A MM. de Luc, 24 février
Yoi/r.uin: i:t .i.-j. iiousseau r.ci
Rousseau entra dans une terrible colère, et sous le coup de son irritation, il écrivit à du Peyrou :
(( Mais que ditos-vous, Monsieur, de l'élourderie do vos uiiiiistres qui, vu leurs monu's, leur crasse ignorance, devraient trembler qu'on n'aperçût qu'ils existent et qui vont sottement payer pour les aulres, dans une affaire qui ne les regarde pas? Je suis persuadé qu'ils s'imaginent que je vais rester sur la défensive, et faire le pénitent et le suppliant : Le Conseil de Genève le croyait aussi, je l'ai désabusé, je me cbargo de les désal)user de même. Soyez-moi témoin, Monsieur, de mon amour pour la paix, et du plaisir avec lequel j'avais posé les armes : s'ils me forcent à les reprendre, je les reprendrai, car je ne veux pas me laisser battre à terre; c'est un point tout résolu.
a Quelle prise ne me donnent-ils pas? A trois ou quatre prés, que j'bonore et que j'excepte, que sont les autres? Ouels mémoires n'aurai-je pas sur leur compte? Je suis tenté de faire ma paix avec tous les autres clergés, aux dépens du vôtre, d'en faire le bouc d'expiation pour les pécliés d'Israël. L'invention est bonne, et son succès est certain. Ne serait-ce pas bien servir l'État d'abattre si bien leur morgue, de les avilir à tel point qu'ils ne pussent jamais pl^is ameuter les peuples ? J'espère ne pas me livrer à la vengeance ; mais si je les toucbe, comptez qu'ils seront morts'. ))
YoUaire n'en a jamais ditaulant!
L'effervescence se calma à Genève. On publia les Lettres populaires qui, écrites en faveur des Conseils, et avec modération, contribuèrent à rétablir la tranquillité. On y montrait combien les plaintes de la bourgeoisie étaient