RÉFLEXIONS POUR LES SOTS
Imprimées, en 17Ô0, dans le Recueil des Facéties Parisiennes, pp. 223-328. — Cf. \e Sixième recueil de nouvelles pièces fugitives de M. de Voltaire, Genève et Paris, Ducliesne, lybB, in-8, p. xci, et le tome XLVI= de l'édition de Kehl, p. 49.
1648. Extrait des Nouvelles a la main de la Ville de montauban en quercy, le i *"■ juillet i760.
Imprimé, en 1760, dans le Recueil des Facéties parisiennes,etc. ., pp. 333-234. Cf. le Sixième recueil de Nouvelles pièces fugitives, etc. (voy. le n» précédent), p. LXXXIX; — le tome III des Nouveaux Mélanges, i'j05, p. 207;— le tome XLVl« de l'édition de Kehl, p. i3i-i32.
1649. Préface (du Recueil des Facéties Parisiennes).
Voltaire avait l'intention de mettre à la tête de ce Recueil, dont nous parlerons plus longuement en traitant des Ouvrages édités par Voltaire, « une belle préface, dans laquelle on « aurait vu un parallèle des mœurs de la science, des travaux « de la vie des frères, de leurs belles et bonnes actions, et « des infamies de leurs adversaires » (Voltaire à d'Alembert, 10 juin 1760). — Mais il s'est borné, en fin de compte, aune , Pre/bfce de quelques lignes, que les éditeurs de Kehl (t. XLV1« pp. 3-51, ont allongée de trois alinéas empruntés à VAvertissement mis par Voltaire au-devant du Factum du S' Saint- Foi {sic), qui fait partie du Recueil des facéties parisiennes '. Le dernier alinéa de cette Préface, dans le tome XLVl» de l'édition de Kehl, est des éditeurs eux-mêmes.
Nous avons déjà reproduit, pages 82-83, V Avertissement qui, dans le Recueil des Facéties, précède les Qjiand, etc. . . Nous essayerons d'établir, dans le chapitre consacré aux Ouvrages édités par Voltaire, que ce fut lui-même qui forma ce Recueil, imprimé à Genève, chez les Cramer, et que c'est à tort qu'on n'a pas recueilli, dans ses Œuvres, tous les Avertissements et toutes les Notes dont il a enrichi ce volume.
1650. Dialogues chrétiens ou Préservatif contre
I. p. 147. Cet Avertissement n'a pas cté reproduit par les éditeurs raodenies.
l'Encyclopédie, par M. V***. Genève {Lyon, de Vimp. de Rigolet), 1760, in-8 de 16 pp. (C.V. Beuchot, 201).
Voici comment Voltaire parle des Dialogues Chrétiens, dans sa lettre à d'Argcntal du i" septembre 1760 : « Je cher- « cherai ces Dialogues que vous voulez voir; j'en ferai « faire une copie; tout est à vos ordres, comme de raison. » — Il semble donc que cet opuscule soit bien de Voltaire. Néanmoins, nous le voyons, dès le 5 septembre, désavouer la brochure dans une lettre à Bordes (lettre 4245 de l'édition Moland). Le 10 septembre, Voltaire adressa à M. de Seynas, lieutenant général de police de la ville de Lyon, la lettre suivante, que nous croyons inédite; cette lettre fait partie d'un dossier conservé à la Bibliothèque Nationale et intitulé : La librairie sous M. de Malesherbes. Voltaire. (Fr. Nouv. acq. 1881)'.
« Monsieur, souffrez que j'aie l'honneur de m'adresser à « vous. Un nommé Rigollet, espèce de libraire de votre ville « a envoyé un libelle affreux, imprimé par lui, à un nommé « Bardin, libraire genevois. Ce libelle est intitulé : Dialogues « chrétiens par M. V***, Genève, 1760. L'église de Lyon et « celle de Genève y sont également insultées. J'ai porté mes « plaintes au conseil de Genève. Bardin, interrogé, a répondu « qu'il tenait ce libelle et plusieurs autres de Rigollet qui les « fait imprimer à Lyon; Rigollet a eu de plus l'insolence de « m'écrire la lettre cotée A ^, par laquelle il m'instruit qu'il « possède un autre libelle détestable intitulé : Epitre au D'ia- « ble ^. En même temps il écrit à Rigollet la lettre cotée B,
• par laquelle il lui promet des exemplaires de ce même li- (( belle, qu'il juge excellent.
« La conduite de ce malheureux doit être réprimée et punie.
• J'en écris à M. le duc de Choiseul et à M. le Chancelier. « Mais je m'adresse principalement à vous, Monsieur, vouer lant vous devoir uniquement la suppression d'un tel scan-
1. Dans ce mSme dossier se trouve une lettre de M^e de Pompadour, relative à Tancrède. Nous la reproduisons plus loin dans nos Additions et Corrections aux tomes I et IL
2. Cette lettre, datée du 6 septembre 1760, est jointe au dossier. Il n'y est pas fait mention des Dialogues chrétiens.
3. Voyez différentes éditions de cette Eptlre dans la collection Beuchot, (nos 1275, 1276, 1277, 1278, 1280, 1281). — Nous possédons de cette Epitre une édition in-8 de 16 pp., sur le frontispice de laquelle figure le fleuron qui est imprimé sur le frontispice des Dialogues chrétiens. Les deux brochures sont sorties évidemment des mêmes presses.
« dale. Rigollet possède encore le manuscrit du libelle des « Dialogues citrétiens dont il a fait passer cent exemplaires à « Genève. Je vous supplie. Monsieur, de vouloir bien avoir la « bonté de vous faire représenter le manuscrit et de daigner 0 me l'envoyer sous mon reçu. Si vous aimez mieux me l'en-
• voyer au Conseil de Genève, je vous aurai une extrême
• obligation. C'est une grâce que je vous demande instam- " ment. J'ai l'honneur d'être, etc.. Au Château de Ferney, ■ pays de Gex, par Genève, lo septembre, Voltaire, gentil- » homme ordinaire du Roi. »
On trouve l'explication de l'empressement mis par Voltaire à désavouer les Dialogues chrétiens, dans une lettre non signée, adressée de Lyon à M. de Malesberbes et datée du 3o septembre 1760.
