‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvres (volume 2)Chapitre 36 sur 119 · Les tomes I, III, XVII et XVIII ont deux parties · texte numérisé non relu

Les tomes I, III, XVII et XVIII ont deux parties

contenues dans les Œuvres de M. de Voltaire^ et 324 pp. La Henriade. — Essai sur la poésie épique. Portrait de Voltaire, i frontispice et 10 figg. pour la Henriade.

T. I, seconde partie, i f. de titre et 42S pp., paginées 325-752. Variantes de la Henriade. — Lettre de M. de Voltaire à M. de*** sur sa persécution (M. i562). ■ — Apologie de M. de Voltaire adressée à lui-même (par Desfontaines; cette Apologie a été aussi attribuée à l'auteur de la comédie du Nouveau Monde, l'abbé Pellegrin). — Examen des ouvrages de M. de Voltaire, par le marquis d'Argens (tiré de ses Réflexions historiques et critiques sur le goût, etc.). — Pièces Jugitiv es de M. de Voltaire^ — Lettre de M. de Voltaire à M. Laroque (3o juin lySr; voyez notre tome III, p. 241). — Lettres de Voltaire aux auteurs du Nouvelliste du Parnasse, à l'abbé Dubos, à M. Seguy, au P. de La Tour. — Ode sur le vœu de Louis XUI, suivie du poème de l'abbé du Jarry. — Le Vrai Dieu, ode de Voltaire. — Fragments d'Artémire. — Harangue de M. de Voltaire, prononcée par un acteur, après la mort de M^'-' Le Couvreur, le jour de la clôture du théâtre (voy. notre tome II, n° i556). — Le Tombeau d'Iris, par M. de Voltaire (apocryphe). — Réponse de M. N*** à la lettre de M. de Voltaire écrite à M. le baron de Brcteuil (extraite du Mercure de février 1724). — Lettre sur la Henriade (extraite du Mercure de décembre 1731), etc..

T. II, I f. de titre et 400 pp. Œdipe. — Mariamne. — Brutus. — Critique de l'Œdipe, (par Legrand). 3 tigg. (d'après celles du 1/38).

T. III, première partie. (Ce tome manque dans l'exemplaire de la collection Beuchot. Nous savons, par la Table du tome F'", qu'il contient Zayre, Al^irc, la Mort de César et Mérope (figg. ?).

T. m, seconde partie, i f. de titre, 200 pp., plus 56 pp. (i à 5G pour Samson) et 128 pp. (i à 128 pour Mahomet; i fig. pour Mahomet.) — Épitre de l'auteur en arrivant dans sa terre, près du lac de Genève, — La Vie de Paris et de Versailles. — Les Vous et les Tu. — Ode sur l'ingratitude. — Poèmes sur le désastre de Lisbonne et sur la loi naturelle. — Epitre au prince Eugène — Imitation de l'ode

I. Cette édition contient un nombre considérable de pièces fugitives de Voltaire, ou qui lui sont adressées. Il nous est impossible de les énumérer toutes. Nous ne citerons, dans chaque volume, que les morceaux ayant quelque importance ou présentant quelque intérêt.

du P. Lejay. — Vl7-s à M. de Voltaire, par M. F... (Formont) de Rouen, et Réponse de Voltaire. — Sentiments d'un spectateur, avec des lettres apologétiques et critiques sur la tragédie de Mahomet (par l'abbé Cahagne). — Lettre écrite à M. le comte de *** au sujet de Mahomet (attribuée au même, ou à Monet). — Lettre d'un comédien de Lille sur la tragédie de Mahomet. — Samson. — Mahomet.

T. IV, I f. de titre et 358 pp. — Le Temple du Goût. — Ode sur la superstition. — Epitres et lettres en vers et en prose. — Le Mondain. — Défense du Mondain. — Le Temple de l'Amitié. — Mélanges de littérature et de philosophie [Lettres philosophiques). — Sur les Pensées de M. Pascal.

J> T. V, I f. de titre, x et 422 pp. — Lettre (à milord Harvey) et Essai sur le siècle de Louis XIV. — Lettre sur l'esprit. — Lettre à M. Nordberg. — Discours en vers sur l'homme. — Ode à MM. de l'Académie des sciences. — L'Anti-Giton. — Lettres familières. — Remarques sur l'histoire. — Epîtres diverses. — Lettres galantes à MH^ Dunoyer. — Nouvelle, fragment de M. de V*** (apocryphe).

— Apothéose de M'<^ Le Couvreur [id.). — La Crépinade.

— Ode sur les conquêtes de Louis XV (apocryphe). — Ode à la reine de Hongrie. — Discours en vers sur les événements de Vannée 1744, etc..

,.> T. VI, I f. de titre et 455 pp. — Lettre sur les inconvénients attachés à la littérature. — Conseils à un journaliste.

— Lettres diverses. — Copies coUationnées de toutes les pièces qu'on a pu recouvrer concernant la Voltairomanie. — Le Poème de Fontenoy (avec pians gravés et G jolies figures ajoutées). — La Voltairomanie.

T. VII, I f. de titre, xlij et 404 pp. (portrait de Charles XII, gravé par Scotin l'aîné). Histoire de Charles XH.

T. \'I[I, I f. de titre et 42? pp. Éléments de la philosophie de Newton (planches gravées).

T. IX, 2 tT. de titre et i36 pp. pour l'Enfant prodigue (fig.); 60 pp. (pag. 3 à 62) pour Vlndiscrct (fig.); xii et 1G8 pp. pour la Princesse de Navarre et le Temple de la Gloire (2 figg., l'une de Baudouin, l'autre non signée).

T. X, I f. de titre et 328 pp. pour Sémiramis (fig.);

BIBI.IOGRAPHIliDESESŒUVRES 71

Oreste (fig.)' et Samson (2 rtgg. non signées); plus i5G pp. pour Nanhie et Pandore (2 lîgg. de de Sève, grav. par Gobin).

