‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 141 sur 333 · octobre l'tJti · texte numérisé non relu

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une doctrine qu'ils ne croient pas. Je prévois (jue tôt ou tard, il faudra rompre : ce n'est pas la peine de renouer'. »

Moultou, effrayé de ces menaces, s'empressa de calmer son irascible correspondant et de le détourner de ses projets par un argument qu'il savait irrésistible : « Le parti de Voltaire rirait bien, lui dit-il, si vous attaquiez nos ministres, qui dans le fond vous aiment^ » Jean-Jacques garda le silence, mais il n'en conserva pas moins contre le clergé de Genève une rancune ineffaçable. 11 aurait dû comprendre cependant l'embarras de ses anciens amis, et l'impossibilité pour eux de paraître approuver de véritables bérésics. Ce clergé qu'il avait porté aux nues, devint l'objet de sa baiiie et le but de ses sarcasmes les plus méprisants. La rupture allait suivre, irrévocable et dé!initive. Pouvait-il en accuser Voltaire?

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