0 Ces Dialogues, dit le correspondant de M. de Malesherhes,
• ont fait beaucoup de bruit à Genève, parce qu'on en a fait t l'application à un M. Vernet, ministre, qui est en tracasserie « avec M. de Voltaire ', et qui est'*'tourné en ridicule dans ces » Dialogues. Le Consistoire de Genève les a fait brûler par la « main du bourreau ; M. de Voltaire s'est plaint à M. de Sey- < nas de l'édition qui a été faite ici de ces Dialogues, l'a prié « d'en saisir les exemplaires et d'obliger Rigollet qui les a « imprimés de lui rapporter le manuscrit et de vouloir bien « le lui envoyer pour qu'il pût se justifier auprès de la Répu- « blique de Genève. M. de Seynas n'a trouvé ni exemplaire « ni manuscrit de ces Dialogues chez Rigollet qui avait eu « soin de les cacher. Rigollet est convenu à une personne de « ma connaissance qu'il avait effectivement imprimé ces Dia-
• logues, qu'on lui avait adressé le manuscrit et qu'on lui « avait joint un petit billet qui lui enjoignait de le brûler, « dès qu'il l'aurait imprimé. Je ne doute pas que M. de Vol- « taire n'en soit l'auteur et les démarches qu'il a faites pour " avoir le manuscrit en sont une preuve. Ce petit tour est « digne de lui et le fait bien reconnaître 2. »
Les Dialogues chrétiens n'ont été réimprimés ni dans les Nouveaux Mélanges, ni dans les éditions in-4'> et encadrée ; mais les éditeurs de Kehl les retrouvèrent sans doute dans les papiers de Voltaire, et les publièrent dans le tome XXXVl" de leur édition, sous les titres suivants : Entretien XXX' entre
1. Sur Vernet et ses démêlés avec Voltaire, voyez Desnoiresterres, Voltaire et Genève, pp. 60 et suivantes.
2. Bibl. N'o, Ms. Fr. Nouv. acq. 1 181, ff. S et 9.— Voir dans le môme dossier (ff. 14 et i5) l'expédition du procès-verbal dressé par M. de Seynas, à la suite d'une perquisition faite chez Rigollet, le 11 septembre 1760,
un prêtre ' et un encyclopédiste (pages 335-54o); — Entretien XXXI' entre un prêtre et un ministre protestant (pages 341-549). C'est à tort que Que'rard a donné à ces Dialogues la date de 1761 (voy. le n» 47 de sa Bibliogr. Volt.).
161 1. Lettre civile et honnête a l'auteur malhonnête DE LA critique DE l'HiSTOIRE UNIVERSELLE DE M. DE V***, qui n"a jamais fait d'histoire UNIVER- SELLE. Le tout au sujet de Mahomet. Genève, 1760, in-i2 de 44 pp. Titre encadré. (C. V. Beuchot, 71, 452 et 4Î3.)
Grimmparlede cette édition, en juin 1760 {Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. IV, p. 243). Mais dés le mois de mars, la Lettre civile et honnête avait été imprimée dans le Journal encyclopédique (du i" mars, pp. 83-99), ^ '^ suite de la Remarque au sujet d'aune omission, etc.. (voy. le n"" 1643).
La Critique de l'Histoire universelle de M. de Voltaire au sujet de Mahomet et du Mahométisme, avait eu deux éditions : s. l. n. d., in-4'' de 34 pages (C. V. Beuchot, 1002), et s. i. n. d., in-8° de 43 pp. (C. V. Beuchot, 71).
Sur les circonstances qui donnèrent lieu à la Lettre civile et honnête, voyez la note de Beuchot, t. XXIV de l'édition Moland, p. 109.
La. Lettre civile et honnête, etc.... est au tome III* Aqs Nouveaux Mélanges (i-jGb). p. i5; au tome X\' de l'édition in-4, p. 328 ; au tome XXXIII de l'édition encadrée, p. 400 ; enfin au tome XXVIII de l'édition de Kehl, p. 191.
Voltaire en parle dans sa lettre à d'Argental, du 17 mars 17G0.
ïù'fi. Lettre de M. Cubstorf, pasteur de Helmstad. a m. Kirkerf, pasteur de Lauvtorp, du 10 octobre 1760.
I. Le prêtre du premier Entretien est quelque rédacteur du Journal chrétien: Tiublet, Dinouart, Joaniiet. (Note de M. André Lefèvre, Dialogues et entretiens philosophiques (de \'oltaire), Paris. Lemerre, 1878,1. I, p. 23J'l. — Les Lettres sur les ouvrages et œuvres de piété (ou Journal chrétien), Paris, Chaubert, Hérissant et Panckoucke. 1754-1764, forment 58 vol. in-12.
niP.rJOGRAPHlIÎ DE SRS ŒUVRES Sq
Imprimée en 1764, dans les Contes de Guillannie Vadé. S. l. {Genève), pp. 275-280.
Réimpr. dans le tome XVI de l'édition in-4, p. 5i, et dans le tome XXXIV'' de l'édition encadrée, p. 25 i.
La Lettre de M. Cubstorfest au tome XLIX« de l'édition de Kehl, p. i32.
16,;;. Fragment d"une lettre de Lord Bolingbroke.
C'est à tortqueBeuchotditquece morceau aétc imprimé pour la première fois dans l'édition de ijjb (encadrée), i. XXXVII», p. 3o6. — On le trouve dès 176S, à la suite de l'Homélie du pasteur Boum précitée à Londres, le jour de la Pentecôte, s. l. {Genève), in-8, pp. 14-16 (voy. plus loin). Cf. les Pièces nouvelles de Monsieur de Voltaire. Amsterdam, 1769, in-i(j, pp. 135-140 « (C. V. Beuchot, 661); — le tome I" de YEvangile du jour, Londres, l'jbi.) t\. seconde édition augmentée, Londres, 1772; enfin l'éditLon de Kehl, t. XLIX, p. i iq.
Condamné par décret de la cour de Rome du i*'' mars 1770 [Iniex librorum prohibitorum, Modxtia:, i83o, p. 200].
