Mémoires secrets, i5 juin
4. Sur cette Lettre d'un Alsacien, dont nous possédons un exemplaire, voyez l'ouvrage de iM. Bettelheim, pp. 438 et suiv.
BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES irg
brochures, à des observations et à des reproches dont quelques-uns, il faut bien le reconnaître, sont fondés.
Métra nous apprend que, pour empêcher autant que possible la trop grande diffusion des volumes parus, on s'était avisé d'un moyen assez singulier: c'était de « réimprimer « tous les articles de l'Année littéraire où Fréron s'était ef- « forcé vainement d'attaqiier la réputation et de flétrir la « gloire de Voltaire » '.
Presque en même temps, défense était faite au libraire Ruault de distribuer l'ouvrage-; mais toutes ces entraves n'arrêtèrent point Beaumarchais, et si, en lySS, il prit le parti de supprimer l'éJition in-4° >, il ht d'autre part répandre dans le public une édition « manuelle à vil prix », ce qui fit dire au roi: « Voilà encore un nouveau tour de « Beaumarchais ! » +
Cependant des événements d'une certaine gravité s'étaient passés à Kehl : vers la fin de 17S4, un certain Cantini, caissier de Beaumarchais, avait disparu subitement, et sa fuite avait eu pour conséquence la retraite forcée de Le Tellier, à qui l'auteur du Mariage de Figaro avait << trop ac- « cordé d'aveugle confiance » 5 et qui en avait indignement abusé. Un ancien intendant militaire, nommé de La Hogue, fut désigné par Beaumarchais pour prendre la succession de Le Tellier, et le margrave consentit à ce que le privilège de l'ancien directeur fût transféré aux «sieurs de Beaumar- « chais, Jacques Guilbert de La Hogue et G^ » ^, avec cette réserve que ce transfert ne porterait aucune atteinte aux droits des tiers (S septembre lySS).
Les longs développements que nous avons donnes à cet historique ne nous permettent pas d'entrer ici dans les détails, peu intéressants d'ailleurs, du procès que Beaumarchais eut à soutenir contre Le Tellier; il nous suffira de dire que.