MÉLANGES
154S. Lettre a. M. D*** au sujet du 'prix de poésie DONNÉ PAR l'Académie française l'année 1714.
La plus ancienne édition que nous connaissions de celte Lettre est celle qui fait partie du recueil intitulé : Réflexions sur la rhétorique et sur la poétique par M. de Fénelon, archevêque et duc de Cambrai, avec quelques autres pièces concernant l'Académie française. Amsterdam, J.-Fr. Bernard, 1717, in-12, pp. 22 1 à 240. (C. V. Beuchot, 1229'). La Lettre à M. D*** a été réimprimée, d'après Beuchot, dans le Recueil de divers traités sur l'éloquence et sur la poésie (par Bru/:en de la Martiniére), lySo, 2 volumes in-i2 '.
I. lîarbicr {Dict. des ouvrages anonymes, éd. Daffis, IV, 61) donne à ce recueil, publié à Amsterdam, chez J.-F. Bernard, la date de 1731. Le Recueil de divers traités, etc., doit être assez rare, car la Bibliothèque nationale n'en possède pas un seul exemplaire.
Sur la Lettre a M. D'" voyez Desfontaines, k Nouvelliste du Parnasse, seconde édition, Paris, Chaubert, 17JÎ4, t. II, pp. 17-19, et Barbier, Dict. des ouvrages anonymes, e'd. Daffis, II, logg-iioi.
M. Renouard, dans son édition des Œuvres complètes de Voltaire, t. XLVI(de 1821) p.3i, a réimprimé la Le^fre à M.D'"; mais il n'en a reproduit que les quatre premiers alinéas.
n Cette Lettre, r dit M. Renouard, dans une note de la page 33 de son tome XLVI, « imprimée dans le volume intitulé : « Réflexions sur la rhétorique, etc.. y est suivie du poème de 'c l'abbé du Jarry, accompagné de longues notes critiques. « L'abbé Desfontaines soupçonna que Voltaire était l'auteur « de la lettre et de la critique ; M. Barbier, dans sts Anonymes, « en paraît persuadé. C'en était assez pour me déterminer à « reproduire ici sa. Lettre, mais non pas à introduire les notes « qui eussent aussi nécessité l'admission du poème. •
Beuchot a réimprimé la Lettre à M. D'" d'après le texte de l'ji'J, sans toutefois reproduire le poème de l'abbé du Jarry. (T. XXXVII, p. i : cf. l'édition Moland, t. XXII, p. i).
1549. Lettre de mr. Tiriot a M. l'abbé Nadal. S. /. II. d. {Paris, 1725). In-8 de 4 pp. (C. V. Ben).
Cette Lettre a été admise pour la première fois dans les Œuvres de Voltaire, en 1818 (t. XXXI de l'édition Lefèvre et Déterville, p. 65). Les éditeurs de 1818, dans une note de la page 68, disent qu'ils l'ont tirée des manuscrits de M. Antoine, artiste sculpteur. Cependant elle a été imprimée dès 1725, et le texte des réimpressions modernes est conforme (sauf une variante insignifiante) à celui de l'édition princeps, qui est datée du 20 mars 1725.
Sur la Mariamne de l'abbé Nadal, dont la Préface donna naissance à la Lettre écrite par Voltaire, sous le nom de Thieriot, voyez Desnoiresterres, La jeunesse de Voltaire, deuxième édition, pp. 3i6-32o.
1550. ESSAY SUR LA POÉSIE ÉPIQUE. TRADUIT DE l'aN-
GLOis DE M. DE VoLTAiRE, PAR M'*** (l'abbé Desfontaines). Paris, Chauhcrt , 1728 (de l'imprimerie de Gissey). In- 12 de 4 flf. non chiff, pour le titre, l'Avertissèment de laideur , V Approbation et le Pripilège , et 170 pp. (C. V. Beuchot, 287).
lUBLIOGRAFHIE DE SES ŒUVRES
1551, Essai sur les guerres civiles de France. Tiré
DE plusieurs manuscrits CURIEUX. TrADUIT DE l'aN-
GLOis DE MR. DE VoLTAiRE (par l'abbé Granet). La Haye, G. de Merville, 1729, In-8 de 60 pp. (C. V. Beuchot, 279 et 280).