1654. Avis.
Impr, dans le Mercure àt février 1761, pp. 223-224, sous le titre suivant : Avertissement de la part de AI. de Voltaire ; et dans Iq Journal e>icyclopédique du i" février 1761, pages 145-146, sous ce titre : Avis envoyé par M. de Voltaire pour être inséré dans ce journal.
Sur cet Avis, relatif à la brochure intitulée : Ode et Lettres à M. de Voltaire en faveur de la famille du grand Corneille par M^ Lebrun, avec la réponse de M. de Voltaire. Genève et Paris, Duchesne , 1760, in-B" de 32 pp. (Bibl. N'" Ln'''', 6841), voyez les lettres de Voltaire à Lebrun (g décembre 1760 et 2 février i76i);à Thieriot (3i janvier 1761) et à Damilaville (2 février 1761). Cf. les notes de Beuchot, t. XXIV de l'édition Moland, pp. 150 et 160.
i. Ce recueil contient : Les droits des hommes et les Usurpations des autres (pp. 1-54); — \e Discours aux confédérés catholiques de Kaminick en Pologne (pp. 53-73); — les Colimaçons du révérend père Lescarbotier (pp. 75-1 14); — Y Homélie du pasteur Boum, suivie du Fragment de la lettre de lord Bolingbroke (pp. 115-140); enfin les Trois empereurs en Sorbonne (pp. i^i-i | )).
Réimpr. par Beuchot, dans le tom2 XL de l'édition Lefèvre, pp. 194.196.
1655. A Monsieur le Lieutenant Criminel du pays de Gex et aux juges qui doivent prononcer avec lui
EN première instance.
Nous ne connaissons pas la première édition de cette Requête qui a été réimprimée par les éditeurs de Kehl, t. LVII, pp. 123-127. ^'^ lit dans une note de la page i23. «La requête
• qui suit rédigée probablement par M. de Voltaire, et qui
• fut imprimée dans le temps, présente les détails de cette
• affaire » (l'affaire d'Ancian, curé de Moëns, village du pays de Gex). Ancian était accusé d'avoir tendu un guet-apens à trois jeunes gens du bourg de Sacconney, qui étaient allés souper, au hameau de Magnj'^, chez une veuve Burdet 1 .
Une lettre du père Fessy à M. le Bault, du 26 février 1761 ^y nous apprend également que cette Requête, composée par Voltaire, avait été imprimée, et qu'on en trouvait à Dijon quantité d'exemplaires. Dans cette même lettre, le père Fessy dit que Voltaire avait composé et fait imprimer, à l'occasion du procès criminel intenté à Ancian, un autre mémoire très répandu à Dijon. Ce mémoire, daté du 3o janvier 1761, était sïgné Decro^e père, Joseph Decro^e Jils, et Vacitat procureur. Decroze fils était la prétendue victime du curé. Nous n'avons point retrouvé cette pièce, qui n'a pas été recueillie dans les Œuvres de Voltaire. C'est sans doute à ce Mémoire que Voltaire fait allusion, dans sa lettre à d'Argental du 3o janvier 1761.
1656. Lettres sur la nouvelle Héloïse ou Aloisia de Jean-Jacques Rousseau, citoyen de Genève. S. l. [Genève), 1761, in-8 de 27 pp. (BibL n'% Y^ 488 + AA). — S. /. {Paris?) 1761, in-8 de 29 (27) pp. (C. V. Beuchot, 528).
Le titre de départ porte : Lettres à Monsieur de Voltaire.
1. Voyez Desnoiresterres, Voltaire el Rousseau, pp. 43 et suivantes. Cf. nn^ Note sur l'affaire Decroie , dans les Lettres de Voltaire à M. le conseiller Le Bault. Paris, Didier, 1868, in-8, pp. 18-19.
2. Lettre 4475 de la Corresvondancc, dans l'édition Moland ft. XLI, pp. 218-221).
La première lettre datée du 20 janvier fjhi, est sigaée le marquis de Ximenez ; mais Ximenez fut en cette occasion le prête-nom de Voltaire. Dès le i'"' février 1761, Grimm annonçait dans sa Correspondance que les quatre lettres sur la Nouvelle Héloise, quoique signées par Ximenez, étaient de Voltaire'. Grimm était bien renseigné. Les Lettres sur la Nouvelle Héloise ont été en effet écrites par Voltaire ^, et imprimées à Genève chez les Cramer.
L'édition en 29 pp. est réimprimée page par page, ligne par ligne, sur l'édition en 27 pp. Mais dans l'édition en 29 pages, les pages sont cotées 5, 6, 7, 8, etc., au lieu de 3, 4, 5, 6, etc..
C'est l'édition en 27 pages qui a été donnée par les Cramer, C'est cette édition que Voltaire envoya à madame d'Epinai, le 19 février 1761. u Quoique ma belle philosophe n'écrive qu'à « des huguenots, cependant un bon catholique lui envoie ces « petites Lettres. On suppose, en les lui envoyant, qu'elle est « très engraissée : si cela n'est pas, elle peut passer la page 20 « où l'on reprend un peu vivement l'ami Jean-Jacques d'avoir « trouvé que les dames de Paris sont maigres ■'. »
Il est encore question des Lettres sur la Nouvelle Héloise dans les lettres de Voltaire à d'Argental (16 et 18 février 1701); àDamilaville (18,27 février et 19 mars); à d'Alembert (ig mars), etc... etc.. Sur ces Lettres, voyez la France littéraire de Quérard, t. X, pp. 55o-55i, et Desnoiresterres, Vo/fa/rce^ Rousseau, pp. 89 et suiv.
Réimprimées, en 1761, dans le volume intitulé : Dom Carlos, tragédie en cinq actes tt en vers, précédée et suivie
1. Correspondance littéraire, éd. M. Tourneux, t. IV, p. ?.|7.
2. Sauf les premiijres et les dernières lignes de la première lettre (voy. V Avertissement de Bcuchot, Œuvres complètes de Voltaire, éd. Moland, t. XXIV, pp. i63 et 166). Nous n'avons pas retrouvé dans la collection lieuchot le manuscrit dont il est question dans cet Avertissement. Dans ce manuscrit acheté par Beuchot, en 1820, à la vente de Mme Dufour de Villeneuve, sœur de Naigeon, les premières et les dernières lignes de la première lettre étaient de Ximenez. « Je ne sais de qui est le commencement du manuscrit, « ajoute Beuchot; mais à partir de la tin de la troisième lettre, il est de \Va- « gnière, secrétaire de Voltaire. Dans la première lettre il y a en interlignes, H des corrections de la main de Ximenez, qui la plupart du temps n'a fait que « substituer la première personne du singulier à la première personne du « pluriel. Les changements à la seconde lettre, aussi en interlignes, sont de la « main de Voltaire. » Cf. les notes de Bcuchot, t. XXIV de l'édition Moland, pp. 166, 169, 17J.
