Commentaire historique. Baie (Getiève), 1776, p
2. Dans les éditions de lyôS (t. II des Nouveaux Mélanges), de 1771 (t. XV de l'éditiou in-4), de 1775 (t. XXXIV de l'édition encadrée) on lit : Extrait
d'une lettre de M. le président de Les éditeurs de Kehl ont mis : Extrait
d'une lettre de M. le président Hénaidt (t. XLVII, p. 32). — Le titre actuel du Panégyrique est de 1765 (t. II des Nouveaux Mélanges, p. 5). L'édition de 1751 (t, II, p. 285) porte : Panégyrique de Lotus XV.
de titre et 3q, i f. de titre et 43 pp. Fleuron de Beaumont sur le frontispice (Bibl. N'» Lb", bgb et C. V. Beuchot, 625). — On lit sur le frontispice : Sixième édition avec les traductions latine, italienne, espagnole et anglaise.
Sur cette traduction polyglotte, voyez Voltaire à Berryer, 4 février 1749, et l'abbé Raynal, Nouvelles littéraires (t. I de la Correspondance de Grimm, éd. M. Tourneux, p. 279).
Cf. Longchamp, Mémoires sur Voltaire, etc t. II, p. 180 et
Desnoiresterres, Voltaire à la Cour, pp. 232 et sq.,.
1^99. Anecdotes sur le Czar Pierre le Grand.
Imprimées en 1748, dans le tome II' de l'cditio.i de Dresde, pp. 242-256.
Voyez notre tome premier, n° i3ô5, pp. SgS-Sqq. 1600. Compliment fait au Roi le 21 février 1749 sur
LA paix conclue AVEC LA REINE DE HONGRIE ET DE
Bohême impératrice, et le roi de la Grande Bretagne, par M. LE Maréchal duc de Richelieu, directeur de l'Académie française.
On lit dans les Mémoires de Longchamp {Mémoires sur Voltaire, t. Il, p. 180) : « M. le duc de Richelieu ayant été nommé » par l'Académie française pour aller complimenter le roi à « l'occasion de la paix de 1748, écrivit un mot à M. de Voltaire « pour l'engager à lui faire un petit discours qu'il pût appren- « dre et débiter facilernent et sans grande préparation.... M. de « Voltaire écrivit sur le champ le compliment que le lecteur
• verra à la .fin de cet article ' ; mais avant de l'envoyer à
• M. de Richelieu, il lui prit fantaisie de le faire lire à madame
• du Châtelet, et de savoir ce qu'elle en pensait. Au moment « qu'elle le reçut, madame la marquise de Boufflers se trou- « vait près d'elle. Madame du Châtelet achevait sa toilette
• avant l'heure de l'Opéra... En attendant la missive de M. de « Voltaire fut donnée à lire à madame de Boutflers, qui, trou- « vant le petit discours fort à son gré, se pressa d'en tirer une « copie sur la toilette même de madame du Châtelet, qui ne « vit en cela aucune conséquence. Le lendemain, madame de
I. Le compliment est imprimé dans les Mémoires de Longchamp (t. Il, pp. 183-184) sous le titre suivant : « Discours au roi qui devait t\re prou nonce par M. le duc de Richelieu, au nom de l'Académie française à l'oc- (I casion de la paix de i-48.y> — Reimprimé dans le tome XXXIXe de l'édition Lefèvie. pp. 97-98.
« Boufrters le communiqua à plusieurs de ses amis; chacun « voulut l'avoir, et les copies s'en multiplièrent sans que « M. de Richelieu s'en doutât. Le jour même où il s'était « rendu chez le roi pour prononcer son discours, il entendit • des courtisans qui le récitaient près de lui. M. de Richelieu, « piqué au vif, ne lit aucun usage du discours. »
M. Desnoiresterres {Voltaire à la Cour, pp. 252 et suiv.) a accepté la version de Longchamp : « Force fut bien, dit-il, « d'improviser un compliment qui ne dût rien à Voltaire ; et « la rage, faute d'autre sentiment, aida apparemment le maré- « chai ; car nous en sommes, à cet égard, réduit aux conjec- « tures. •
Beuchot, dans une note de la page 2()5 du tome XXIII de l'édition Moiand, est d'avis qu'il faut rejeter la fin du récit de Longchamp, mais qu'il faut en adopter la première partie ; et il ajoute que les Recueils de l'Académie donnent \e discours comme prononcé par Richelieu. En effet, le Compliment fait au roi le 2 I février i'74g, sur la paix conclue avec la reine de Hongrie et de Bohême, impératrice, et le roi de la Grande- Bretagne, par M. le maréchal duc de Richelieu, directeur de l'Académie française, se trouve au tome VI° du Recueil des harangues prononcées par MM. de l'Académie française, etc.... Paris, Regnard, 1764, in-i2, pp. n3-ii4.
