‹ Voltaire. Bibliographie de ses œuvresChapitre 25 sur 94 · ANNÉE · texte numérisé non relu

ANNÉE

Imprimée dans le Journal Encyclopédique du i"' mars 17G0, pages 80-82.

Réimpr. par Beuchot, dans le tome XL de l'édition Let'cvrc, pp. I2g-i3i.

Sur cette Remarque, voyez la note de Beuchot, t. XXIV« de l'édition Moland. p. log.

1644. Les Quand, notes utiles sur un discours prononcé devant l'Académie française, le 10 mai 1760, par m, de Voltaire. S. l. n. d. in-8 de 7 pp. (Bibl. n'« Ln2', 12061 ; C. V. Beuchot, 723).

Une édition anonyme est intitulée : Sixième éditio>j augmentée DES SI ET DES POURQUOI (de l'abbé Morellet), Genève (1760), in-i2 de 20 pp. Frontispice dessiné et gravé par Moreau le jeune (C. V. Beuchot 73) '. On lit sur le titre de cette sixième édition, laquelle est imprimée en rouge, l'épigraphe suivante :

Noii molestus esse omnino litteris Majorem exhibeaiit ne tibi inolestlam.

{Phœd., lib. IV).

Il existe de cette sixième édition une contrefaçon également imprimée en rouge, Genève (1760), in-12, de 20 pp. (C.V. Beuchot, 89G).

Les deux éditions ne diffèrent que par les fleurons du titre et de la page I, et par la lettre initiale Q de la même page.

Voltaire parle des Quand dans une lettre à Saurin, du 5 mai 1760. — Voyez aussi la lettre de d'AIembert à Voltaire, du i^. avril de la même année. S'il faut en croire Grimm, les Quand parurent sous le nom de M. Clodoré; nous ne connais-

t. Ce frontispice représente Voltaire se promenant dans le jardin des Délices. (Cohen, Guide de l'Amaicur des livres à figures, etc.. Paris, Rc.uquelle, 1876, p. 5i3). L'exemplaire de la collection Beuchot n'a pas la gravure.

sons pas d'édition portant ce nom ; mais comme le remarque M. Tourneux « on faisait alors courir avant l'impression ces « petits pamphlets manuscrits, et signés de noms imaginaires. « Grimm en aura peut-être vu une copie portant cette signa- « ture pseudonyme » '.

Le Franc de Pompignan, contre qui sont dirigés les Qu.ind, répondit à l'opuscule de Voltaire par un Mémoire présenté au roi 2. Collé nous apprend que les Quand avaient mis Lefranc au désespoir et qu'il avait fait rim[)Ossible pour en arrêter le débit {Journal et Mémoires, éd. Didot, t. II, p. 227).

Les Qiiand ont été réimprimés dans le Recueil des Facéties Parisiennes pour les six premiers mois de Van i']6o, pp. 33 et suiv. avec V Avertissement ?>\x\\'a.nx : « Le sieur L. F, auteur de la « Prière du Déiste ' que l'on trouvera ici, et du Voyage « de Provence *, ayant été enfin admis à l'Académie française, « fit attendre six mois sa harangue de remerciement et la pro- • « nonça enfin le 10 mai 1760. Mais au lieu de remercier n l'Académie, il fit un long discours contre les belles-lettres et « l'Académie, dans lequel il dit que Tabus des talents, le mé- « pris de la religion, la haine de l'autorité, sont le caractère « dominant des productions de ses confrères; que tout porte « l'empreinte d'une littérature dépravée, d'une morale corrom- <c pue et d'une philosophie altiére qui frappe également le « trône et l'autel; que les gens de lettres déclament tout haut « contre les richesses (parce qu'on ne déclame pas tout bas), et « qu'ils portent envie secrètement aux riches etc..

« Cet étrange discours si déplacé, si peu mesuré, si injuste, « valut au sieur L. F. les pièces qu'on va lire •'. Le sieur L. F. « au lieu de se rétracter honnêtement, composa un mémoire « justificatif qu'il dit avoir présenté au Roi, et il s'exprime V ainsi dans ce mémoire : « Il faut que V Univers sache que le « Roi s'est occupé de mon Mémoire. « Il dit ensuite : « Un homme « de ma naissance. • Ayant poussé la modestie à cet excès, il « voulut encore avoir celle de faire mettre au titre de son ou-

1. Correspondance littéraire, etc., éd. Garniei' frères, t, IV, p. 21^7.

2. Mémoire présenté au roi par M. de Pompignan, le i t may l'^ôo. \vl-\ (Bibl. Nie, Recueil Fontanieu, t. jSq', et in-12 de 33 pp. Cette dernière édition fait partie du Recueil des pièces curieuses et intéressantes (voy. plus loin).

3. La Pricfe universelle, traduite de Vanglaii de Pope. (Voy. le Recueil des Facéties parisiennes, etc..,, pp. g3 et suiv.).