T. XI, I f. de titre et 48 pp. pour Micromégas ; 4 pp. non chifF. et 352 pp. pour Zadig, la Prude (i fig. non signée) et Rome sauvée.

T. XII, I f. de titre et 432 pp. Etrennes à feu Mgi' le Dauphin. — Le Loup moraliste. — Réflexions de M. de la Roque, auteur du Mercure du mois d'avril ij36, sui' une brochure portant pour titre : M. de Voltaire traite comme il le mérite. — Epitre à M. de Voltaire, par M. de Nesle.

— Ode de M. Linant à M. de Voltaire sur le succès d'Al:[ire.

— Lettre à M. l'abbé Philippe au sujet des tragédies de M. de Voltaire (par Baculard d'Arnaud). — Odes à M. de Voltaire (extraites du Alercure d'août et d'octobre lySô). — Épitre à M. de Voltaire sur les Eléments de la philosophie de Newton, par M. de C*** (Cideville). — Autres épîtres et odes adressées à Voltaire. — Lettre de M. d'Arnaud sur les ouvrages de M. de Voltaire (avec deux épîtres en vers, de 1735 et lySô). — Stances irrégulières (attribuées à Voltaire; apocryphes). — Lettre de M. de Voltaire aux auteurs de la Bibliothèque française. — Examen de Mérope (extrait du Mercure de mars 1744). — Epitre du chevalier de Lauris à M. de Voltaire (extrait du Mercure de février 1746). — Séance publique de l'Académie française pour la réception de M. de Voltaire. — Epitre à M. de Voltaire sur sa réception à VAcadcinie (extrait du Mercure de juin 1746). — Sur la tragédie d'Al^ire [tyilv&h de la Bibliothèque

française, t. XII). — Essai de M. de Voltaire sur le feu (extrait des Observations sur les écrits modernes, t. XVIII). Examen de la philosophie de Newton, par M. de Voltaire (extrait des mêmes Observations, t. XIX). — Epitre à la duchesse du Maine. — Prologue récité sur le théâtre de Sceaux. — ■ La naissance de Clinquant et de sa fille Mérope. — Adieux de AL de Voltaire aux Muses (apocryphes); etc..

T. XIII, I f. de titre et 72 pp. pour VEssai sur les guerres civiles de France; 96 pp. (i à 96) pour la Vie de Molière (portrait de Voltaire, gravé par Scotin l'aîné); 108 pp. pour la Vie de M. J -B. Rousseau ['porw^li de Rousseau, gravé par le même : cette Vie de Rousseau n'est pas

I. Les figures pour Scmiramis et Orcstc, par de Sève, sont impayées par Gobin.

de^ Voltaire ; voyez notre tome II, n" i566); 80 pp. pour VEpitre impie à Uranie et trois autres épitres , avec le poème de la Religion défendue et l'ode à M. *** contre l'Épitre impie.

T. XIV, I f. de titre, lxlv et 480 pp. L' Anti-Machiavel. (Réimpression intéressante, avec un Mémoire sur la vie et les ouvrages de Machiavel, une Épitre de Machiavel à Laurent de Médicis, la Préface d'Ameiot de la Houssaye, et divers écrits concernant l'Anti- Machiavel.)

T. XV et XVI (xxiv et 22S pp. ; — i f. de titre, xii et 246 pp.). Histoire de l'empire de Russie.

T. XVII, première partie, i f. de titre et ?6o pp. Mélanges d'histoire et de littérature {27 chapitres). — Dialogues. — Des Mensonges imprimés. — Examen du Testament politique du cardinal Alberoni. — Le Monde comme il va. — Memnon, ou la Sagesse humaine. — Songe de Platon. — Histoire des voyages de Scarmentado. — Diatribe du docteur Akakia. — Panégyrique de Louis XV. — Chapitres XXVIII à xxxii des Mélanges d'histoire et de littérature.

T. XVII, deuxième partie, i f. de titre et 355 pp. (pag. 3bi à 71 5). Chapitres xxxiii à lxiv des Mélanges de littérature et de philosophie. — Lettres diverses. — Lettres écrites en 171g (sur Œdipe). — Lettres de Voltaire à Desfontaines sur la Mort de César ; à La Roque sur Zayre ; à l'abbé Prévost sur les Eléments de la philosophie de Newton, etc.. — Remcrcimeiit sincère à un homme charitable. — Lettres à Brossette. — Pièces fugitives. — Pri>icipales 1/ variait tes du Temple du Goût et de plusieurs pièces fugitives. — Olympic, suivie de Remarques historiques.

T. X\'ill, première partie, i f. de titre et 38ij pp. Le Duc de Eoix. — L'Orphtlin de la Chine. — La Femme qui a raison. — Le Café, ou l'Ecossaise. — Tancrède. — Zu- /nnr. (I.Vxemplaire de la collection Beuchot est sans figures.)

T. X\'lll, seconde partie, i f. de titre, 362 pp. (pag. 387- 748; et I p. non chifit'. Sourate. — ■ Précis de l'Ecclésiasie. ■ — Le Cantique des cantiques. — Od: sur la moit de la ^ viargravj de Baircuth. — Le Pauvre Diable. — La Vanité. — Le Russe a Paris. — Candide. — Le Di oit du Seigneur.