1601. Des Embellissements de Paris.
Ce morceau a été imprimé dans le Recueil de pièces en vers et en prose, par l'auteur de la tragédie de Sémiramis, Amsterdam (Paris), 1760, in-i2, pp. 76-90.
Réimpr. en 1751 dans les Œuvres de Voltaire (tome II« de l'édition en ii volumes, p. 25o (i5o). Les éditions de 1752, 1756, 1768 (in-4), 1775 {encadrée) ne contiennent pas ce morceau, que les éditeurs de Kehl ont reproduit dans le tome XXIX" de leur édition, page i(3i.
1602. Lettre de Voltaire a M. de Machault, contrôleur-général, A l'occasion de l'impôt du vingtième (1749). Imprimerie de A. F. Didot, 1829, in-8 de 17 pp.
Impri'yié pour la société des bibliophiles français.
« La lettre suivante »,dit l'éditeur (M. H. de la Bédoyèrc...), « a été trouvée dans les papiers de monsieur le marquis « du Coudray. . à qui N'oitairc l'avait adressée avec le désir,
« comme l'indique le billet d'envoi i, qu'i^ la remît à M. de « Machault, son beau-frère, alors contrôleur général. Le ma-
« nuscrit est de l'écriture de Longchamp » (Voyez Mélanges
publiés par la Société des bibliophiles français, t. VI, 1829. Bibl. N'-'Z. 2264. -fK. 606).
Il a été fait de cette Lettre un tirage à part (3o exemplaires).
1605. Panégyrique de Saint Louis, roi de France,
PRONONCÉ dans LA CHAPELLE DU LoUVRE EN PRÉ- SENCE DE Messieurs de l'Académie française, le 25 AOUT MDCcxLix, PAR M. l'abbé d'Arty. Parls, de rimprimerie de Bernard Brunet, 1749, in-4 de 20 pp. (Bibl. N'« Lbi8, 12^).
L'approbation est du 18 août 1749. Réimpr. par les éditeurs de Kehl, t. XLVIII, p. 417. Nous ne connaissons pas l'édition d'A)nsterdam et Paris, Didot, I75g, in-12, citée par Quérard (Bibliogr. Volt., p. 90).
Sur les relations de Voltaire et de l'abbé d'Arty, voyez Longchamp, Mémoires sur Voltaire, t. Il, pp. 236 et suiv. ; Desnoiresterres. Voltaire à la Cour, pp. 291 et suiv.; enfin la note de Beuchot, t. XXIII de l'édition Moland, pp. 3 1 3-3 14. ,
M. Desnoiresterres nous apprend que Tabbé d'Arty qui savait si bien « prêcher les sermons d'autrui » était fils du prince de Cont! et de madame d'Arty et petit-fils de madame de Fontaine et de Samuel Bernard. « Ses mœurs, ajoute M. Desnoiresterres, « étaient loin de démentir son origine; et les inspecteurs de « police nous le révèlent comme un abbé galant, allant sur les a brisées, à un certain moment, du marquis d'Etreham, l'amant <( de mademoiselle Camille Vésian, jeune Italienne dont Casa- « nova nous a fait un gracieux portrait dans ses Mémoires >'. Journal des inspecteurs de M. de Sartines, Bruxelles, i863, p. 160. — Cf. Journal et Mémoires du marquis d'Argenson, édit. Rathery, t. IX, p. 262.
1604. Connaissance des qeautez (sic) et des défauts
DE LA poésie et DE l'ÉLOQUENCE DANS LA LANGUE FRANÇAISE, A l'uSAGE DES JEUNES GENS ET SURTOUT DES ÉTRANGERS AVEC DES EXEMPLES PAR ORDRE AL-
I. Voyez ce billet d'envoi dans la Correspondance (mai 1749)^
PHABÉTiQUE par M. D*** (du Molard?) Londres. Aux dépens de la Société, 1749, in-12 de 2 ff. et 211 pp. Titre rouge et noir (C. V. Beuchot, 169 et 169 bis).
Réimpr. en ijSo sous le titre suivant : Connoissance (sic) des beauté^ (sic) et des défauts, etc.. Londres (Paris), in-8 de i f. de titre et 25i pp. (C. V. Beuchot, i2'=''); et en lySi : Connaissance des baiite:ç (sic) etc., La Haye, in-8 de i f. de titre, XXIV, I f. non chiff. , 354 pp. et i p. non chifF. (C. V. Ben). Cette dernière édition s'ouvre par une Préface qui est un pamphlet très acerbe contre Voltaire, et dans laquelle sont reproduits les articles que Fréron, le Mercure et le journal de Trévoux ' avaient consacrés à la Connaissance ; elle se termine (pp. 257-354) par des Remarques critiques sur la Connaissance des beautés et des défauts, etc.. etc..