4. Voyage de Languedoc et de Provence, dans la seconde partie des Œuvres diverses de M. L*** F***. Paris, Chaubert, 1753, iu-12.

b. Les Quand, les Si, les Pourquoi, etc., ete

« vrage : Mémoire de M. L. F. imprimé par ordre du Roi. « Mais comme sa Majesté ne fait point imprimer les ouvrages « qu'Elle ne peut lire, ce titre fut supprimé : cette démarche « lui attira YEpitre d'un frère de la Charité^ qu'on trouvera « aussi dans ce Recueil ^. »

Voyez d'autres réimpressions des Qiiand dans le Recueil des pièces curieuses et intéressantes, Amsterdam, du Sau^et, 1760, in-i2, p. 37; — dans le Joli recueil, etc.. Genève, 1760, in-8. p, 73; — dans le tome III» des Nouveaux Mélanges, p. 199; — enfin dans le tome XLVb" de l'édition de Kehl, pp, ii5-i 17.

1645. Plaidoyer pour Genest Ramponeau, cabaretier

A LA COURTILLE, PRONONCÉ CONTRE GâUDON, ENTRE- PRENEUR d'un THÉÂTRE DES BOULEVERTS [slc) 3, PAR

M. V***. Genève, frères Cramer, 1760, m-8 de 14 pp, (C. V. Beuchot, 665 et 666).

Le titre de départ porte : Plaidoyer de Ramponeau prononcé par lui-même devant ses juges.

Réimpr. dans le Recueil des facéties parisiennes, pp. 26-32 ; — dans le Recueil des pièces curieuses etc.; — dans le Joli Recueil etc.; — enfin, dans le tome XLVI' de l'édition dé Kehl, p. 73 .

Voltaire parle du Plaidoyer de Ramponeau dans ses lettres à Thieriot, des 9 juin et 7 juillet 1760, et dans sa lettre à Damilaville du 6 août de la même année. Dans cette dernière lettre Voltaire se plaint « qu'on ait tronqué plusieurs pas- « sages et étrangement altéré le style de cet illustre caba- « retier ^. »

Voyez dans le Recueil des Facéties parisiennes le Mémoire pour le sieur Gaudon, entrepreneur de spectacles sur les bou-

\. La Vanité : voy. notre t. 1, n" b'éb.

2. Cftl Avertissement a été reproduit presque littéralement par les éditeurs de Kehl, tome XLVIe, pp. 113-II4.

3. Voyez la note de Voltaire, dans le tome KKIY-^ de l'édition Molaiid, p. 116.

4. Le texte imprimé dans le Recueil des Facéties parisiennes diilcre en effet, en quelques endroits, du texte de l'édition princeps. Les éditeurs de Kehl ont suivi un texte qui n'est ni celui de l'édition princeps, ni celui de l'édition faisant partie du Recueil des Facéties parisiennes.

levards de Paris, contre le sieur Ramponeau, ci-devant cabaretier à la Courtille (pp. 5-25). Ce Mémoire est signé M« Élie de Beaumont, avocat, et Dargilières, procureur.

1646. Requête adressée a MM. les Parisiens, par B. Jérôme Carré, natif de Montauban, traducteur DE LA comédie INTITULÉE : « Le CaFFÉ OU

l'Écossaise, » pour servir de Post-Préface a la dite comédie, s. /. n. d., in-12 de 8 pp. (C. V. Ben).

1 fig. non signe'e représentant Fréron ; il tient d'une main y Année littéraire, et porte l'autre main à la bouche, comme pour se mordre les doigts. Au bas, on lit l'inscription suivante : « Les Français m'ont jouée; l'Opéra m'a chantée, et les Italiens m'ont écorchée » — Sur une table VEcosseiise ' ; par terre, les Calotins - et ['Ecossaise '.

Une réimpression s. l. n. d., in-8, de 4 pp., porte le même intitulé (C. V. Beuchot, 783) '.

Enfin une troisième édition, dont le titre est le suivant : Requête de J. Carré. Aux Parisiens, s. l. n. d., in-8, a 4 pages (C. V. Beuchot, 780).

Réimpi". dans le Recueil des Facéties Parisiennes . Cf. le Joli recueil, etc., p, 3 {Lettre à MM. les Parisiens) ;\z Seconde suite des Mélans^es de littérature, etc ... p. 9, etc.... Dans les éditions in-4» (t. VI, p. 170); — encadrée {X.. IX, p. 6); de Kehl (t. VIII, p. 7), la Lettre à MM. les Parisiens est au-devant de l'Ecossaise. C'est à la même place que l'ont reproduite les éditeurs- modernes.

1. UÉcosseuse, parodie de l'Ecossaise, opéra-comique en un acte, par M. M. F'" (Panard) et A"" (Anseaumel, représentée sur le théâtre de l'Opéra-Comique (le 4 septembre 1760), Paris. Cidssart, ijôi, in-8 de ib pp. (C. V. Beuchot, i638). — Léris donne cette pièce à Poinsiiiet le jeune.

2. Les Nouveaux Calotins, opcr a-comique^ représentés {sic) pour la 1 "fois le I g septembre i-^Go et jours suivatits. Avignon, Louis Cliambeau, 1760, in-8 de 25 pp. (G. V. Ben.). — Quérard attribue cette pièce à Lesage et Harny [la France littéraire, t. V, p. 23 1).

3. Sur YEcossaise. voj'. notre tome l^r. n»» 222 et suivants. — L'Ecossaise, mise en vers par M. de Lagrange, fut aussi représentée à la Comédie italienne le 20 septembre 1760. {L'Ecossaise, comédie en cinq actes, traduite d-e r Anglais et mise en vers par M. de Lagrange, etc.. Paris, Duclicsne, 1761, in-12 de 107 pp.).

4. Voy. notre t. I, p. .=•;, note l. Cl. la notice du n» 23o.

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