‹ VoltaireChapitre 35 sur 41 · NANINE · texte numérisé non relu

NANINE

Moi !

LA MARQUISE

Quelle idée ' Est-il bien vrai ?

(1) Père de Nanine.

nOMBERT

Ma fille I LE COMTE, à sa mère.

Le daignez-vous permettre ?

LA MARQUISE

La famille Etrangement, mon fils, clabaudera.

LE COMTE

En la voyant, elle m'approuvera.

UOMBERT

Quel coup du sort ! Non, je ne puis comprendre Que jusque-là vous prétendiez descendre.

LE COMTE

On m'a promis d'obéir. Je le veux.

LA MARQUISE

Mon fils...

LE COMTE

Ma mère, il s'agit d'être heureux.

Lintérêt seul a fait cent mariages.

Nous avons vu les hommes les plus sages Ne consulter que les mœurs et le bien : Elle a les mœurs ; il ne lui manque rien ; Et je ferai par goût et par justice Ce qu on a fait cent fois par avarice. Ma mère, enfin, terminez ces combats, Et consentez.

NAXI.NE

Non, n'y consentez pas, Opposez-vous à sa flamme, à la mienne ; Voilà de vous ce qu'il faut que j'obtienne. L'amour l'aveugle ; il le faut éclairer. Ah ! loin de lui laissez-moi l'adorer.

Voyez mon sort ; voyez ce qu'est mon père. Puis-je jamais vous appeler ma mère ?

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LA MARQUISE

j Oui, tu le peux, tu le dois ; c'en est fait : I Je ne tiens pas contre ce dernier trait ;

Il nous dit trop combien il faut qu'on t'aime ;

Il est unique aussi bien que toi-même.

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