3. Voltaire à Mme d'Epinai, 19 février 1761. — Le passage auquel Voltaire fait allusion se trouve en effet à la page 20 de l'édition en 27 pp.
de poésies diverses par le marquis de Ximenez. La Haye (Genève, Cramer), 17Ô1, in-S" (Bibl. N'« Y, 557^, A) '.
C'est à propos de cette réimpression que Fréron écrivait dans l'Année littéraire (t. VI« de 1761, pages 3490 5o) : « A la fin a de ces petites pièces on est étonné de voir des Lettres sous « le titre : Lettres sur la Nouvelle Héloïse, etc.. Il n'est pas « possible qu'un homme de lettres quia du goût, de l'esprit, « et de riionncteté, se soit abandonné à de pareilles indécena ces contre M. Rousseau. •
Signalons encore les réimpressions de 1762 et 1772, dans le tome \b de la Nouvelle Héloïse [Lettres de deux amants, habitants d'une petite ville au pied des A Ipes, recueillies et publiées par J.-J. Rousseau. Amsterdam, M. M. Rey, 1762 et 1772, fi vol. in-i2. — Bibl. N'« Y") 2, et de 1770 dans le tome III des Choses utiles et agréables, pp. 'i\i-'ii% (Lettre de M. le marquis de Chimène sur la Nouvelle Héloïse ou Aloïsia de Jean-Jacques '. Les Œuvres de M. le marquis de Ximene^, ancien mestre de camp de cavalerie. Nouvelle édition revue et corrigée, Paris, 1772, in-8 (Bibl. N'« Y. 6402, O. 17), ne contiennent pas les Lettres sur la Nouvelle Héloïse.
Ces lettres n'ont été admises dans les Œuvres de Voltaire qu'en iS3o. (t. XL de l'édition Beuchot, pp. 203-228)'.
1657. Anecdotes sur Fréron, écrites par un homme
DE lettres a un MAGISTRAT QUI VOULAIT ÊTRE INS-
I. Notons toutefois que rosemplaire de la Bibliothèque Nationale n"a pas les Lettres à M. de Voltaire [sur la Nouvelle Héloïse], quoique la Table des matières porte l'indication de cet ouvrage.
2. Quérard cite une autre réimpression des Lettres sur la Nouvelle Héloïse, à la suite d'une édition de 1777 de la Nouvelle Héloïse {voj'. Xa. France littéraire, t. VIII, p. 21 5).
3. On n'a réimprimé dans le tome III des Choses utiles que des fragments des Lettres sur la Nouvelle Héloïse.
4. Nous avons déjà eu l'occasion de parler dans notre tome I", pp. 323 et 489, d'une complainte en cinquante-sept couplets sur les amours de Saint- Preux et de Julie. Cette complainte intitulée, dans l'édition princeps, dont nous possédons un exemplaire: La Nouvelle Héloïse, romance, s. l. n. d., in-i2 de 22 pp. a été attribuée à Voltaire, par M. O. Honoré. Mais il suffit de lire quelques couplets de cette romance (qui se chantait sur l'air : « Que ne suis-je la fougère ») pour acquérir la conviction qu'elle n'est point de \'oltaire.
BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES g3
TRUIT DES MŒURS DE CET HOMME. S. /. II. d. [Gentve,
Cramer, 1770), in-8 de 15 pp. (Bibl. n'^ La-', 0012.)
Les Anecdotes sur Fréron sont-elles bien de Voltaire? Il est permis d'en douter. Une lecture attentive de la Correspondance des années 1760, 1761, 1770 et 1777 démontre d'une façon à peu près évidente que le manuscrit de ce pamphlet fut envoyé à \'oltaire par Thieriot, et que Voltaire se borna à publier, peut-être en les retouchant, les notes qui lui avaient été fournies par son correspondant.
La véritable place àas Anecdotes sur Frérun est donc parmi les Ouvrages dont Voltaire a été l'éditeur.
Dès le 20 auguste 1760, on voit Voltaire écrire à Thieriot : « On peut tirer parti de l'histoire d'Elie Catherin, né à Quim- « per-Gorentin. Il est bonde faire connaître les scélérats... . Et le 29 auguste de la même année, il mande à Damilaville qu'on lui a « oivoyé des mémoires » sur la vie de Fréron, « dont il y a, dit-on, plusieurs copies dans Paris. »
Le 6 février 1761, Voltaire écrivant à Le Brun, lui dit que « les Anecdotes sur Fréron sont du sieur de la Harpe, jadis « son associé et friponne par lui. Thieriot, ajoute Voltaire, « m'a envoyé ces Anecdotes écrites de la main de la Harpe. « Voici quelques exemplaires qui me restent... » Et Le Brun, dans une lettre non datée, mais qui doit être du commencement de février 1761, répond à Voltaire : « A propos de cou-
• leuvre, j'ai reçu les onze exemplaires des Anecdotes contre « le serpent Fréron *. »
Une seconde édition de cts Anecdotes fut envoyée à d'Argental le 3 avril, et à Le Brun, le 6 avril 1761. • Voici, mon- « sieur, une seconde édition du mémoire que monsieur Tliie- ' riot m'avait fait tenir. La première était trop pleine de fau- « tes. Si vous voulez encore des exemplaires, vous n'avez qu'à
• parler • (Voltaire à Le Brun, 6 avril 1761).
