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peu fondées, combien ses craintes étaient puériles.
Mais les Conseils eurent le tort do recourir à l'influence de la France pour se soutenir et de se servir d'un moyen d'intimidation qui pouvait leur être durement reproché. Le duc de Praslin, qu'ils intéressèrent à leur cause, écrivait au résident de Genève : « Qu'il voyait tout le mal qu'un esprit adroit et méchant peut faire dans un État, où, sous prétexte de la liberté, il émeut les sentiments patriotiques de ses concitoyens pour satisfaire son ressentiment particulier, » et il assurait que le roi ne laisserait pas toucher à l'œuvre de la médiation de
Nous n'aurons pas à revenir sur les troubles de Genève puisque Rousseau ne s'y trouva plus mêlé ; disons cependant que le calme fut de courte durée; la bourgeoisie ayant toujours à la main les Lellres de la montagne dont elle avait fait son Évangile, renouvela ses réclamations ; en présence de la résistance des Conseils, des troubles éclatèrent, il fallut recourir à l'intervention daepuissancesgarantes. La paix ne fut rétablie qu'en 1 708 après le triomphe complet de la bourgeoisie.