‹ Voltaire et J.J. RousseauChapitre 306 sur 333 · lu-S» de 8 pages · texte numérisé non relu

lu-S» de 8 pages

j. Pczay AlPxandre-Frédéric-J;ici[ues-M;issoii. lll;ll•qtu^ de) 1741-1777, littéraleui- assez médiocre-

d'une manière si désagréable avec Rousseau et, faisant l'historique de ses rapports avec lui, il montrait comment la calomnie et l'ingratitude avaient toujours payé ses soins officieux \

Dorai, qui ne tenait nullement à s'attirer la haine du philosophe de Ferney, car il savait ce qu'il en coûtait, s'empressa de l'apaiser par les excuses les plus complètes.

A partir de celle époque, Voltaire, impitoyable, n'a jamais laissé échapper l'occasion d'écraser Rousseau et ses ouvrages. Presque pas un écrit ne sortit de sa plume sans une allusion outrageante pour son ennemi. « Résignons-nous, écrivait-il en 17C9, quand nous voyons un petit homme né dans la fange, pétri de tout l'orgueil de la sottise, de toute l'avarice attachée à son éducation, de toute l'ignorance de son école, vouloir dominer insolemment, prélendi'c faire respecter par les autres têtes toutes les chimères de la sienne, calomnier avec bassesse, et chercher à persécuter avec cruauté. Cet amas de turpitudes est dans sa nature, comme la soif du sang est dans la fouine, et la gravitation dans la matière'. »

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