L'Essai sur les guerres civiles de France et l'Essai sur la poésie épique parurent d'abord en anglais, sous le titre suivant : ^); Essay upon the civil Wars of France extracted from curious Manuscripts. A mi also upon the Epick poetry ofthe European nations from Homer down to Milton, by AI. de Voltaire, London. PiMnted by S. Jallasson, in Prujean's court old Baily, and sold by the booksellers of London and Westminster, i'72'j, in-8 de if.de titre, 4 pp. non chiff. (pour V Avertissement et la Préface), et i3o pp. (British Muscum, Show Case, XII; avec un envoi de la main de Voltaire à M. Hanslone).
UHistoire des guerres civiles de France occupe les pages i à 35 de la brochure ; ï Essai sur la poésie épique, les pages Sy à i3o.
Le titre de départ de la page i porte : The History of the civil Wars of France. Upon ivhich the Henriade is grounded.
Cette première édition anglaise est très rare ; Beuchot ne l'a point connue. Aussi a-t-il daté, à tort, l'Essai sur la poésie épique de 1726 (voy. l'édition Lefèvre, tome LXX, page 5oo), et a-t-il supposé que les deux £55^/5 avaient été publics séparément, à une année d'intervalle '.
Une autre erreur, commune à Quérard (Bibliogr. Volt. p. 7{j) et à Lowndes {Tlie Bibliographer's Manual, V, 2791), est d'avoir cru que l'édition de 1727 parut à Londres, en anglais et en français.
Les éditions françaises des deux Essais de Voltaire sont de 1728 et de 1729.
Avant de parler de ces éditions, nous signalerons les princi-
1. Dans la lettre 168 de l'édition Moland (t. XXXIII, p. 162), Voltaire parle « d'un essai qu'il a été asse-{ hardi pour imprimer en anglais^ il y a environ deux mois. » Cette lettre est évidemment mal datée ; elle ne peut être que du 3i mars 1728 (et non 1726), les Essais de Voltaire ayant paru, à Londres, à la fin de 1727. Cf. Voltaire à Swift, 14 décembre 1727. (Lettre 176 de l'édition Molani). La lettre 175 (à Tliieriot) est, comme la lettre i68j de 1728. et non de 1727.
pales réimpressions anglaises de l'édition de 1727. La seconde édition porte le nom de iV. Prévost et C'", à Londres, et le millésime 1728; elle forme un in-8 de i f. de titre, IV, et i3opp. (Bibl. N'e Y. b^b^. Réserve;. La quatrième édition, augmentée du Discours sur la tragédie (à mylord Bolingbroke) ' est de 1731 (London, N. Prévost and comp., in-8 de VII, 24, et 88 pp. (British Muséum, io8j, c. 28). Enfin une édition de 1760, imprimée à Dublin (in-8 de 82 pp.; British Muséum, 9222 a a), est précédée d'une notice sur Voltaire par J. S. D. D. D. S. P. D. (Jonathan Swift, doyen de Saint Patrick, à Dublin) -.
C'est en 1728 que parut, en français, l'Essai sur la poésie épique. Voltaire ne fut pas satisfait de la traduction de l'abbé Desfontaines : « il a été loin », écrivait-il à Thieriot le 14 juin 1 727 (lisez 1 728), « de me rendre avec exactitude dans plusieurs « passages. Il a confondu les Indes occidentales avec les Indes « orientales. Il a traduit les gâteaux que le jeune Ascanius dit « avoir été mangés par ses compatriotes, par la faim dévorante « de Cacus ; de sorte qu'il prend des assiettes et de la croûte « de pâté pour un géant et un monstre '.•>
Dans cette même lettre à Thieriot, Voltaiie instruisait son ami que « l'Essai anglais n'était que l'ébauche d'un ouvrage « très sérieux qu'il avait presque achevé en français avec tout « le soin, toute la liberté, et toute l'impartialité qu'il possé- « dait. »
En effet. Voltaire, après avoir corrigé la traduction de l'abbé Desfontaines, l'inséra en 1782 dans l'édition de ses Œuvres publiée à Amsterdam chez Ledet (ou DesborJes), tome I" pages 209-299 4; puis, en 1733, V Essai sur la poésie épique, « retravaillé en français et considérablement augmenté par