‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 287 sur 333 · Mme de Boufflers, appelée Vidole du Temple · texte numérisé non relu

Mme de Boufflers, appelée Vidole du Temple

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nie surpreinl pas, on lui aura imposé silence, (tu veut mettre une grande discrétion et une grande modération dans cette alTaire. Le paili dont il résultera lo plus de célébrité est celui qu'on prendra. Le paysan est \\u plus ginnd personnage que l'Arménien. I/Arménion sera abandonné, mais le paysan a eu le tort de ne pas écrire d'abord. On a été mécontente, on veut le lui faire sentir. Je voudrais que vous pussiez tirer de lui la confidence de la lettre que l'idole lui a écrite. C'est, ce dit-on, un chef-d'œuvre...*. »

Les amis de Rousseau lui firent lemarquer combien ses accusations étaient contradictoires, combien il paraissait peu |vraisemblable qu'un homme, après s'êlre employé si activement |)onr lui, pût le trahir, mais le philosophe s'embarrasse peu des objections, il a réponse à tout : « Il est vrai, écrit-il à du Peyrou, que ces bienfaits et ces trahisons semblent s'accorder fort mal ensemble; tout cela s'accorde pourtant fort bien. Son plan était de me servir publiquement avec la plus grande ostentation, et de me diffamer en secret avec la plus grande adresse : ce dernier objet a éW' parfaitement rempli". »

Mlle de Bondeli, malgré son enthousiasme pour l'auteur d'Emile, n'ose le disculper complètement.

(( Votre jugement sur la querelle, écrit-elle à Zimmermann, est à peu prés le mien. .le penche plus du côté de Rousseau par deux raisons : la première, que Hume ne dit pas un mot sur l'accusation des lettres interceptées ou

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