Ainsi qu'on peut le \oir par cette longue énumération des principales matières contenues dans les dix-huit volumes de l'édition de 1764, cette édition est la plus confuse,

mais en même temps la plus curieuse peut-être, de toutes celles qui ont été données du vivant de l'auteur. Les éditeurs y ont réuni non seulement les ouvrages de Voltaire, mais encore nombre de morceaux relatifs à ses écrits, à sa personne, à ses querelles littéraires, etc., sans parler des pièces désavouées par \'oitaire et de celles qui ne sont pas de lui. « II y a dans cette édition, dit Beuchot, des ouvra- « ges de Voltaire que je n'ai encore vus que là, tels que la « Vie de M. J.-B. Rousseau » — (cet écrit n'est pas de l'auteur de Candide : voyez ci-dessus, page 71 et notre tome 11, n° i56b); — « les épîtres au duc d'Aremberg et à Cidcville, « qui sont tome XllI, pages 21 et 76 (lisez tome V, pages 35i « et 349), et que je croyais inédites quand je les admis « le premier dans les poésies de Voltaire. » [Œuvies de Voltaire, éd. Lefèvre, I, xr.) Beuchot aurait pu ajouter à ces deux épîtres VEpilre au duc d'Orléans (voyez notre tome I, n" 720), la lettre à Boyer, ancien évêquc de Mirepoix (M. i562), etc..

Plusieurs de ces morceaux, dont quelques-uns étaient peut-être inédits, mais dont la plupart avaient paru jadis dans les feuilles périodiques du temps, nous auraient sans doute échappé, si les éditeurs de 1764 n'avaient eu soin de les recueillir dans leur collection. Nous conseillons aux futurs éditeurs de Voltaire de parcourir attentivement cette édition de 1764 avec le nom d'Amsterdam : peut-être y retrouveraient-ils deux ou trois petites pièces de vers ainsi qu'une ou deux lettres qui pourraient bien être de notre auteur, et qui ont échappé jusqu'à présent aux recherches de leurs devanciers.

2137. Collection complète des Œuvres de M. de Voltaire. Genève, Cramer, et Paris, Basiieii, 1768-IVe année républicaine. 45 volumes in-4. (Bibl. nat. Z, 2284 -{- 5 M, et C. V. Beuchot, 18S2.)

I frontispice par Gravelot, gravé par FI i part. 42 figg. par Gravelot, gravées par Flipart, Duclos, Née, Rousseau, de Lorraine, Simonet, Le Vasseur, de Launay, Massard, Lcveau, de Longueil, Masquelier, de Ghendt, Ponce, Heiman, Godefroy, Saint-Aubin et Tilliard. 7 portraits : de Voltaire (par Cathelin, d'après de La Tour); de Gravelot (par Massard, d'après de La Tour); de Henri IV (par Cathelin, d'après Jannet) ; de Louis XIV (par Cathelin, d'après Rigaudj; de Louis XV (par Cathelin, d'après Vanloo) ; de Charles XII (par Saint-Aubin, d'après Gardelle); de Pierre le Grand (dessiné et gravé par Saint-Aubin .

T. I, La Heniiade, en dix chants, précédée, accompagnée et suivie de toutes les pièces relatives au poème et à la poésie épique en général, auxquelles on a joint le Temple du Goiit, les Discours sur l'homme; les Poèmes de Fontenoy, sur le désastre de Lisbonne, sur la loi naturelle, etc.. Genève, 1768. — 2 ff. de titre, xxxii et 483 pp. i frontispice et 10 figg.

T. II à VI, Théâtre complet de M. de Voltaire. Genève, 1768:

T, I, Avertissement. — Œdipe. — Mariamne. — Brutus.

— La Mort de César. — Zayre. — Al^ire. — Avec toutes les pièces relatives à ces drames. 2 ft". de titre et 54G pp., 6 figg.

T. II, Mérope. — Le Fanatisme. — Sémiramis. — Oreste.

— Catilina. 2 IT. de titre et 5o2 pp., 5 figg.

T. III, Adélaïde du Guesclin. — Le Duc de Foix. — L'Orphelin de la Chine. — Tancrède. — Zulime. — Olympie. 2 ft'. de titre et 492 pp., 6 figg.

T. IV, Le Triumvirat. — Les Scythes. — L'Indiscret. — L'Enfant prodigue. . — Nanine. — La Prude. — 2 ff. de titre et 542 pp., 6 figg.

T. V, Le Droit du Seigneur. — La Femme qui a raison.

— L'Écossaise. — Pandore. — Samson. — La Princesse de Navarre. — Le Temple de la Gloire. — Socrate. — Charlot. 2 ff. de titre et 564 pp , 9 figg.

T. VII, Histoire de Charles XIL — Histoire de l'empire de Russie. Genève. 1768. 607 pp.

T. VIII à X, Essai sur les mœurs et l'esprit des nations et sur les principaux faits de l'histoire depuis Charlemagne jusqu'à Louis XHL Genève, 1769 : t. I, 2 ff. et 504 pp.; t. Il, 2 ff. et 5i5 pp.; t. III, 2 ff. et 573 pp.

T. XI et XII, Siècle de Louis XIV, auquel on a joint un Précis du Siècle de Louis XV. Genève, 176g. T. I, 2 ff., 523 pp. et I p. non cliilT. pour VErrata; t. II, 2 ff. et 458 pp.;

T. XIII', Romans, contes philosophiques, etc. Genève, 1771. 2 ff. et 5o3 pp.

I. Dans l'exemplaire de la Bibliothèque nationale et dans notre exemplaire, les Ro7nans forment le tome XIII et les Mélanges les tomes XIV à XVII. Dans l'exemplaire de la collection Beuchot, les Mélanges forment les tomes XIII à XVI, et les Romans le tome XVII.

T. XIV à XVir, Mélanges philosophiques, littéraires, historiques, etc.. Genève, 1771 :

T, I, Eléments de philosophie de Newton. — Dialogues.

— UA B C. — Vie de Molière, avec de petits sommaires de ses pièces. 2 ff. et 55o pp.

T. II, Mélanges de littérature, d'histoire et de philosophie.

— Des Mensonges imprimés.^ — Arbitrage entre M. de V*** et M. de Foncemagne. — Éloge funèbre des officiers qui sont morts dans la guerre de 1741. — Diatribe du docteur Akakia. — Du théâtre anglais, par Jérôme Carré. — Discours de M. de Voltaire à sa réception à l'Académie française. 2 tT. et 5 16 pp.

