‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 230 sur 333 · mars · texte numérisé non relu

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VOLTAIRK ET J.-J. HOUSSEAT 407

arrivée à un tel degré qu'il écrivait sur un cahier où il avait lliabitude de rédiger le brouillon de ses lettres :

« Que vos idiots de prêtres viennent seulement avec leur excommunication, je vous promets de la leur fourrer si bien dans la gorge qu'elle rabattra pour longtemps leur caquet. Ils devraient trembler qu'on apprenne.... qu'ils existent, car quelle prise ne donnent-ils pas de tous les côtés pour les. . . et pour la... A trois ou quatre près que j'excepte et que j'honore, y a-t-il, dans le monde... un clergé plus scandaleux et plus ignorant! Je ne suis pas un homme bien redoutable, mais je les ai vus assez pour les connaître... si je les touche, ils sont morts ^ »

Les anciens du Consistoire de Métiers, préoccupés de la gravité des résolutions qu'on exigeait d'eux, se refusèrent à exclure Rousseau de la sainte Cène et ils demandèrent prudemment au Conseil d'État ce qu'ils avaient à faire. Le Conseil les loua de leur sagesse et les engagea à s'abstenir de toute ingérence dans une affaire qui ne les regardait pas, attendu qu'il ne s'agissait ni de désunions, ni de mauvaises mœurs, ni de scandales. Le Consistoire repoussa donc les demandes du clergé, et l'excommunication de Rousseau ne put être prononcée-.

C'est toujours aux intrigues secrètes de Yollaire que Jean-Jacques attribue l'animosité de la vénérable classe : « du reste, écrit-il, les ministres sont fort les maîtres de m'excommunier, si cela les amuse; être

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