j dcceinbic 1705. à Duchosne
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» Un assure tiuil a ccril, il y a peu de leiiips, à Ducliesuc, son libraire à Paris, pour lui dire «jue celte prétendue lettre des Corses est Causse, et que c'est un nouveau tour (|ue lui jouent ses ennemis. On ajoute que c'est vous ([ui lui avez joué ce tour-là, mais sans en appoi-ter la moindre preuve. Je sais que Jean-Jac([ues a des torts envers vous, et qu'il vous a écrit des folies au sujet des comédies que vous faisiez jouer auprès de Genève: mais je ne puis croire que vous cliercliiez à le tourmenter dans sa solitude où il est déjà assez malheureux par sa santé, par sa pauvreté et surtout jiar son caractère, n
Voltaire n'avait pas elieiclH'' i'i loiirnienlor Jean-Jac'ques, mais il est certain qu'il avait cru tout le premier à une plaisanterie imaginée par quelque malveillant et il s'était borné à le dire : « La dépulation des Corses à Jean-Jacques est une fable absurde, répond-il à d'Alembert'. — Comment a-t-on pu imaginer ({ue les Corses lui aient écrit, mandc-t-il encore à M. Bordes^? »
La demainle des Corses était cependant parfaitement réelle.
A la réflexion Rousseau se ravisa ; il comprit la dillicullé d'avoir contrefait les lettres, d'avoir entretenu avec lui une correspondance suivie: il reprit donc son travail, mais sa rage contre son ennemi n'en fut pas atténuée :
(( On répand donc, écrit-il à Lenieps, que c'est l'inquisiteur qui m'a écrit au nom des Corses, et que j'ai donné dans un piège si subtil. Ce qui me parait ici tout à fait bon est que l'inijuisiteur trouve plaisant de se fa ire passer pour faussaire,