‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 140 sur 333 · A Moultou, 1" septenibrc 170'J · texte numérisé non relu

A Moultou, 1" septenibrc 170'J

-1. 01 août 1762.

YOI.TAlin:: ET J.-,l. KOUSSEAU 257

Vcriiel lui ivpoiulil lorl poliinciil, avec beaucoup crt'uarils, mais sans aborder le sujet délical de la communion de Moliers ; il lui promellait de le ménager autant que possible dans sa réponse et surtout de ne pas le confondre avec le contempteur de toutes les religions, mais il lui demandait une rélraclation très nette des théories de VÉtuilc. Cette insistance exaspéra Jean-Jacques :

« M. Vernot m'a enfin répondu, écrit-il à Moultou, et je suis tombé des nues à la lectui'o do sa lettre. Il ne me demande qu'une rétractation authentique, aussi publique, prétend-il, que l'a été la doctrine qu'il veut que je rétracte. Nous sommes loin de compte assurément. Mon Dieu! que les ministres se conduisent étourdiment dans cette affaire ! Ils avaient si beau jeu pour pousser toujours les prêtres en avant et se tirer de côté! mais ils veulent absolument faire cause commune avec eux. (Ju'ils lassent donc, ils me mettront fort à mou aise : Tros Rutulusve [mit; j'aurai moins à discerner où portent mes coups; et je vous réponds que tout rogues qu'ils sont, je suis fort trompé s'ils ne les sentent. Quand on veut s'ériger en juges du christianisme, il faut le connaître mieux que ne font ces messieurs; et je suis étonné qu'on ne se soit pas encore avisé de leur apprendre que leur tribunal n'est pas si suprême qu'un chrétien n'en puisse appeler'. »

Quelques jours plus tard il écrit encore :

(( Ces messieurs, que je croyais raisonnables, sont cafards comme les autres, et, comme eux, soutiennent par la force

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