‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 280 sur 333 · Rousseau à llupie · texte numérisé non relu

Rousseau à llupie

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l)i>piiis que Rousseau osl cm Au<ilolcrro, (juclqii'iui Iravaillo en secret à l'y déslionorer. Les journaux répandent sur lui et Mlle Lcvasseur mensonges sur mensonges. On a imprimé comme aullientique la fausse lettre du roi de Prusse « fabriquée par d'Alemltert ». En moins de six semaines tous les papiers publies qui d'abord ne parlaient de lui qu'avec honneur n'en ont plus parlé qu'avec mépris. La cour et le public ont de même rapidement change sur son compte. 11 a été présenté par Hume à Becket et de Hondt, libraires; il a eu l'imprudence de leur confier le manuscrit des lettres de du Peyrou, or ces lettres devraient être imprimées depuis longtemps et ne le sont pas'. La lettre à Pansophe a été insérée dans les feuilles publiques avec un singulier empressement. Quel peut être l'artisan secret de toutes ces infamies, si ce n'est David Hume!

Ce n'est pas tout. Les preuves les plus précises de la trahison abondent, et voici deux faits qui ne peuvent plus laisser le moindre doute. Lorsque Rousseau et Hume quittèrent Paris, ils s'arrêtèrent à Sentis- pour y coucher; ils occupèrent la même chambre'', et pen-

1. Ces lettres étaient relatives aux affaires de Neiifchàtel et aux tracas que les pasteurs avaient suscités à Rousseau; soi-disant écrites au jour le jour et sous le coup des événemenis, en réalité elles avaient été composées assez longtemps après et pour les besoins de la cause.

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