T. III, Panégyrique de Louis XV, — Conseils à un journaliste. — Le Philosophe ignorant. — Commentaire sur le livre des délits et des peines. — La Défense de mon oncle. — Lettres à S. A. R. Mgr le prince de ***. — Traité sur la tolérance. — Pièces originales concernant la mort des sieurs Calas, etc. 2 fî. et Syi pp.

T, IV, Des singularités de la nature. — Sermon du rabbin Akib, — ■ Homélies prononcées à Londres. — Collection d'anciens évangiles. — Les Adorateurs, ou les Louanges de Dieu. — Les Droits des liommes et les usurpations des autres. — Lettres de Memmius à Cicéron. — La Méprise d'Arras. — Le Cri des nations. — Tout en Dieu. — Anecdotes sur Bélisaire. — Articles de littérature intéressants, etc. 2 ff. et 53o pp.

T. XVIII à XX, Poésies mêlées, etc.. Genève, 1771-1774:

T. I, Les Guèbres (précédés d'un Discours historique et critique à l'occasion de la tragédie des Guèbres], — Le Temple de l'Amitié. — Le Mondain. — Discours sur les événements de l'année 1744. — Le Cadenas. — Pièces détachées. 2 ff. et 524 pp.

T. II, Les Pélopides. — Sophonisbc. — Le Dépositaire. — Les Lois de Minos. — Jules Césa)\ — La Comédie fameuse,

— Contes de Guillaume Vadé, etc.. 2 ff\ et 526 pp.

T. III, Pièces diverses. — La Pucelle. — Fragments sur quelques révolutions dans l'Inde et sur la mort du comte Lally. — Fragment sur la justice. — Fragment sur le procès criminel de Montbailly. 2 ff. et 5-]i pp.

T. XXI à XXIV, Questions sur l'Encyclopédie, par des amateurs. Genève, 1774 : t. I, 2 ff. et 538 pp.; t. II, 2 ff. et 520 pp.; t. III, 2 ff. et 534 PP-; f- IV, 2 ff". et 528 pp.

T. XXV, An7talcs de l'Empire. Genève, 1777- 2 ff. et 5ii pp.

T. XXVI, Poésies viciées 't. IV). Genève, 1777. 2 ff.jiv et 528 pp. Dom Pèdve. — Saûl. — La Guerre civile de Genève. — Pièces et lettres diverses. — • Eloge historique de la raison. — Le Cri du sang innocent. — Défense de Louis XIV. — Précis du procès du comte de Morangiès. — Essai sur les probabilités en fait de justice. — Lettres à MM. de la noblesse du Gévaudan. — Remontrances du pays de Ge.v au roi. — Sésostris.

T. XXVII à XXX, Mélanges philosophiques, littéraires, historiques, etc.. Genève, 1777 :

T. V, Histoire du Parlement de Paris. — Histoire de Jenni, ou l'Athée et le Sage. — Le Taureau blanc. — Lettres chinoises et indiennes. 2 ff , iv et 52o pp.

T. \'I, Dieu et les hommes. — De la Paix perpétuelle. — Fragments sur divers sujets par ordre alphabétique. — Homélie du pasteur Boum. — Les Honnêtetés littéraires, etc. 2 fF., IV et 576 pp.

T. VII, Épîlre aux Romains. — Le Dîner du comte de Boidainvilliers. — La Profession de foi des théistes. — Les Questions de Zapata. — Les Oreilles du comte de Chesterfield. — Les Colimaçons du révérend père l'Escarbotier. — Questions sur les miracles. — Examen important de milord Bolingbroke. — Le Préservatif, etc. 2 fF., iv et 524 pp.

T. VIII, Commentaire historique. — La Bible enfin expliquée^. — Lettres de M. de Voltaire à l'Académie française. — 2 tï. et 535 pp.

T. XXXI, Théâtre complet de M. de Voltaire. Tome VII. Paris, Jean-François Bastien, IV'' année républicaine.

Fragments d'Arténiire. — Ériphyle. — Sophoni^be. — Irène. — Agathocle. — Tanis et Zélide. — Le Baron d'Otrante. — Les Deux Tonneaux. — L'Hôte et l'hâ.'esse. — Poésies {Ode sur le vœu de Louis XIII. — La Police sous Louis XIV. — La Bastille. — Voyage à Bei lin. — La Fête de Bel ébat). 2 ft'. et 544 pp.

i. Nous avons déjà eu l'occasion de dire que la Bible enfin expliquée est réimprimée, sans intitulé, dans ce tome XXX de l'édition in-4. On lit au haut de chaque page : Commentaire historique. (Voyez nniie tome II, p. 326.)

BIBLIOGRAFHIt; DE SESŒUVRKS 77

T. XXXII, Lettres en verset en prose, et plitsicuis )]iorceaux de littérature^ de physique et de philosophie, etc..

Supplément au Siècle de Louis XIV. — Prix de la justice et de l'humanité. — Commentaire sur l'Esprit des lois.

— Essai sur la nature du feu. — Dialogues d'Evhémére.

— Mémoire sur la satire. 2 ff et 688 pp.

T. Xy>.XU\, Comme.taircs sur Corneille : première partie, 2 ff. et 440 pp. ; seconde partie, 4 pp. non chiff. pour le faux-titre, le titre et la table, et 329 pp.

T. XXXIV, Mémoires pour servir à la vie de M. de Voltaire. — Différents éloges de la personne et des ouvrages de Voltaire. — Sa Correspondance avec l'impératrice de Russie et plusieurs autres souvei-ains. — Mélanges de philosophie. 4 ff. et 568 pp.