Il est au moins étrange que ni l'une ni l'autre de ces deux éditions de 1761 ne nous soient parvenues. Ce qui est encore plus curieux, c'est que la Correspondance de Grinim et les Me-
1. Œuvres de Ponce Denis (Ecoucliard) Le Brun (Odition Ginguené) Paris Warée, iSii, 4 vol. ii)-8, t. IV, p. 24. — Dans cette lettre, Le Brun regrette que « dans ce petit Freroniana on ait oublié d'insérer un fait aussi « plaisant que véritable, c'est la tabatière d'or mystiliée à Piron. » Voy. dans les Œuvres inédites de Piron (éd. H. Bonhomme, Paris, Poulet-Malassis et Je Broise, iBSg, in-8, pp. i(j5 et suiv.), l'histoire de cette u myatilicalion « racontée par Piron.
moires secrets parlent, en 1770, des Anecdotes sur Fréron, comme d'une nouveauté. (Voyez la Correspondance de Grimni, éd. M. Tourneux, avril et juin 1770, t. VIII, p. 495 et t. IX, pp. 02-63; cf. Mémoires secrets, 3 'septembre 1770).
Grimm et Bauchaumont n'hésitent pas à mettre les Anecdotes sur le compte de Voltaire. • Il est aisé, dit le premier,
• de reconnaître la main qui a daigné tracer l'histoire des
• mœurs, faits et gestes de ce folliculaire...' » Et Bachaumont fait remarquer « qu'on reconnaît parfaitement M. de Voltaire « au style et à ce talent particulier qu'il a pour dire des in- « jures.» (Additions. Année 1770, t. XIX, p. 214). Mais Voltaire trouvera absurde qu'on lui impute « la forme et le style
• d'un tel ouvrage « (voyez sa lettre à Dorât, du 6 auguste 1770); et lorsqu'en 1770, les Anecdotes furent publiées d'abord dans le tome II des Choses utiles et agréables, Berlin (Genève, 1769 (1770), pp. 33o-362), et ensuite, avec des augmentations-, en une petite feuille in-8 de i5 pp., il ne manqua pas de faire un appel pressant à la mémoire de Thieriot :
• Vous souvenez-vous, lui dit-il, dans sa lettre du 17 juin
• 1770, d'une espèce de Vie de Catherin Fréron, dit Aliboron, ' que vous m'envoy^dtes manuscrite il y a vraiment dix années. a Je ne savais ce qu'elle était devenue : je la trouve imprimée . dans un recueil intitulé : Les Choses utiles et agréables;
• mais on en a fait une autre édition particulière, à laquelle « on ajoute la lettre d'un sieur Royou, beau-frère d'Aliboron, « avocat aa parlem.ent de Rennes, lequel se plaint que son » beau-frère, ayant servi d'espion dans les troubles de Bre-
• tagne, l'accusa d'avoir écrit en faveur de M. de La Chalotais, « obtint une lettre de cachet contre lui, vint lui-même le saisir
• avec des archers, le lit enchaîner et le conduisit en prison, « en tenant le bout de la chaîne ^. » Voltaire écrira encore le 25 juin 1770, à M"" d'Argental : • Thieriot nous envoya ce « chef-d'œuvre il y a environ huit ans... » ; et le 16 juillet, à d'Alembert : • Thieriot ne sera pas assez lâche pour nier
• qu'il m'ait envoyé l'original des Jl>2ec<io^e5 imprimées. • Cf. Voltaire à Thieriot, 8 auguste 1770.
1. Pourtant, en juin 1770, Grimm écrit : « Sérieusement je n'ai garde d'ac-' 0 cuser le patriarche de ce tas d'ordures détestables; c'est quelque 1 hieriot ou « quelque abbé de La Porte, tout aussi grand gueux que Fréron, qui lui fouf (t nit ces infamies, dont il a ensuite la faiblesse de souiller sa plume dans un B moment de désœuvrement. »
2. Voyez le tome XXIV de l'édition Moland, pp. 1S7, note 12, 188, note 2, et 189, note i. Cf. Voltaire à Thieriot, 11 juin 1770.
3. Sur cette lettre de Rojou, voyez Voltaire à d'Alembert. 10 mars et 27 avril; — au marquis de Florian, 21 mars; — à d'Argental, 22 avril: — à Alnis d'Argental, 23 juin 1770.
BIBLIOGRAPHIE DE SES ŒUVRES o5
Voltaire a désavoué encore les Anecdotes sur Fréron dans ses lettres à Dorât (6 auguste 1770); à M. Tabareau (8 auguste de la même année); à M. M*''* (25 février 1777: lettre qgSg de l'édition Moland) ; enfin à La Harpe (8 avril 1777). « Soyez « persuadé, dit-il dans cette dernière lettre, qu'il n'y a per- « sonne, dans la littérature, d'assez vil et d'assez insensé pour • vous attribuer jamais ces Anecdotes sur feu Zoïle Fréron. 11 « n'y a qu'un colporteur qui puisse les avoir écrites. »
RéÈmpr, en 1770 dans une brochure intitulée : Dieu. Ré' panse au Système de la Nature, s. l. n. d., in-S" de 56 pp. (G. V. Beuchot, 290 et 1 144] '.
Les Anecdotes sur Fréron n'ont été admises dans les Œuvres de Voltaire qu'en 1825 (tome XXXVI'' de l'édition en qb volumes; pages 3-14). Les éditeurs avaient suivi le texte du tome II des Choses utiles et agréables. Beuchot a réimprimé les Anecdotes sur Fréron, d'après l'édition séparée de 1770 décrite en tête de ce numéro.
L'auteur des Anecdotes ayant rangé Dorât parmi les • croupiers • qui fournissaient des extraits à Fréron, (voy. le tome XXIV de l'édition Moland, p. 1S6), Dorât répliqua par l'épigramme suivante :
« Un jeune homme bouillant invectivait Voltaire :
« Quoi, disait-il, emporté par son feu, <i Quoi, cet esprit immonde a l'encens de la terre? « Cet infâme Archiloque est l'ouvrage d'un Dieu! « De vice et de talent quel monstrueux mélange! « Son âme est un rayon qui s'cieint dans la fange! (I II est tout à la fois et tyran et bourreau; i< Sa dent du même coup empoisonne et déchire; « Il inonde de fie! les bords de son tombeau, « Et sa chaleur n'est plus qu'un féroce délire.
