‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 214 sur 333 · Confessions. Partie II, livre XII · texte numérisé non relu

Confessions. Partie II, livre XII

YOLTAIKE HT J.-J. KOUSSEAT 581

Miillicureuscment lion de tout tchi ii'ciil lieu; lumsseau écrivil liien ses argiimoiils, arciniiiihiiil pi-euves sur priuivcs pour (IcnioulrL'i rinfaniie du paslcur, mais au lieu île prendre, eoiniue il se l'élait promis, ses plus implacables ennemis pour arbitres entre le calomniateur et lui, il garda soigrieusemenl sou uié'moire dans ses papiers en recommandant de le publier après sa morl.

(( Mou luémoiro, dit-il. est ciilrc les mains de M. du i*eyrou. Si jamais il voit le jour, on y trouvora mes raisons, et l'on y connaîtra, je l'espère, l'ànie de Jean-Jacques, que mes contemporains ont si peu voulu connaître'. »

On apprend à l'y connaître, en eflel, mais non pas dans le sens que l'auteur sup[)0se.

Grâce à cette combinaison ingénieuse qui enlevait à l'accusé tout moyen de défeuse, Yernes resta chargé d'un libelle scandaleux, surtout partant de la main d'un pasteur.

Comme le demandait Rousseau, son mémoire fut publié après sa mort, mais on eut du moins la bonne toi d"y joindre une déclaration authentique qui prouvait l'inconcevable erreur du philosophe et désignait nettement l'auteur du Sentituent des citoyens.

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