T. XXXV à XLII, Correspondance générale.

T. I, 1715-1743, 2 ff. et 541") pp.

T. II, 1744-1752, 2 ff. et 522 pp.

T. III, 1753-1759, 2 ff. et 524 pp.

T. IV', 1760- 1762, 2 ff. et 55 1 pp.

T. V, 1763-1765, 2 tX. et 612 pp.

T. VI, 1766-1768, 2 ff. et 695 pp.

T. VII, 1769-1773, 2 ff. et 648 pp.

T. VIII, 1774- 1778, 2 tr. et 455 pp.

^ T. XLIII, Correspondance avec d'Alembcrt. 1746-1778^ 2*11'. et 494 pp.

T. XLIV et XLV, Correspondance avec le roi de Prusse. T. I, 1736-1742, 2 ff. et 452 pp. T. II, 2 ff. et 456 pp.

Le tome XLV se termine par une Table générale des matières et traités contenus dans les 45 volumes de l'édition.

Tous les volumes de l'édition in-4" portent aux fauxtitres : Collection complète des Œuvres de M. de Voltaire.

Préface des éditeurs (imprimée en tète du tome F'", pp. I-UI.)

« Nous croyons que cette édition in-quarto, corrigée et « augmentée, sera favorablement reçue. L'auteur a joint à

la communication qu'il a bien voulu nous donner de tous ses ouvrages le soin de les revoir tous avec exactitude et d'y faire des additions très considérables, surtout dans VHistoire générale.

« On trouvera même quelques morceaux nouveaux dans la Hcnriade, ouvrage qui devient de jour en jour plus cher à la France, ainsi que le héros qui fait le sujet du poème.

« Les pièces de théâtre ont été souvent imprimées avec des leçons différentes. La raison principale en est que l'auteur, n'étant jamais content de lui-même, changeait à chaque édition quelque chose à ses pièces. Nous avons rassemblé les différentes manières autant que nous l'avons pu, et nous les avons mises à la suite de l'ouvrage. «.Quant aux Mélanges de philosophie et de littérature, ce sera toujours un objet de la curiosité des lecteurs de voir quels progrès a faits l'espiit humain dans le temps où l'auteur écrivait. On connaissait à peine les découvertes de Newton en France quand M. de V... donna ses Eléments de philosophie. Locke était ignoré de la plupart des littérateurs, et surtout des universités. Notre auteur fit connaître Milton, dont il traduisit plusieurs endroits en vers avant qu'on en donnât une traduction en prose; il fut même le premier qui parla de l'inoculation de la petite vérole.

« Mille connaissances, devenues aujourd'hui familières, étaient le partage d'un très petit nombre de savants, qui ne se donnaient pas la peine de les rendre publiques, ou qui ne l'osaient pas. Le théâtre surtout était presque toujours sans pompe, sans appareil. On y voyait rarement de ces grands coups qui frappent les yeux en remuant le cœur. Les tragédies étaient (si on excepte Athalie, tirée de l'Ancien Testament) un tissu de conversations amoureuses, mêlées avec quelques intérêts d'Etat. Il fut le premier qui fit des tragédies profanes sans amour, comme Mérope, Oreste, la Mort de César. Ce fut une entreprise par laquelle il détruisit le préjuge où l'on était en France que l'amour devait être le premier mobile de la tragédie. « Il traita l'histoire dans un goût nouveau; elle n'était auparavant qu'une suite d'événements, il en fit l'histoire de l'esprit humain, et l'écrivit en philosophe. Les fables que tant d'écrivains copiaient de siècle en siècle ne furent point ménagées par lui; il devint utile aux hommes par une sage hardiesse, et ne fut jamais découragé par les cris de ceux qui croyaient les anciennes erreurs respectables.

« Le lecteur trouvera dans ce recueil tous les genres de « littérature. On ne s'étonnera pas qu'un homme qui a

« couru tant de carricres, et qui a\ait presque toujours un <c caractère de nouveauté, ait été exposé à l'envie et à la « persécution ; il le fait assez entendre dans plusieurs tie ses « pièces fugitives que nous avons recueillies.

« On a poussé le ridicule de la calomnie jusqu'à dire « qu'il avait fait fortune par ses ouvrages, quoique assuré- « ment ce ne soit pas le chemin de la fortune. II y a bien « peu de ses pièces de théâtre qu'on n'ait essayé de faire « tomber aux premières représentations. Les louanges qu'il « donna au sage Locke aigrirent contre lui les fanatiques. « Il prit le parti de quitter Paris, qu'il regardait comme un <( séjour charmant pour ceux qui se contentent des dou- « ceurs de la société, et souvent très dangereux piour ceux « qui aiment la vérité et cultivent les arts. Il a vécu long- « temps dans la retraite ; c'est là que nous l'avons connu, « et qu'il nous a confié les ouvrages que nous présentons « aux amateurs. »

Les éditeurs de 1768 ont, en outre, reproduit, dans le tome I de leur édition, la Préface des éditeurs qui était audevant de la première édition de Genève (pp. iv-vi) et la Lettre de M. de Voltaire aux éditeurs de la première édition de Genève (pp. vii-vin). Nous ne croyons pas devoir réimprimer ici V Avertissement que ces mêmes éditeurs de 1768 ont publié dans leur tome II, en tête du Théâtre, car on peut le lire dans les éditions Beuchot et Moland (t. II de l'édition Lefèvre, pp. i à 5, cl tome II, de l'édition Moland, pp. I à 3).