I. Cette brochure fait partie du tome VIII de VEvangila du jour ; mais elle ne se trouve pas dans tous les exemplaires de ce tome VI [I, sur le frontispice duquel elle n'est d'ailleurs pas indiquée. Cf. la seconde édition de l'Evangile du jour, t. VIII (de 1778) pp. 163-176. —La brochure intitulée: Dieu, etc., est une réponse de Voltaire au Système de la Nature ou des Lois du Monde physique et du Monde moral, par M. de Mirabaud (d'Holbach). Londres, 1770, 2 vol. in-S de 370 et 412 pp. Sur cotte brochure voyez les tomes XVIII et XIX de l'édition Moland, pp. 376 et Un ; Voltaire à d'Alembert, 27 juillet et 2 novembre 1770; — à Frédéric, 27 juillet; — à M™" du Deffand, 8 auguste, 2 septembre et 21 octobre; — à Mm= de Choiseul, 20 auguste et 2 septembre; — à Maupeou, 22 auguste; — à Mme Neclvcr, 23 septembre; — au duc de Richelieu, 8 octobre et i" novembre; — à (^ondorcet, 1 1 octobre ; — au marquis de Villevieille, 16 ou 17 novembre; — d'Alembert à Voltaire, 4 auguste ; — Mme du Deffand à V^oltaire, 22 août; — Frédéric à Voltaire, 16 septembre
q6 VOLTAIRE
1^ Un vieillard l'écoutait, sans paraître étonné: « Tout est bien, lui dit-il. Ce mortel qui te blesse, « Jeune homme, du ciel même atteste la sagesse; « S'il n'avait pas écrit, il eût assassiné! u '
1658. Appel a toutes les nations de l'Europe des
JUGEMENTS d'uN ÉCRIVAIN ANGLAIS OU MANIFESTE AU sujet des honneurs du pavillon ENTRE LES THEA- TRES DE Londres et de Paris. S. /. {Paris, de l'impr. de Grange), 1761, in-8 de 2 fF. de titre et 1 1 1 pp. (Bibl.n'°Z, et C. V. Beuchot. 225). Titre rouge et noir.
Le faux titre porte : Suite de la Collection complète des Œuvres de M. de.... Nouveau volume pour joindre aux autres. Seconde partie *.
L'Appel aux nations, etc.. fut écrit par Voltaire en réponse à deux articles parus dans le Journal encyclopédique des i5 octobre et i" novembre 1760 '.
Beuchot dit que 1'^^/;^/ parut en mars lybr. Cependant il en est quesûon dans la. Correspondance de GrinDn, dés le i5 janvier 1761. jGrimm nous apprend que l'ouvrage fut imprimé à Paris, et qu'il était tiré d'un nouveau volume des Œuvres de Voltaire « imprimé à Genève, pour servir de suite « à rédition de ses Œuvres faite en cette ville \ » La corres-
1. Mémoires secrets, 27 juillet 1770. Cf. la note de Beuchot, t. XXIV de l'édition Moland, p. t80.
2. Les mots : Seconde partie ne se lisent pas sur tous les exemplaires (voy. C. V. Beuchot, 22). — Il avait paru en 1761 un volume ayant pour titre : Mélanges de littérature, d'histoire, de philosophie, etc.. S. l. [Paris, de l'impr. de Grange], in-8 de 2 ff. de titre et 94 pp. (C. V. Ben), contenant : les Entretiens d'un sauvage et d'un bachelier (pp. 1-22) ; VEnlretien d'.lrisle et d'Acrotal (pp. 23-34); VHistoire d'un bon bramin (pp. 35-42) : les morceaux intitulés : Des Allégories (pp. 43-53): du Polythéisme (pp. 54- 65) ; l'Oie sur la }nort de S A. R. Mme la princesse de Bareith (pp. 66-94}. On lit au faux titre de ce volume ; Suite de la Collection complète des Œuvres de M. de ''*''■. Nouveau volume pour joindre aux autres. Première partie. L'Appel à toutes les nations, etc., forme la Seconde partie d<t ce recueil.
3. Parallèle entre Shakespeare et Corneille, traduit de l'anglais; Journal encyclopédique du i5 octobre, pp. ioo-io3; — Parallèle entre Otivay et Racine, traduit littéralement de l anglais ; Journal encyclopédique du H'' novembre, pp. 122-126. Selon M. Moland {Œuvres de Voltaire, t. XXIV, p. 191), ce dernier article est de l'abbé Prévost.
4. Correspondance de Grimm, éd. .M. Tournoux, t. IV, p . 341.
BIBUOGF^AFHIE DE SES ŒUVRES
pondance de Voltaire jette quelque lumière sur les circonstances dans lesquelles se fit l'impression de VAppel aux nations. Le i6 décembre 1760, Voltaire annonce à d'Argental qu'il enverra incessamment « au petit Prault un ouvrage sur
• les théâtres qu'il croit assez neuf et assez intéressant... J'a- « muserai d'abord mes anges de ce petit traité, et je supplierai « très instamment que Prault ne sache pas qu'il est de moi, « ou du moins, qu'il mérite les petits services que je peux lui
• rendre, en feignant de l'ignorer. • Cf. Voltaire à Prault fils (lettre 4378 de l'édition Moland); — Voltaire à d'Argental, 6 janvier, 16 février, iget29 mars 1761. A cette dernière date, VAppel a paru ; Prault l'a donné au public, • malgré tout ce
• que Voltaire a exigé de lui ». Dans la lettre de Voltaire à d'Argental, du ig mars 1761, il est question d'une contrefaçon, faite par Prault, de la Seconde suite des Alélanges de littérature, d'histoire, de philosophie etc..- Nous ne connaissons pas l'édition parisienne de la Seconde suite des Mélanges; mais VAppel aux nations, ainsi que le volume intitulé Mélanges de littérature, d'histoire et de philosophie etc.. dont nous avons parlé ci-dessus ont été imprimés à Paris pour Prault fils, par Grange. Peut-être est-ce à ce dernier volume que Voltaire fait allusion, dans sa lettre à d'Argental.
