‹ VoltaireChapitre 7 sur 41 · SÉJOUR EN ANGLETERRE · texte numérisé non relu

SÉJOUR EN ANGLETERRE

leux, un chef-d'œuvre d'esprit, beau comme Virgile, et voilà noire langue en possession du poème épique comme des autres poésies. On ne sait où Arouet, si jeune, en a pu tant apprendre. C'est comme une inspiration. Ce qui surprend, c'est que touty est sage, réglé, plein de mœurs ; on n'y voit ni vivacité, ni brillants, et ce n'est partout qu'élégance, correction, tours ingénieux et déclamations simples et grandes, qui sentent 1§. génie d'un homme consommé, et nullement le jeune homme. »

Ce succès rouvrit à Voltaire les portes de France. Il fut autorisé officieusement à y rentrer (1729). Il était resté en Angleterre trois ans.

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