‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvres (volume 2)Chapitre 81 sur 119 · I. Théâtre · texte numérisé non relu

I. Théâtre

2298. Le Ballet de la Sottise (par J.-l-r. Bernard, d'après Quérard, Bibliogr. Volt., no 536).

Imprimé aux pages i6[-iG8 des Qùivres de M. Aiouct de Voltaire, tome /<?'', La Haye, Gosse et Néaiilme, 1728 (voyez ci-dessus, page 2).

2290. Le Mauvais Méxage, parodie représentée sur le

THÉÂTRE DE l'hOTEL DE BOURGOGNE PAR LES COMÉDIENS

italiens ordinaires DU ROI (par Lcgrand et Dominique). La Haye, J. Ncaahiic, lyiS.

Imprimé à la suite d'Hérode et Mariaiune, dans l'édition que donna de cette tragédie Jean Néauhne, de La Haye (1726, pp. 81-128 : voyez ci-dessus, p. 2).

2300. DéMOCRITE prétendu FOU, COMÉDIE EN TROIS ACTES, PAR AuTREAU, REPRÉSENTÉE SUR LE THÉÂTRE DE l'hOIEL DE

Bourgogne le luxdi 24 avril 1730. Paris, de La Tour, 1730. In-8 de 82 pp.

L'abbé de Voiscnoii nous apprend dans ses Anecdotes littéraires .{Œuvres complètes, 1781, t. IV, p. 166) que les Français ayant refusé cette pièce, Autreau « la porta à Voltaire, qui la corrigea et lui prêta de l'argent... ». Démocrite prétendu fou fut joué avec un très grand succès (voyez les Amiales du Théâtre italien, Paris, 1788, I, 116;.

2301. Coligxi, ou la Saikt- Barthélémy, tragédie (par B. d'Arnaud). Amsterdam, J.-Fr. du Sau::j:t, 1740. Ia-8 de 61 pp.

L'auteur anonyme d'une Critique de la tragédie de Coligni, ou la Saint-Barthélémy , par M. de V'**, Bruxelles, 1740 (in-8° de i f. de titre et 3i pp.) a faussement attribué cette tragédie à Voltaire. Cf. une lettre de Voltaire à Cideville, du 25 avril 1740, dans laquelle il dit que du Sauzet « avait eu l'insolence absurde de débiter cette pièce sous son « nom «.

2302. JeaX HeXNUYER, ÉVÉQ.UE DE LiSIEUX, DRAME EN TROIS ACTES, PAR M. DE VoLTAIRE. GcHCVe, I772. In-8 de VIII et

71 pp. (C. V. Bengesco.)

La première édition de ce drame [Londres, in-80 de iio pp. — C.V. Beuchot, i336) parut vers le mois d'août 1772. Il en est question dans la Correspondance de Griram du i'^'" septembre et du i5 octobre de cette année. Cf. les Mémoires secrets des 4 et 12 novembre 1772. — Réimprimé en 1773 dans le tome IX de VÉvangile du jour (voyez notre tome II, p. 408). — Jean Henmiyer n'est point de Voltaire, mais de Louis-Sébastien Mercier, l'auteur du Tableau de Paris. « C'est ici le lieu de remarquer, dit Beuchot dans « une note de l'Essai sur les guerres civiles de France (éd. « Moland, t. VIII, p. 274), que Jean Hennuyer (ou Le Hen- « nuyer), évêque de Lisieux, à qui l'on fait honneur d'avoir, « dans son diocèse, empêché le massacre des protestants, « loin d'avoir été leur protecteur, avait montré en i56i une « vive opposition au célèbre édit du 17 janvier, qui leur « permettait de faire des prêches hors des villes. Il ne paraît « même pas qu'à l'époque de la Saint-Barthélémy, Hen- « nuyer. qui était aumônier de Charles IX et confesseur de

