L'auteur du Journal encyclopédique de Kouillon
VOI.TAIUI'; ET J.-,I. HOUSSEAII l«j
ganco la boulé et riioiiuèlelé dont vous avez usé envers lui au sujet des Fêtes de Rdmire. Je n'ai point oublié la lettre dont vous m'honorâtes dans cette occasion ; elle a achevé de me convaincre que, malgré de vaines calomnies, vous êtes véritablement le protecteur des talents naissants qui en ont besoin....
({ Depuis ce jour, j'ai renoncé aux lettres et à la fantaisie d'acquérir de la réputation, et désespérant d'y arriver comme vous, à force de génie, j'ai dédaigné de tenter, comme les hommes vulgaires, d'y parvenir à force de manège ; mais je ne renoncerai jamais à mon admiration pour vos ouvrages....
« Je vous proteste donc, Monsieur, que non seulement Rousseau de Genève n'a point tenu les discours que vous lui avez attribués, mais qu'il est incapable d'en tenir de pareils. Je ne me flatte pas de mériter l'honneur d'être connu de vous, mais si jamais ce bonheur m'arrive, ce ne sera, j'espère, que par des endroits dignes de votre estime.
« J'ai l'honneur d'être avec un profond respect, Monsieur, votre très humble, etc.. »
J.-J. Rousseau, citoyen de Genève*.
Voltaire se borna à répondre par ce petit billet fort laconique :
« Vous réhabilitez, Monsieur, par votre probité, le nom de Rousseau. Celui dont il est question n'est point citoyen de Genève, mais citoyen, à ce qu'on dit, du bourbier du Parnasse. Il a des torts que vous êtes incapable d'avoir et ne parait pas avoir votre mérite^ «
Puis, ennuyé de toutes les tracasseries qu'on lui