‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 279 sur 333 · juin · texte numérisé non relu

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les circonstances de cette amitié aient été généralement remarquées en France et en Angleterre, la plus petite partie seulement de ma conduite est parvenue à la connaissance du public. Je vous demande de me produire l'homme qui affirmera le contraire; et par-dessus tout, je demande qu'il mentionne quelque particularité en laquelle je vous aie manqué. Vous me le devez à moi, vous le devez à vous-même, vous le devez à la vérité, à l'honneur et à la justice, et à tout ce qui est compté sacré parmi les hommes. Comme un homme innocent, je ne veux pas dire comme votre ami, je ne veux pas dire comme votre bienfaiteur, mais je répète comme un homme innocent, je réclame le privilège de prouver mon innocence et de réfuter quelque scandaleux mensonge qui peut avoir été inventé contre moi', r,

Hume se croit calomnié et demande à confondre le calomniateur. Hélas! le calomniateur, c'est Rousseau lui-même! Cependant le traître veut une explication, il l'aura. « Mais le premier soin de ceux qui trament des noirceurs est de se mettre à couvert des preuves juridiques; il ne ferait pas bon leur intenter un procès-, » Jean-Jacques n'a pas, grâce à l'habileté de Hume, de preuves juridiques à donner, mais « la conviclion intérieure admet un autre genre de preuves qui règlent les sentiments d'un lionnète homme », et, se livrant « sans réserve et sans crainte à son caractère ouvert, ennemi de tout artifice », le philosophe commence la longue énumération de ses griefs. En voici un rapide résume :

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