« Catherine de Médicis, fût dans son diocèse... » Cf. l'article de M. Th. Muret dans la Nouvelle Biographie générale, t. XXX, p. 454-455. Mercier, dans su Préface (p. iv de l'édition avec le nom de Voltaire), soutient, au contraire, que, quoiqu'on ait voulu ravir à son héros « la gloire « d'avoir sauvé les religionnaires, plusieurs historiens se « sont accordés à lui en conserver tout l'honneur. On croit, « sur de bien moindres preuves, ajoute-t-il, des crimes « atroces et antiques qui effrayent l'imagination : pourquoi « aurait-on de la peine à ajouter foi à une action qui dans « le fond n'est qu'humaine? Tout panégyriste que je suis, je « crains même qu'on ne l'admire trop... »

Jean Hennuycr n'a jamais été représenté.

2303. M. DE FiNTAC, OU LE FaUX CONNAISSEUR, COMÉDIE EN TROIS ACTES ET EN VERS, PAR l'aVEU-GLE DE FeRNEY (R.-G.

Lefebvre de Saint-Ildephont). Genève, l'j'jA-. In-8 de 2 ff. et 71 pp. (Bibl. nat. Y. Th. 12,087.) — Ih'ui., iTJ^. In-8 de 52 pp. (C. V. Beuchot, 1419.)

Cette comédie avait paru en 1773 sous le titre suivant : Le Connaisseur, comédie en trois actes et en vers, par M. le baron de Saint **', gendarme de la garde ordinaire DU roi. Genève et Paris, d'Houry, 177?, in-8" de x qx.ji pp. (Voyez Quérard, les Supercheries littéraires dévoilées, éd. Daffis, I, 41 5). — D'après Barbier [Dict. des ouvr. anonymes, éd. Daffis, I, 6g3), le Connaisseur serait du baron de Stone, marquis de Sy. — On lit dans le Catalogue de Soleinne (II, 166) la note suivante au sujet du Connaisseur :

« Imité du conte de Marmontel, qui était déjà le sujet de « deux comédies sous le même titre, l'une de la Coste de « Mézières [La Haye, Pierre Gosse, 176G) et l'autre de « MarsoUier (Pjr/5, Valade, 1771). Celle du baron de Saint- « Ildephont fut réimprimée l'année suivante sous ce nou- « veau titre : M. de Fintac, etc. L'auteur était oculiste. »

Fréron rend compte de M. de Fintac dans sa Lettre du 20 octobre 1774 [Année littéraire 1774, t. VI, pp. 2G8 et suivantes) :

« ... La versitication de cette comédie, dit-il, est on ne « peut plus négligée; elle l'est même à un tel point que je « ne puis me persuader que de pareilles rimailles soient

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<i sorties de la plume du vieillard de Ferney, comme l'an- '<■ nonce le titre. On est porté à penser que c'est une de ces « petites ruses typographiques dont il y a aujourd'hui tant « d'exemples... Il est difficile de croire que M. de Voltaire « se soit avili jusqu'à rimailler un conte rebattu d'un de ses « élèves '. »

2304. La Mort de Caton, tragédie en trois actes et en VERS, PAR M. DE VoLTAiRE. Puiis , Dclalciiu, ijjj ■ In-8 de 32 pp. (C. V. Beuchot, 576.) — Ibid., Didol Value, i^j']']. In-8 de 32 pp. (C. V. Beuchot, 577.)

La première édition de cette tragédie (imitée d'Addison par Henri Panckoucke) avait paru en 1768 [Paris, P^nckoucke, in-S" de 62 pp. et Verrata) : voyez la lettre de Voltaire à Henri Panckoucke, du 8 janvier 1768. On sait que Voltaire a traduit en vers français un passage de la tragédie d'Addison (voyez l'édition Moland, t. XVll, p. 404, et XXII, i54). Une note du Catalogue de Soleinne (t. II, p. 157) dit que la pièce de Panckoucke fut réimprimée « en province, « sous la rubrique de Paris, Delalain, 1777, in-8", avec le « nom de Voltaire, qui prit fort mal cette ylaisanterie ». Nous n'avons retrouvé, dans la Correspondance des années 1777 et 1778, aucune allusion du patriarche à cette supercherie littéraire.

