‹ Voltaire et la société au 18. siècleChapitre 329 sur 431 · LETTRE A WALTHER · texte numérisé non relu

LETTRE A WALTHER

publicité trop restreinte. Aussi dépêche-t-il au libraire Walther, son éditeur, l’avertissement suivant qu’il le prie de faire insérer dans toutes les gazettes.

On apprend par plusieurs lettres do Berlin que M. de Voltaire, gentilhomme ordinaire de la chambre du roi de France, ayant remis à Sa Majesté prussienne son cordon, sa clef de chambellan et tout ce qui lui est dû de ses pensions, non-seulement Sa Majosté prussienne lui a tout rendu, mais a voulu qu’il eût l’honneur de le suivre à Potsdam et d’y occuper son appartement ordinaire dans le palais

Mais l’idée fixe de Voltaire, c’était de fuir. Dans la lettre mômeoù était inclus l’avertissement qu’on vient de lire, il s’informait auprès de Walther s’il pourrait trouver à Dresde ou à Leipzig un appartement commode pour lui, un sécrétaire et deux domestiques. «Je l'aimerais encore mieux, lui dit-il, àLeipzick qu’à Dresde, parce que j’y travaillerais plus à mon aise. Mais il faudrait que cela fût très-secret. Vous n’auriez qu’à me mander : il faudra s'adresser à Leipzick chez... Je m’y rendrais dans quinze jours ou trois semaines, et alors je vous serais plus utile. Au reste, dans la maison où je serai, il faudra absolument que je fasse ma cuisine. Ma mauvaise santé ne me permet pas de vivre à l’auberge. »

Cette lettre est datée de Berlin, le i,r février; il eût dû être alors à Potsdam, où le roi de Prusse l’avait

I. Voltaire, OEurret complitti (Beuchot), t. LV1, p. 276. Lettre de Voltaire A M. G. -C. Walther j Berlin, lt,rféirier 1753. — Gmrtte é’Utrecht, du mardi 6 février 1 753 (n“XI). De Berlin, le 3(1 janvier.

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