COXSIDÉRABLEMEKT AUGMENTÉE. ENRICHIE DE FIGURES EN
taille-douce, s. h [Paris, Lambert , 1751 '.11 volumes pet. in-80. (Bibl. nat. Z, 2284 L et C. V. Beuchot, 13.) Titre rouge et noir.
I frontispice et 26 figures d'Eisen, gravées par Noël Le Mire, Tardieu, Aveline, Chenu, Aliamet, Sornique, Baquoy, Le Grand, Menil, Beauvais, Maisonneuve, Pelletier, Surugue le fils et Pasquier.
T. I, 4 ff. non chiff. {pour le faux-titre, le titre clVAveyiissement du libraire], xlv, i f. non chifF. , 294 pp. et i p. non chiff. pour la Table. La Henriade.
T. II, 2 ff. l'pour le faux-titre et le titre", 355 sic) pp. et 3 pp. non chiff. pour la Table. Pagination très défectueuse.
— Essai sur la poésie épique. — Lettres sur les inconvénients attachés à la littérature. — • Fragment d'une lettre sur la corruption du style. — Discours de M. de Voltaire à sa réception à l' Académie française. — Éloge funèbre des officiers qui sont morts dans la guerre de 1741. — Des embellissements de Paris. — Essai sur le siècle de Louis XIV.
— Lettre de M. de Voltaire sur son Essai du siècle de Louis XIV à milord Harvey. — Anecdotes sur Louis XIV.
— Panégyi ique de Louis XV
i. L'auteur des Recherches sur les ouvrages de Voltaire cite une édition de lySi, 10 vol. in-12, avec le nom de Londres (d'après les catalogues de l'abbé de Chauvelin [1770], n° 639, et celui de M. de Pont-Carré, n» 1735, où l'ouvrage est annoncé sans nom de ville). — Peut-être s'agit-il de quelque contrefaçon de l'édition s. l , tn 11 volumes.
T. III, 2 ff". (pour le faux-titre et le titre) et 320 pp. Pagination défectueuse. — Lettres. — Lettres en vers. — Discours en vers. — Odes [et stances). — Poésies diverses. — Le Temple du Goût. — Le Poème de Fontcnoy.
T. IV, 2 fl". (pour le faux-titre et le titre) et 350 pp. Œdipe, pp. i-U)6; MariavDte, pp. lo-j-iq'} ; Briitits, pp. io3- ■310; L'Indiscret, pp. 311-350. 4 tigg.
T. \', 2 û'. ^pour le faux-titre e-^ le titre) et 408 pp. Zayre, pp. 1-124; Al^ire, pp. 125-224; La Mort de César, pp. 225- 2(/); L'Enfant prodigue, pp. 297-408. 4 figg.
T. \\, 2 ff. (pour le faux-titre et le titre) et 363 pp. Métope, pp. i-iiç)\ Le Fanatisme, ou Mahomet le prophète,
pp. 121-258; Nanine, pp. 25g-3(J3. 3 figg.
T. VII, 2 fl". (pour le faux- titre et le titre), xxxi et 280 pp. Se'miramis, pp. 1-88; Oreste, pp. 89-194; Samson, pp. igb- 239; Pandore, pp. 241-280; La Prude, ou la Gardeuse de cassette, 120 pp. (i à 120. Pagination séparée). 5 tigg.
T. VIII, 2 fl'. pour le faux-titre et le titre), 280 pp. sic] et 2 pp. non chifl". pour la Table. Pagination défectueuse. Conseils à un journaliste. — Discours sur les mensonges imprimes. — Zadig, ou la Destinée. — Memnon- — Babouc. — Dialogues. — Sur ce VllI*^ volume, voyez une lettre de Desforges-Maillard à Voltaire, dans le Mercure de septembre 1752, pp. 9 à 33.
T. IX, 2 tV. (pour le faux-titre et le titre), xxiv et 38o pp. Histoire de Charles XIL
T. X, 2 ft'. (pour le faux-titre et le titre) et 3 18 pp. Planches gravées. Éléments de la physique de Newton.
T. XI, 2 If. (pour le faux-titre et le titre), 3i9 [sic] pp. et 3 pp. non chifF. pour la Table. Pagination défectueuse. Mélanges de littérature et de philosophie. Remarques sur les Pensées de Pascal. Fragment d'une lettre sur un usage très utile établi en Hollande.
« On a vu, dit le libraire dans son Avertissement, de bons '< ouvrages piquer médiocrement la curiosité, et dont une « édition ou deux ont terminé le succès. On en a vu de fort
" médiocres, imprimés, relus, et redemandés, mais dont on « rougirait aujourd'iiui de se souvenir. Les premiers man- « quaient apparemment de ces grâces qui empêclient certains « écrits de vieillir, en leur conservant, si j'ose le dire, une " sorte de fieur inaltérable qui nous les rend toujours nou- « veaux.
« Ce rare caractère est celui des ouvrages que je viens « de réimprimer. Il me siérait mal sans doute de m'engager « dans un éloge que le goût constant du public fait beau- « coup mieux que je ne pourrai le faire. Le seul nom de « l'auteur prévient les suffrages et porte avec soi toutes ses '< recommandations.
« Il est peut-être moins nécessaire encore de s'arrêter à « justifier le projet de cette nouvelle édition. Outre qu'elle « est ornée de gravures en taille-douce faites avec beaucoup << de soin, elle est sans contredit en même temps la plus « commode pour le format, la moins fautive et la plus « ample qu'il y ait eu jusqu'à présent.
« On n'a pas cru que le concours d'une édition faite en « province, qui se débite depuis un mois', dût empêcher « de donner celle-ci, qui contient plusieurs pièces de plus, » et dans laquelle on trouvera des augmentations et des ■< corrections considérables répandues dans la plus grande •' partie des ouvrages qui la composent, et même dans la n Henri a de.
Le Mercure annonce l'édition de 1751 en mai (pp. 122 et 123). Dès le 20 mars, Voltaire écrivait à M™*' Denis : » En- '< voyez-moi, ma chère enfant, cette édition de Paris, sitôt « qu'elle sera achevée : pour celle de Rouen (l'édition de " lySos je ne veux pas seulement en entendre parler. Voilà " trop de bâtards, je voudrais déshériter toute cette famille- ■< là=. » Le i3 avril 1732, Voltaire, en envoyante un membre de l'Académie de Berlin l'édition de 175 i, s'exprimait ainsi : " Je vous envoie un exemplaire de l'édition que l'on a faite " à Paris de mes Œuvres bonnes ou mauvaises. C'est de « toutes la plus passable; il y a pourtant bien des fautes. « L'ne des plus grandes est d'y avoir inséré quatre chapitres « du5/èc/c' de Louis XIV, qui est imprimé aujourd'hui sé- « parement. C'est un double emploi, et il est bien vrai, sur- •< tout en fait de livres, qu'il ne faut pas multiplier les êtres « sans nécessité >. »