Sur VAppel aux nations, etc.... voyez encore les lettres 45ig, 4323,4528, 4541, 4352 de l'édition Moland. Dans la lettre 4541 (Voltaire à Damilaville, 8 mai 1761), l'auteur se plaint des fautes typographiques dont fourmille VAppel aux nations. Il s'agit de la bévue que le duc de La Vallière fit commettre à Voltaire en lui signalant, comme tiré des sermons imaginaires d'un P. Codrus ou Codret, un passage licencieux emprunté aux Sermons d'Urceus Codrus ' (voyez r.4)^£';-fmement de Beuchot en tête de VAppel aux nations, t. XXIV de l'édition Moland, pp. 191-192). Le duc de La Vallière avoua publiquement a qu'il avait mis Voltaire dans l'erreur» et regretta de l'avoir « exposé à la critique des envieux. « (Voyez la lettre 43 1 g de l'édition Moland.)
L'Appel aux nations etc., fut réimprimé en 1764, dans les Contes de Guillaume Vadé (voyez notre t. I, n» 660), sous le titre suivant : Du Théâtre anglais par Jérôme Carré (pp. 1 5 1-2 10), et avec des additions et des changements dont la plupart ont été indiqués par Beuchot (voyez le tome XXIV de l'édition Moland, pp. 196, igS, 206, 208, 212, 21 3, 2! 5, 216, 21 g). — Ce titre : Du Théâtre anglais, etc.. a été maintenu dans les éditions in-4» et encadrée (voyez le tome XV^ de l'édition in-4".
I. Antonii Codri Urcei... opcra quœ cxslant omnia... Basilcœ. pcr IIciiricum Pclrum (040), 111-4, (Bibl. N'i', Z. 1968. —Cf. Z. iqij; A).
pp. 466-497 et le tome XXXIV' de l'édition encadrée, pp. 140-177. — Cf. l'édition de Kehl, tomeXLVII, pages 290-3 1 5) >.
1659. Parallèle d'Horace, de Boileau et de Pope.
Ce morceau fut écrit à l'occasion d'un Parallèle entre Horace, Boileau et Pope, traduit de Vanglais, qui avait paru dans \q Journal encyclopédique au i" novembre 1760^ (pp. 122- 126). Il a été imprimé en 1761, à la suite de l'Appel à toutes les nations, etc.. (pp. gS-iii) et réimprimé en 1764, dans les Contes de Guillaume Vadé (pp. 21 1-22 1;. Dans les éditions in-4» et encadrée, il est aux tomes XV, page 876, et XXXIV, p. 02.
Enfin, les éditeurs de Kehl lui ont rendu la place qu'il occupait dans l'édition princeps, et l'ont réimprimé à la suite du morceau intitulé : Du Théâtre anglais, etc.. (t. XLVII, pp. 316-324).
1660. Avertissement aux éditeurs de la traduction anglaise (des œuvres de Voltaire).
Ç.tX. Avertissement a. été imprimé dans le Journal encyclopédique du i5 mars 1761, pp. i29-i3o-, il y est accompagné de cet Avis :
« Au moment où nous allions annoncer l'édition de la tra- • duction en anglais des ouvrages de M. de Voltaire, qu'on se « propose de donner à Londres, nous recevons de cet illustre t écrivain l'Avertissement suivant ».
Réimprimé dans le tome XL de l'édition Lefèvre (Beuchot), p. 3o5.
1661. Rescrit de l'Empereur de la Chine, s. l. n. d. (Paris), 1761) in-8 de 4 pp. (C V. Beuchot, 788).
Le Rescrit de l'Empereur de la Chine fut écrit par Voltaire à l'occasion de l'Extrait du projet de paix perpétuelle de M. l'abbé de Saint-Pierre par J.-J. Rousseau, citoyen de Genève. S. l. (Paris), 1761, in- 12 de 114 pages et i figure (Bibl. N", E. 223i).
I. Le morceau intitulé : Des divers changements a)-Hvés à l'art tragique (\o\: l'édition Moland, t. XXIV, p. 211), a été détaché, par les éditeurs de Kehl. de l'opuscule de Voltaire, et placé .aux pages 272-281 du tome XLVII de leur édition.
;. L'est à tort que Beuchot dit : du i5 novembre.
Envoyé à Cideville, le 26 mars, et à madame d'Epinai, en avril 1761 (lettre 45io de l'édition Moland), le Rescrit de l'Empereur de la Chine fut imprimé dans le Journal encyclopédique du i'"^ mai 1761, pp. 99-104,
Dans l'édition en 4 pp., et dans le Journal encyclopédique, le titre de départ porte simplement : Rescrit de l'Empereur de la Chine. Dans le tome IH des Nouveaux Alélanges etc., p. 365 ; dans l'édition in-4'', t. XVII, page 482 ; dans l'édition encadrée, t. XXXVIl, p. m, on lit : Rescrit, etc. à l'occasion du Projet de paix perpétuelle. Voyez une autre réimpression s. l. n. <i., in-S» de 4 pp. (pagin. n-14), dans la collection Beuchot, n» 789. Nous ignorons à quelle brochure appartient cette édition.
Sur le Projet de paix perpétuelle et le Rescrit de l'Empereur de la Chine, voyez la Correspondance de Grimm du i" mai 1761, tome IV= de l'édition M. Tourneux, pp. 394 et suivantes.
1662. Lettre de M. Clocpitre a M. Eratou sur la
QUESTION : SI les JUIFS ONT MANGÉ DE LA CHAIR HU- MAINE ET COMMENT ILS l'aPPRÊTAIENT.
Cette Lettre est de 1764 et non de 1761 (voy. les Contes de Guillaume Vadé, pp. 281-286). — C'est la Lettre de M. Eratou à M. Clocpicre {sic), imprimée en tête du Cantique des Cantiques (voyez notre t. I, page 174) qui est de 1761.
Réinipr. dans l'édition in-4'', t- XVI, page 54, et dans l'édition encadrée, t. XXXIV, p. 255. Dans ces deux dernières réimpressions, on lit : Clocpicre. Cf. l'édition de Kehl, t. XLIX, page 164.
1663. Conversation de Mr l'intendant des menus en EXERCICE AVEC M. l'abbé ***. S. l. II. ^ d. {Paiisf 1761), in-i2 de xxivpp. (C. V. Beuchot, 177).
Grimm nous apprend que cet opuscule fut tiré seulement à trente exemplaires {Correspondance littéraire..., i5 juin 1761, éd. M. Tourneux, t. IV, p. 427 '.)