« J.-N. Douville, d'Abbeville (né en 1714, mort en 1780), « recueillait, dit Beuchot, tout ce qui avait le moindre rap- « port à Voltaire. Il a laissé quelques notes, et, dans l'une « d'elles, il parle des Titans, opéra, de Salmana:{ar, de « V Amiral Bing, de Fintce ou Fuitée, du Siège de Paris » (éd. Lefèvre, t. II, p. i).

On joua, en 1745, à Versailles, une tragédie lyrique en cinq actes, intitulée Jupiter vainqueur des Titans (paroles « d'un anonyme, qu'on prétend être M. de Bonneval », dit de Léris, dans son Dictionnaire portatif des théâtres, Paris,

I. lirsch, dans sa France littéraire (III, 408) tt QuL'rurd [Bibliogr. Volt., n° 566) atlribuentà Voltaire Fleur d'épine, comédie en deux actes, mêlée d'ariettes, tirée d'Hamillon par M. de V*** . Paris, veuve Duchesne, 1776, in-8" de 48 pp. — Cette pièce, représentée pour la première fois au Théâtre italien, le 22 août 1776, e^t de Voisenon pour les paroles, et de M»'« Louis pour la musique.

17(33, p. 2(')4-2(')5; musique de Colin de Blamont et de Bury: cf. le Catalogue de Soleinne, III, 96). Cette tragédie ayant été représentée le 11 décembre, — quelques jours après le Temple de la Gloire, dont la première représentation avait eu lieu également à Versailles, le 27 novembre précédent, — il est possible qu'on ait mis un instant sur le compte de Voltaire le poème de Jupiter vainqueur des Titans.

Dans une note de son Epitre à M. de Voltaire [Paris, Praultfils, 1736, in-8° de 16 pp.;C. V. Beuchot, 1825), de Verrière s'exprime en ces termes : « Il y a environ six mois « qu'on annonça à Paris que M. de Voltaire venait de faire « deux tragédies et un poème épique, Moiité^uma (aujourd'hui Al^ire), Salinana^ar et la Piicelle » (p. 14).

En ce qui concevue l'Amiral Bing, l'erreur de Douville ne peut s'expliquer que par ce fait qu'on imprima en 1761 une plaquette intitulée : La Mort de l'amiral Binp;, poème avec l'extrait d'une lettre de M. de Voltaire, Londres, in-8° de 8 pp. (voyez notre tome III, pp. i3 et 3Gg). Ce poème est de Blin de Sainmore; il avait paru avec le nom de son auteur dans le Journal encyclopédique (i'''' volume de novembre 1757, p. 122I.

Fintée ou Fuitee, que cite encore Douville, n'est autre que le ^L de Fintac dont il a été question sous notre n° 23o3.

Enfin, le Siège de Paris et les vers de la « Henriade » de Voltaire, distribués en une tragédie en cinq actes, terminée par le couronnement de Henri IV', est, ainsi que l'indique le frontispice même, de l'auteur d' « Eulalie, ouïes Préférences amoureuses » (Bohaire-Duteil).

Une note de cette même Epitre de M. de Verrière (p. G), dont nous avons parlé plus haut, attribue encore à Voltaire un Xerxès « tout à fait inconnu », dit Beuchot. On sait qu'il existe un Xerxès de Crébillon, joué pour la première et .unique fois le 7 février i-Ki-.et imprimé chez Prault fils, en

Mentionnons enfin un Saladin, de Voltaire, que, d'après la Correspondance de Grimm du i5 mai 1737 (éd. Tourneux, m, p. 374), la Comédie-Française préparait à cette époque : « Ce bruit était sans doute sans fondement, tlit « M. Tourneux, car r)n ne voit nulle part dans la Corres-

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