Voltaire à Cirey, pp
3. Voici ce que dit l'Avertissement sur le premier volume : « Nous « avons eu soin de rassembler dans cette édition tout ce qui est sûre- « ment de M. de Voltaire, et nous n'avons omis que ce qui ne lui ap- « partient point; mais nous avons dû laisser la Préface judicieuse de « la Henriade de l'édition de 1737 et de celle de 1740. Elle est de « M. Linant, connu par deux prix qu'il a remportés à l'Académie fran- « çaise.
« Voici les variantes de la Henriade que nous avons tirées de la ma- « gnifique édition de Gandouin.
« Nous y avons ajouté quelques autres morceaux de prose qui ne se <( trouvent pas dans les autres éditions de VEssai sur la poésie épique. »
321 pp., I p. non chiff. pour la table de VEssai sur la poésie épique, et 4 pp. non chifl'. pour VErrata du F'' volume. Portrait de Voltaire, gravé par Fessard, d'après Largillière ; I frontispice et 10 figg. non signées.
T. Il, I f. de titre et 296 pp.; 3 figg. Il y a eu réimpression à partir de la page 285. On a imprimé à la suite de Brutus la Lettre sur les inconvénients attachés à la littérature (pp. 2SG-293). VErrata du second volume occupe les pages 294-29G.
T. III, I f. de titre, 314 pp., et 2 pp. non chiff. pour VErrata du tome III; 4 figg.
T. IV, I f. de titre, 281") pp. (292) et 2 ff. non chiff. pour la table et VErrata du tome IV; i tig. La pagination de ce volume est défectueuse. — Il y a eu réimpression à partir de la page 2(S3. Les Remarques sur les Pensées de Pascal sont augmentées de seize Remarques nouvelles, dont huit numérotées LVIII-LXV, et huit Remarques avec un numérotage particulier (I-VIII).
T. V, I f. de titre, x et 232 pp.
II y a eu réimpression à partir de la page 199. A la place de VOde sur la superstition, de la Lettre à M. de la Faye, du Fragment de roman trouvé dans les papiers de Voltaire, on a imprimé les morceaux suivants :
1° Remarques sur l'histoire, pp. 199-204.
2° Du Fanatisme, pp. 205-207.
3" Du Déisme, pp. 208-210.
40 Sur les contradictions de ce monde, pp. 210-214.
50 De ce qu'on ne fait pas et de ce qu'on pourrait faire, pp. 215-217.
60 A Mgr le Prince royal de Prusse. De l'usage de la science dans les princes, pp. 218-222.
7" Réponse à une lettre dont le roi de Prusse honora l'auteur à son avènement à la couronne, pp. 223-225.
8» Épitre à un ministre d'Etat, pp. 22^-230.
90 Ode au roi de Prusse sur son avènement au trône, pp. 23o-233.
10" Fragment d'une lettre sur un usage très utile établi en Hollande, pp. 233-235.
11° Lettre de M. Melon, etc., pp. 235-236. (Les n»» 10 et 1 1 sont aussi dans le tome IV de la même édition, in fine.)
12° Ce que c'est que la vertu; discours en vers, pp. 236-
i3° Lettre à M. de Gervasi, pp. 243-247.
14" ^1/ camp devant Philipsbourg, pp. 247-248.
i5° Lettre à M^ de Gondrin, pp. 248-250.
Errata du V tome, pp. 25o-252.
U Avertissement placé en tête du tome V (et suivi de la lettre de Voltaire à lord Harvey, sur son Essai du siècle de Louis XIV), est conçu dans les termes suivants :
« Ce cinquième volume contient les pièces curieuses de « notre auteur. On en trouvera beaucoup qui n'avaient jamais « été imprimées dans ses Œuvres, comme la Lettre à milord « Harvey. Nous avons aussi recouvré une Épitre sur la « vertu % plusieurs Épitres au roi de Prusse, et quelques « chapitres de prose où il se trouve des choses très intéres- « santés. On nous a assuré depuis peu qu'une lettre à feu « M. de la Faye, qu'on a toujours insérée dans les Œuvres « de M. de Voltaire, n'est point de lui, mais de M. de Ge- « nonville^. Nous avons appris aussi que les Épitres à « M. l'abbé Rothelinet à M. l'abbé de [sic] Resnel, qu'on a « insérées dans quelques éditions, sont de M. de Forment, « homme de lettres de Rouen. Nous pouvons assurer que « toutes les pièces qui composent ce recueil sont de M. de « Voltaire. Nous y avons apporté la plus grande exacti- « tude. »
La date de la publication de cette édition, — qui n'est, comme nous l'avons dit, que l'édition de 1741-1742 avec quelques légers changements et de nouveaux frontispices, — nous est donnée par cet avis inséré dans le Mercure d'avril 1743, p. 721 : « Il paraît depuis peu une édition in-i6 des « ouvrages de M. de Voltaire : elle est de Genève; c'est la <c plus complète de toutes celles qui ont paru jusqu'à pré- « sent; il serait à souhaiter qu'elle fût plus correcte. » D'autre part, nous savons, par une note de police en date du 5 mai 1743, que la vente « du Voltaire » pour lequel Didot et Barrois avaient été conduits au For-FÉvêque en décembre 1742, n'avait pas été interrompue, et que « la « veuve Sansoni, librairesse, demeurant à côté de la porte de « Didot », en débitait des exemplaires. Didot, qui très vraisemblablement avait fait cartonner une partie de cette édition de 1741-1742, pour pouvoir, en cas de nouvelles tracasse-