « aucune collection des Lettres de Voltaire. »
« Nous donnerons ici les réflexions dont le consciencieux « éditeur des Œuvres de Voltaire accompagna l'annonce de " ces Lettres dans sa Bibliographie de la France, année i838, « n« 1317.
« L'éditeur a fait tout son possible pour faire croire à i< leur authenticité. Après avoir fait semblant d'avoir eu lui- « même quelques doutes, parce que leur date (1774) ne pou- « vait s'accorder avec la Biographie universelle, où il dit » avoir lu que B. Constant était né en 1766 (la Biographie >< universelle, t. LXI, p. 3o5, dit 17G7, sans donner l'indica- « tion du jour), puisque B. Constant n'aurait eu que sept « ou huit ans quand il demanda des lettres de recomman- '< dation pour se présenter chez M^" du Deffand, l'éditeur '< dit que, s'étant adressé à la famille de B. Constant, deux « des membres de cette famille ont bien voulu nous assurer « que c'est la « Biographie » qui se trompe, et que M. B. Con- « stant était né en 1759. Pour dissiper tout soupçon, l'édi- « teur annonce que ceux qui désireraient vérifier trouveront « les originaux che^ M. Chevillard père, notaire, rue du « Bac, n° i5.
« L'envoi qu'on m'a fait d'un exemplaire est daté de « Morgcs, en Suisse, i''"' août 1S37.
« J'étais tenté d'aller à Morges faire mes remerciements à « l'éditeur anonyme; mais, avant de faire ce voyage, je suis '( allé à l'adresse où l'on disait qu'étaient les originaux. Or, « non seulement il n'y a point à Paris de notaire du nom « de Chevillard, mais encore la maison rue du Bac, n" i5, « a son entrée sur la rue de Verneuil, et il n'y demeure pas " de notaire.
« Enfin, je me suis procuré l'extrait de baptême de notre " grand publiciste, et j'y ai vu que Benjamin-Henri Con- ■• stant, né le 25 octobre 1767, avait été baptisé le 11 no- « vembre, le lendemain de la mort de sa mère.
« Je laisse le lecteur tirer les conclusions. »
Dans l'exemplaire de la collection Beuchot, l'envoi de l'auteur est signé : N. C.
38e VOLTAIRE
2438. Une Lettre de Voltaire au comte d'Argental, par Edgar Courtois. Paris, librairie des Bibliophiles, 1878, in-32 de 37 pp. (Tiré à petit nombre.)
Cette Lettre avait paru dans laVie parisienne du 25 mai 1878.
Les lettres publiées sous le nom de Voltaire dans les Mémoires secrets et inédits de Mme du Barry [Paris, i83g, 6 vol., et 1842, 5 vol. in-8°) sont, dit Quérard {les Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, III, 976), tout aussi apocryphes que ces Mémoires, fabriqués par M. de Lamothe- Langon.
Une note manuscrite de Beuchot (C, V. Beuchot, 481) désigne comme apocryphes les lettres suivantes : Voltaire au contrôleur général (dans le Corsaire du 9 février 1843); — le duc d'Aiguillon à Voltaire, et Voltaire au duc d'Aiguillon (dans le Droit du 20 octobre 1844).
Voyez encore une lettre apocryphe de Voltaire à Le Suire, dans l'édition Moland, t. IX de la Correspondance, p. 671, et, dans le tome V des Nouveaux Mélanges (1768), une lettre à M. de B***, que notre auteur a plusieurs fois désavouée, notamment dans sa lettre à Lacombe, du 9 juillet 176g. Cf. notre tome III, p. 591.
TABLE DES MATIERES