Voltaire a formellement désavoué cet ouvrage dans sa lettre au président Hénault, du 14 août 174g, et dans une lettre à Kœnig, de juin 1753 (n» 2565 de l'édition Moland). En outre, dans un Avis mis en tête d'Oreste, en 1750, l'auteur avertissait le public « qu'il n'y avait guère d'années qu'on ne débitât sous « son nom des ouvrages qu'il n'avait jamais vus. »
D'autre part, l'auteur anonyme de la Connaissance a protesté dans une lettre datée du i5 octobre 1749, contre le « crime » qu'on lui imputait de vouloir mettre son œuvre sur le compte d'un homme « digne d'admiration et au talent duquel on rend « hommage dans tous les endroits du monde où les lettres « sont connues ^. »
Néanmoins, sur la foi de quelques ennemis déclarés de Voltaire (Collé, Fréron, Roy, Larcher), on a persisté à lui attribuer cet écrit, et les éditeurs de Kehl ont cru devoir l'admettre dans leur édition (t. XLVIII, pp. 277-416).
Il importe de faire remarquer qu'aucune des éditions des Œuvres, données du vivant de Voltaire, ne contient la Connaissance des beautés, et que les éditeurs de Kehl eux-mêmes l'ont publiée comme un ouvrage qui leur semblait « avoir été (.a fait sous les yeux de M. de Voltaire par un de ses élèves. »
La Connaissance des beautés, etc., parut à la lin de la pre-
1. Il sera question plus loin des articles de VAnné(i littéraire et du Mercure.
2. Lettre de l'auteur de la brochure intitulée, etc., à M. RémouJ de Sainte- Albine, dans \e. Mercure de décembre 1749, t. I, pp. 170-172. — Cf. le tome XXIII de l'édition Moland, pp. 424-425.
mière moitié de l'année 174g. Collé, dans ses Mémoires, en parle dès le mois de juillet, et dit qu'on ne peut pas douter que le livre ne soit de Voltaire : « Les pièces détachées de lui « qu'il rapporte, et que lui seul peut avoir dans son porle- « feuille, comme une lettre au roi de Prusse, une autre au « maréchal de Berwik, des scènes entières de Samson forment « une conviction complète que c'est lui-même qui a eu pour « lui-même la complaisance de se louer dans ce livre.» (Journal et Mémoires de Charles Collé. Paris, Didot, 1868, t. I, p. 84.)
Or, la lettre au roi de Prusse, d'où est extrait le passage transcrit dans la Connaissance {a VaTX.\c\e. Lettres familières), avait paru en 1743 dans le tome Vi de l'édition des Œuvres de M. de Voltaire [Amsterdam, in-8, pp. 370-372); — Samson avait été imprimé dans le même volume (pp. 3 à 54); —enfin, la lettre au maréchal de Berwik, dont parle Collé, est de 1707; et Voltaire, à cette époque, n'était âgé que de treize ans.
L'imputation que Collé consignait dans ses Mémoires, Fréron, le premier, la rendit publique. Dans un article de ses Lettres sur quelques écrits de ce temps ', il mit en pièces « l'impertinente brochure, » et insinua clairement que Voltaire seul en était l'auteur, alléguant, pour toutes raisons, le style, qui ressemblait à celui. du maître, et l'orthographe qui était celle qu'il avait adoptée. A quoi l'on peut répondre que s'il avait plu à un admirateur de Voltaire d'imiter son style et d'adopter son orthographe, Voltaire n'en pouvait mais; que si, au contraire, celui-ci avait écrit la Connaissance, il aurait déguisé son style (comme il l'a tait souvent dans d'autres écrits), et suivi, pour une fois, l'orthographe usuelle. — Plus tard, en 1771, Fréron s'applaudira d'avoir le premier, « démasqué » Voltaire, en celte circonstance, et de l'avoir « remis à sa place î. »
Dans le Mercure de France ', Rémond de Sainte-Albine s'occupa à son tour de l'ouvrage, et le déclara fort ridicule. Il ne le mit pas, à vrai dire, sur le compte de Voltaire; mais si on en croit le Mercure, l'auteur anonyme de la Connaissance aurait été bien aise qu'on attribuât la brochure au poète, et il s'était évertué à faire tomber le public dans cette erreur : tout y concourait, le style, l'orthographe et aussi une phrase dans laquelle M. D*** tendait au lecteur un véritable piège : il fei-
i. Lettres sur quelques écrits de ce temps, Genève, 1749, t. I, p. 262, 4 août 176g. Cf. ihid.^ p. 304, le post-scriptum d'une lettre de Roy à Voltaire.