Dès l'année i7G[, les Cramer songeaient à donner des Œuvres de Voltaire une nouvelle édition « avec de très belles estampes ». (Voltaire à Collini, 4 avril.) Nous avons vu qu'ils se bornèrent à réimprimer, en 17G4, leur édition de 1756-1757, sans joindre des figures à ces nouveaux volumes; mais, après avoir fait illustrer, par Gravelot, le Théâtre de P. Corneille avec des commentaires (voyez notre tome II, n" 1700), ils se décidèrent à commander au même artiste une suite de gravures pour les Œuvres de Voltaire. Les sept premiers volumes de l'édition in-q", ornés des estampes de Gravelot, parurent au commencement de 1768. « J'ai lu cette nouvelle édition in-4°, qu'on « débite à Paris, de mes œuvres, écrit Voltaire à Panckoucke « le 1"='' février 1768', je ne puis pas dire que je trouve tout « beau,

Papier, dorure, images, caractère,

« car je n'ai point encore vu les images; mais je suis très I. Cf. le Mercure de mai 1768, pp. 102 et 5</.

8o VOLTAIRE

« satisfait de l'exactitude et de la perfection de cette édition. « Je trouve que tout est beau,

Hormis les vers, qu'il fallait laisser faire A Jean Racine '.

« Je souhaite que ceux qui l'ont entreprise ne se ruinent << pas, et que les lecteurs ne me fassent pas les mêmes « reproches que je me fais, car j'avoue qu'il y a un peu « trop de vers et de prose dans ce monde... » Et, dans une lettre du mois de mars 1768, le poète mandait au même Panckoucke, qui avait acquis des Cramer l'édition in-4'' pour la débiter à Paris : « Si j'avais un conseil à vous don- « ner, ce serait de modérer un peu l'ancien prix établi à « Genève, mais de ne point jeter à la tête une édition •( qu'alors on jette à ses pieds. Il faut que les chalands « demandent, et non pas qu'on leur offre. Les filles qui <' viennent se présenter sont mal payées : celles qui sont « difficiles font fortune; c'est l'a è c de la profession; irai- « tez les filles : soyez modeste pour être riche. »

C'est en mars 1768 que Grimm parle pour la première fois de l'édition in-4° : « M. Cramer... a commencé à publier « les premiers volumes de l'édition in-4'' des Œuvres de « M. de Voltaire, ornés d'images et de vignettes, et M. Pan- « ckoucke, libraire à Paris, a acheté cette édition de M. Cra- « mer, et la vend avec ou sans planches, au gré de l'acquéc< reur,.. M. de Voltaire est de trop bonne compagnie pour « ne pas l'avoir avec soi sous un format portatif. Il fallait « en faire une belle édition in-8°;... il fallait surtout en << retrancher les images, qui perdront incessamment en « France et le goût du dessin et la typographie : je remarque « avec humeur que, depuis l'usage des planches, il ne s'est « pas imprimé un beau livre à Paris... » {Correspondance littéraire, éd. Tourneux, t. VIII, pp. 67-68.) Voltaire partageait en cela le sentiment de Grimm : « Je n'ai jamais « trop aimé, écrivait-il à Fyot de la Marche, le 8 octobre 176 1 , « les estampes dans les livres : que m'importe une taille- « douce quand je lis le second livre de Virgile, et quel

I. Lorsque Bcnserade publia ses Métamorphoses d'Ovide, mises en rondeaux (Imprimerie royale, 1676, in-4 , Prépetit de Grammont fit un rondeau qui se terminait ainsi :

J'en trouve tout fort beau.

Papier, dorure, images, caractère.

Hormis les vers, qu'il fallait laisser faire A La Fontaine.

(Note de Beuchot.)

Ce rondeau a été souvent attribué à Chapelle.

« burin ajoutera quelque chose à la description de la ville « de Troie?... » Et, Tannée même de sa mort, le 12 janvier 1778, il répétait à Panckoucke, qui songeait à donner une nouvelle édition de ses Œuvres : « Je crois que des « estampes seraient fort inutiles. Ces colifichets n'ont ja- « mais été admis dans les éditions de Cicéron, de Virgile « et d'Horace '. Il faut imiter ces grands hommes dans « cette simplicité, si on ne peut pas imiter leurs perfcc- « tions, »

PcJur en revenir à l'édition de 17G8, dont Voltaire avait certainement revu avec plus ou moins d'attention les sept premiers tomes (le 9 juillet 1768, il mande à Panckoucke « que « l'édition est très correcte »), disons que, dès le début, elle n'eut pas le don de satisfaire l'auteur. Ce sont d'abord des plaintes discrètes, à l'occasion d'une variante omise ou d'une faute d'impression (à Panckoucke, 9 juillet 1768); puis, à mesure que les volumes se succèdent plus nombreux et qu'ils renferment des écrits plus compromettants, les reproches deviennent plus acerbes et les démentis plus formels : « Je viens d'ouvrir pour la première fois, écrit Vol- « taire à Cramer vers le milieu de 177 1, le dix-huitième <( volume de mes prétendues Œuvres complètes. Si vous « m'aviez consulté, je vous aurais prié de me laisser faire « un choix, et de ne pas vous ruiner à donner tant d'ou- « vrages indignes d'être lus. Je vous ai dit plus d'une fois « qu'on ne va point à la postérité avec un si prodigieux « bagage; vous ne m'avez pas voulu croire. Mais pourquoi « ajoutez-vous à mes rapsodics d'autres rapsodies qui ne « sont pas de moi? Pourquoi, par exemple, imprimez-vous « une lettre à un M. de B..., que je n'ai pas l'honneur « de connaître? Pourquoi m'imputez-vous des vers tels que « ceux qui sont à la page 44*3-? J'ai arraché cette feuille,

t. 11 existe du Da ojjlciis une édition donnée par Barbou, en 177J, avec un charmant frontispice par Moreau, gravé par Le Mire. Quant à Horace et à Virgile, le nombre de leurs éditions de grand luxe, avec vignettes, culs-de-lampe, estampes, etc., est, on le sait, considérable. Voir le Guide de l'amateur de livres à gravures du XYIIh siècle, par M. Cohen, cinquième édition, 272-273 et SgS-ôoo.

