‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 190 sur 333 · juillet · texte numérisé non relu

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3. Inédite, 27 juillet 1765. Bibliollièque de Neufchâtel, Mss.

mérite quo le silence, et Vernes triomphera si vous l'honorez d'une réfutation. Mais d'un autre côté, il a été encouragé à le faire par nos théologiens; son écrit a été revu par Vernet, Claparéde, Bonnet.... En un mol, c'est presque l'ouvrage de tout ce monde-là.... Ils espèrent que si vous répondez, vous donnerez prise contre vous, et qu'en attaquant notre clergé, vous vous l'aliénerez encore davantage.... Ce qui vous étonnera bien, c'est que, par le conseil (le ses amis, Yernes ou quelqu'un des siens foit partir aujourd'hui son livre pour M. l'archevêque de Paris. Des ministres de Genève le prennent pour juge de leur foi, bon Dieu quelle bêtise! je ne voudrais pas pour vingt louis qu'ils ne l'eussent pas faite'. »

Rousseau n'avait point pardonné au pasteur Vernes de l'avoir abandonné et de s'être retranciié derrière sa foi pour ne pas approuver les dangereuses théories de VEmile. Quelle ne fut pas sa colère quand il se vit publiquement rejeté du nombre des chrétiens! Cependant il eut assez d'empire sur lui-même pour suivre les avis de Moultou, et garder le silence. Mais il en conserva une amèrc, rancune et si sa vengeance fut tardive, elle n'en fut que plus terrible ^

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