‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 188 sur 333 · Bonnet Charles, (172U-1795j, philosophe et naturaliste · texte numérisé non relu

Bonnet Charles, (172U-1795j, philosophe et naturaliste

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mon cher anii, lui aussi ne craint point que vous fassiez imprimer votre dialogue qu'il trouve bien fait et très bon. Mais il ne voudrait pas que le méchant, pour se venger, pût vous blesseï" avec votre propre épée. Voilà l'état de la question; il n'y a que vous, mon cher ami, qui puissiez y répondre, parce qu'il n'y a que vous qui sachiez ce que vous avez écrit à Rousseau dans ces moments d'enthousiasme où la sagesse pouvait n'être pas sur ses gardes. ÂlJquando enim hona dormitat sapientise lenociniis amicithe de fiducise sopitx. Si, sur ce point, vous êtes sans inquiétude, inacte animo fih. L'ami Bonnet sort d'ici; il craint certaine lettre imprudemment écrite sur le livre de VEs^prit, dont je n'ai aucune notion ignoli me..., de melus. Qu'est-ce que cette lettre? ne.... dont je vous parlais tout à l'heure, examinez-vous bien. Cet hom n'en doutez pas*. »

Quand le livre de VEsprit parut, il souleva un grand scandale' ; on piétendit qu'il établissait le matérialisme. Rousseau déclara qu'il allait écraser ces pernicieuses doctrines et il commença a écrire une réfutation ; mais quand il vit qu'Helvétius était poursuivi avec rigueur, il renonça à son travaiP. Vernes, au courant de ses projets, avait eu l'imprudence de lui écrire pour

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