2. Cette lettre, ou plutôt cette Réponse à M. de Z?***, est en effet imprimée aux pages 445-446 du tome XVIII de l'édition in-4 : elle y est précédée d'une Lettre de M. de B''**, capitaine au régiment de B., à M. D. V., datée de CoUioure, i5 décembre 1750. — Voltaire a désavoué encore cette Réponse (qui avait paru pour la première fois dans le tome V des Nouveaux Mélanges, en 176S), dans sa lettre à Lacombe, du 9 juillet 1769, et dans une note du Dialogue de Pégase et du vieillard (tome X de l'édition Moland, p. 200). — Elle ne figure plus aujourd'hui dans ses Œuvres complètes.

VOL r AI RE

« et je vous la renvoie : vous en rougirez... On croit, parce « que vous êtes mon voisin, que c'est moi qui dirige votre « imprimerie, et que je vous fournis ces platitudes... Vous « imprimez tout ce qu'on ramasse et qu'on m'impute. Je ne « reconnais là ni votre goût ni votre amitié. » (M. SSig.)

Et, le II juillet 177 1, il dira au même Cramer : « Je <( prie encore une fois M. Cramer de ne rien mettre dans son « édition in-4'' que je puisse désavouer. Il sait qu'il y a beau - << coup de petits bâtards qui courent le monde sous le nom « de mes enfants légitimes. On s'imagine, à Paris, que « c'est moi qui dirige, à Genève, toutes ces éditions, aux- <c quelles je n'ai pourtant aucune part. Plus j'aime M. Cramer, « et plus je serais fâché d'être obligé de renier ce qu'il fait <-. imprimer. On est et on sera plus difficile que jamais à << Paris; il faut bien que je sois difficile aussi, tout facile « que Dieu m'a fait. Je vous demande en grâce de ne rien « faire sans m'en avertir. Vous vous doutez bien que j'ai de « fortes raisons. » — Voyez encore, sur l'édition in-4°, Voltaire à Gabriel Cramer, 26 septembre 1771 ; — à d'Alembert, 12 mars 1772; — à M. de Belmont, 11 juillet 1776. On lit dans une note du Commentaire historique, lequel parut, on le sait, en cette même année 1776 : « Cette édition in-4" « pèche par le désordre qui défigure plusieurs tomes, par « le ridicule de faire suivre une pièce composée en 1770 « par une faite en 1720, par la profusion de cent petits « ouvi-ages de société qui ne sont pas de l'auteur, et qui « sont indignes du public; enfin, par beaucoup de fautes « typographiques. Cependant, elle peut être recherchée pour « la beauté du papier, du caractère et des estampes. » (Cette note a été reproduite dans le tome XXX de l'édition in-4°, p. 67.)

Quoi qu'en dise Voltaire, l'édition in-4° contient très peu d'écrits qui ne soient pas de lui : elle est loin d'être incorrecte ; et, quant au « désordre qui défigure plusieurs tomes », comment aurait-il pu être évité, puisque les Cramer imprimaient les œuvres du patriarche au fur et à mesure qu'elles s'échappaient de sa plume? La vérité est que Voltaire, craignant, d'une part, que ses ouvrages polémiques ne soulevassent encore davantage le flot des colères déchaînées contre lui, et, d'autre part, que ses poésies légères ne fussent jugées comme indignes de l'auteur de la Henriade et des Discours sur l'homme, désavouait systématiquement la plupart de ces productions, sans se douter que, parmi « ces « petits ouvrages de société » dont il faisait si peu de cas, plus d'un quatrain, d'une épigramme ou d'un madrigal, survivraient et aux Discours sur Vhomme et à la Henriade,

et qu'il devrait un jour à ces charmantes bagatelles le meilleur de sa réputation de poète.

Les trente premiers volumes de l'édition in-4'' ont été publiés, ainsi qu'on a pu le voir, de 1768 à 1777; les quinze derniers volumes sont de 1796; ils contiennent, outre la Correspondance, tous les ouvrages de Voltaire qui n'avaient pas été compris dans la première partie de l'édition, et même quelques-uns de ceux qui y avaient été recueillis (comme Soplionisbe).

2158. Collection complète des Œuvres de M. de Voltaire. Lausanne, François Grasset et O', l'jjo et années suivantes, 57 volumes in-8, (Catalogue de la Bibliothèque de la ville de Berne, de 18 11.)

Malgré toutes nos recherches, nous n'avons pu nous procurer de cette édition de Lausanne que les tomes XIV à XXL Les huit volumes sont datés de 1772; ils contiennent le Théâtre complet de M. de Voltaire, le tout, revu et corrigé par l'auteur même. — (C. V. Ben. — Cf. Catalogue La Vallière (Nyon, 17,876). Ces huit volumes portent le nom de Lausanne, et l'adresse de François Grasset et C'(.

Deux autres volumes, qui paraissent appartenir à cette même édition, se trouvent à la Bibliothèque publique de Lausanne. En voici la description, telle qu'a bien voulu nous la communiquer M. Ph. Roget, de la Bibliothèque publique de Genève : Collection complète des Œuvres de M. de Voltaire, tome trei:^ième. La Henriade... nouvelle édition revue, augmentée et exactement corrigée. S. l. 1771, in-S» de XLVi et 366 pp. (Bibliothèque de Lausanne, M. 1160). La vignette qui est sur le frontispice de ce tome XIII et le fleuron de la page i (signé Beugnet) sont semblables à quelques-uns des ornements typographiques que l'on rencontre dans les huit volumes du Théâtre, avec le nom de Fr. Grasset.

Un tome sixième (de cette même édition?) contient V Histoire de l'Empire d; Russie sous Pierre le Grand. S. l., 1771, in-8° de VIII et 478 pp. (Bibliothèque de Lausanne, E. 17^8 ■).

I. Cf. notre tome Ic'', a» 1372. Dans l'exemplaire décrit sous ce dernier numéro (exemplaire qui se trouve à la Bibliothèque impériale de Saint- Pétersbourg), !e nom de Lausanne, François Grasset et C*-', est imprimé sur le frontispice. Le volume a vni et 526 pp. (d'après M Minzlow). — On voit qu'il s'agit en somme de deux éditions différentes.

