‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 277 sur 333 · A Davifl Hume, Kl juillet 17(iO · texte numérisé non relu

A Davifl Hume, Kl juillet 17(iO

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de me refuser aux bienfaits du roi par l'orgueil qu'on m'impute, lui dit-il, je le mettrais à m'en glorifier.... mais lorsque je les recevrai, je veux pouvoir me livrer tout entier aux sentiments qu'ils m'inspirent, et n'avoir le cœur plein que des bontés de Sa Majesté et des

vôtres Daignez donc, Monsieur, me les conserver

pour des temps plus beureux\ »

Prévenu par le général de ce refus, Hume est naturellement stupéfait et il se hâte d'écrire à M. Davenport pour lui demander ce que signifie l'incartade de son hôte, u II est presque impossible, répond M. Davenport, de concevoir à quel point la sensibilité de Rousseau est extrême et singulière; j'en conclus que lorsqu'il est coupable d'une erreur, ses nerfs sont plus en faute que son cœur.... autant que j'en puis juger, sa maladie est la jalousie, il vous croit lié avec quelques savants hommes qu'il appelle malheureusement ses ennemis". » Hume cependant n'attache aucune importance à cette supposition qui lui paraît chimérique, et il écrit à Jean- Jacques pour lui demander le motif qui a pu le faire changer d'idée aussi brusquement; croyant que le secret exigé par le roi est la principale cause de cet inconcevable refus, il s'engage, d'accord avec Convvay, à faire supprimer la condition.

Yoici comment Jean-Jacques répond aux affectueuses propositions de son ami :

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