L'ouvrage signé : George Avenger, est daté, dans Tédition pr inceps, du 20 mai 1761.
1. Cf. une lettre de Voltaire à Damllaville, du i5 auguste 1701 : « Oii a eu « graud'peineà trouver le Gri^el qiiQ demandent les frères. »
En l'envoyant, le 3i mai, à madame de Fontaine, Voltaire donne la Conversation comme l'œuvre d'un M. Dardelle.
Réimpr. en 1762, dans le Cinquième Recueil de nouvelles pièces fugitives de M. de Voltaire. Genève et Paris, Duchesne, Jn-B», pp. V à XXVIIl, sous le titre suivant : Conversation de AI. l Intendant des Menus en exercice avec M. l'abbé Gri:çel. « Pour bien entendre cette Conversation », dit un Avertissement imprimé au verso du titre • il faut savoir que M"« Clai-
• ron, actrice de la Comédie Française, avait un procès au
• Parlement. M. Le Dain, avocat de son adversaire, traita dans « son discours les comédiens d'infâmes, selon l'ordre des lois.
• M. Huerne, avocat de M"« Clairon, répliqua par un discours « des plus vifs en faveur des comédiens. Le Parlement a fait « brûler le discours de M. Huerne parla main du bourreau; « mais M. le duc de Choiseul l'a récompensé d'une place qui « vaut 4000 livres par ans.»
Tout n'est pas exact dans cet Avertissement. L'avocat Huerne de la Mothe ayant publié un livre intitulé Libertés de ta France contre le pouvoir arbitraire de l'excommunication, ouvrage dont on est spécialement redevable aux sentiments généreux et supérieurs de J/"« C/<3z"'(Clairon\ Amsterdam {Paris) 1761, in-12 de XXXVI, 2 25 pp. et i page non chif. d'Errata (Bibl. N'% Ld^ 2906) ', Etienne Adrien Dains, bâtonnier de l'ordre des avocats, fit condamner l'ouvrage à être lacéré et brûlé par l'exécuteur de la Haute Justice (Arrêt du Parlement du 22 avril 1761). Le discours de M« Dains a été imprimé dans le Journal encyclopédique du i5 mai 1761, pages 145-148^.
La réimpression de la Conversation qui fait partie du Cinquième Recueil de nouvelles pièces fugitives, donne le nom de l'abbé Gri^iel ^. Le texte de cette réimpression est celui de rédilion de 1761 .
En 1764, la Conversation fut réimprimée, avec des changements, dans les Contes de Guillaume Vadé, pp. 23 1 et suiv. Dans cette édition, on lit : Brizel au lieu de Grizel . Cf. le tome
1. Cet ouvrage a paru aussi sous le titre suivant : Mémoire à consulter sur la question de l'excommunication que l' 071 prétend encourue par le seul fait d'acteurs de la Comédie française. Paris, 1761, in-12 (Bibl. Ni«, Ld* 290Ô bis). C'est la même édition que celle qui porte la rubrique d'^l»t5/er<ifl;M; le titre seul a été réimprimé, et on a supprimé VAvis de l'éditeur.
2. Sur l'ouvrage de Huerne de la Motiie, voyez la Correspondance de Grimm, éd. M. Tourneux, t. IV, p. 4.03.
3. L'abbé Grizel, sous-pénitencier de l'Eglise de Paris, fut compromis en 1770 dans la banqueroute du financier Billard. (Voy. la Correspondance de Grimm, éd. M. Tourneux, t. VIH, pp. 485-4S6.)
BIBLIOnRAPHIE DE SES ŒU\'RES
XIV, de l'édition in-4'', p. 482, et le tome XXXIV de l'cdition encadrée, p. 177. Les éditeurs de Kelil ont rétabli le nom de Grizel (voy. leur tome XXXVI", page 177).
C'est à tort que M. Moland a donné, dans une note de la page 25o du tome XXIV« de son édition, comme étant de 1761, le texte de 1764.
Le manuscrit dont parle Beuchot dans son Avertissement (t. XXIV de l'édition Moland, p. sSq) suit le texte des éditions de 1761 et de 1762; le nom de l'abbé Grizel s'y trouve tout au long. Quant à la signature, elle dilTère de celle qu'on trouve dans l'édition de 1761 * : au nom de George Aronger (sic) le copiste a ajouté celui de Dardelle (voy. G. V. Beuchot i88g).
• On devra chercher dans une lettre de Voltaire à Damila- « ville du 18 juillet 1762, un passage qui semble un appendice • à la Conversation • (Note de M, André Lefèvre. Dialogues et entretiens philosophiques (de Voltaire), Paris, Lemerre, 1878. t. I, p. 254).
1664. Lettre de Charles Gouju a ses frères au sujet DES RR.^PP. JÉSUITES, s. L. N. D. (GciÛVC, I 76 I ) ,
in-8 de 12 pp. (C. V. Beuchot, 459), — s. l. n. d. {Paris, 1761)111-12 de n pp. (C. V. Beuchot, 4^8).
L'édition en onze pages n'a qu'un titre de départ, sur lequel on lit : Lettre de Charles Gouju à ses frères-. Cette Lettre est du mois de septembre 1761 (voyez Voltaire à d'Argentai, 28 septembre, ii octobre et 10 novembre 1761; cf. Grimm, Correspondance littéraire, etc.. éd. M. Tourneux, t. IV, p. 486).
Ersch, dans sa. France littéraire (Hambourg, 1708), t. III, p, 406, intitule cette Lettre : Lettre de Charles Goujon, etc. (( C'est aussi, dit Beuchot, le titre de. Lettre de Charles « Goujon que lui donne d'Hémery, inspecteur de la librairie, « dans son rapport manuscrit du 22 octobre 1761, au lieute- « nant général de police. » {Œuvres de Voltaire, édition Moland, t. XXIV, p. 255). — La Lettre de Charles Gouju, condamnée par décret de la Cour de Rome du 24 mai 1762, [Catalogue des ouvrages mis à l'inde.x, Paris, 1825, in-8, p. 127), est au tome XLVI de l'édition de Kehl, page 97.
i66v Les Car. a M. Lefranc de Pompignan. s. l n.