« Il doit manquer, nous écrit M. Roget, le feuillet du faux- « titre. Bien que ces deux volumes ne portent ni nom de « lieu ni nom de libraire, les rédacteurs du Catalogue de la « Bibliothèque de Lausanne ont néanmoins ajouté le nom de « Lausanne entre parenthèses. M. le bibliothécaire de Lau- « sanne croit que ces deux exemplaires sont des exem- « plaires d'épreuves. »

Sur les obligeantes indications de M. Ph. Roget, nous nous sommes adressé à M. Bloesch, directeur de la Bibliothèque de la ville de Berne, pour le prier de nous faire parvenir la description exacte des cinquante-sept volumes de l'édition de Lausanne portés au Catalogue de 1811; mais M. Bloesch nous a répondu que l'édition de Lausanne en cinquante- sept volumes ne se trouvait plus à la Bibliothèque de Berne, qui s'en était défait, depuis longtemps déjà, pour acquérir une édition plus complète des Œuvres de Voltaire. Nous devons donc nous borner à décrire les huit volumes de cette édition (de 1 770- 1776, d'après le CaMlogue de la Bibliothèque de Berne; de 1770-1780, d'après Beuchot), qui font partie de notre collection voltairienne :

T. I, XXXIX, I p. non chiff. pour les noms des Acteurs, et 383 pp.; vignette sur le frontispice (signée Beugnetj et fleuron p. i. Œdipe, Maiiamne, Brutus, la Mort de César. — Un Avertissement sur Œdipe (p. xiv) est ainsi conçu': « Ayant entendu dire qu'on a fait à Lausanne une nouvelle « édition de mes œuvres dramatiques, je prie l'éditeur de se « conformer à celle que je lui envoie. II faut rejeter une « ancienne préface d^Œdipe, qui est presque partout falsi- « fiée, et sur laquelle les autres éditeurs ne m'ont point « consulté. L'auteur composa cette pièce à l'âge de dix-neuf « ans. Elle fut jouée, en mil sept cent dix-huit, quarante- « cinq fois de suite... »; le reste comme dans l'édition de 1738. « A l'égard de ces quarante-cinq représentations, « dit une note datée de Ferney, i*'' mars 1771, et signée <c Voltaire, — il ne faut avoir aucun égard à ces vogues « passagères. J'ai vu des pièces qui valaient cent fois mieux « qu'Œdipe n'avoir que six ou sept représentations, et

1. P. XIII, on lit l'Avertissement suivant des éditeurs de celle nouvelle édition : « Nous avons donné mot à mot cet Avertissement , tel « qu'il est dans l'édition in -4; mais nous devons ajouter avec conte fiance et d'après la vérité que nous devons à la pure générosité de « M. de Voltaire un grand nombre de corrections et d'améliorations « qu'il a bien voulu prendre la peine de faire lui-même pour celle que « nous présentons au public, et qu'il a eu la bonté de nous envoyer. « Il sera très aisé à tout lecteur intelligent de s'en apercevoir. »

« aujourd'hui toute tragédie est jouce bien moins longtemps « qu'autrefois. »

A la suite des Lettres écrites en 171g {sur Œdipe), on lit cette Approbation de l'auteur , également signée Voltaire : « Ayant été obligé de relire le fatras ci-dessus pour diriger « les éditeurs, je déclare avoir trouvé tout cela fort inutile. « Que de choses on écrit qu'on voudrait bien ensuite n'avoir « pas écrites ! » (P. 121.)

T. II, XXXV, I p. non chitT. pour les noms des Acteurs, et 3G8 pp.; vignette sur le frontispice et fleuron p. i. Zayre, Al^ii-e, Mérope et le Fanatisme. — \'oltaire désavoue, dans un Avertissement imprimé p. xxxii, la lettre à de La Roque (sur Zayre). « Cette prétendue lettre n'est point « de moi, dit-il. M. La Roque la mit sous mon nom, croyant « mal à propos vendre son journal. Je prie l'éditeur de la « supprimer, non seulement comme très inutile, mais comme « supposée; je le prie de mettre à la place un petit avertis- « sèment par lequel il dira qu'il n'imprime point cette « pièce, qui n'est pas de moi, qui est tirée du Mercure « galant, et que je désavoue. Voltaire. »

T. III, VI et 44cS pp. (vign., front, et fleuron p. i). Sémiramis^, Oreste, les Pclopides, Catilina, le Triumvirat. — Les Pélopides sont précédés d'un Avertissement des éditeurs et du Fragment d'une lettre dont nous avons parlé ailleurs (voyez notre n" 2Nj, t. II.

T. IV, VI et 3So pp. (vign , front, et fleuron p, i). L'Orphelin de la Chine, Adélaïde du Gucsclin, Tancrède, les Scythes.

T. V, VI et 358 pp. (vign., front, et fleuron p. 1). Olympie, Zulime, les Guèbres, Sophonisbe. Cette dernière pièce est précédée d'un Avis des éditeurs, dont nous avons cité un passage sous notre n° 284, t. 1-.

1. P. 32, on lit cet Avertissement pour Sémiramîs : « Celte tragédie « d'une cspice particulière, et qui demande un appareil peu commun M sur le théâtre de Paris, avait été demandée par l'infante d'Espagne, « dauphine de France, qui, remplie de la lecture des anciens, aimait « les ouvrages de ce caractère. Si elle eût vécu, elle eût protégé les arts « et donné au théâtre plus de pompe et de dignité. Le roi paya la « décoration des jardins suspendus, qui se monta à six mille livres. >> Cette dernière phrase ne se trouve pas reproduite dans les éditions des Oùi~ vres complètes de Voltaire.

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