UN PAYSAN DU DANUBE
ouvert avec joie leg portes de son Académie. Sensible à ce procédé, Kœnig, auquel sa nouvelle situation lais* sait plus de loisirs, et que sa santé d'ailleurs avait amené à Piremont, part pour la Prusse, dans le seul but d'embrasser son ami. Entre Potsdam et Berlin, il ap^ prend qu'il ne le trouvera pas dans la capitale, et il allait rebrousser chemin, quand des renseignements tout contraires le décidèrent à continuer sa route jusqu'à cette dernière ville, où il arrivait le 20 septembre 1750. Il fut reçu à merveille. Ce qui devait tout gâter, c'est que, pour être son obligé, Kœnig ne se suppo*gait pas l'inférieur de l'illustre géomètre, et que, san^ affectation, par naturel (c'était chez lui le résultat d'une éducation toute républicaine), il traitait le pré*sident sur le pied de la plus com.plète égalité, à mille lieues même de se douter du méchant effet de pareilles prétentions, Formey mentionne un petit incident qui eut lieu chez Maupertuis et qui, en les peignant Tun et l'autre, prépare mieux qu'un récit plus long à l'éclat auquel nous ne tarderons pas à assister*
... Un jour qu'il s'y trou voit avec le comte A/garo^^î, quelque controverse fut misé sur le tapis. M. de M. et K. étant d'avis opposé, K. dit : Mais, mon pauvre ami, pensez done, etc. A ces mots, la fureur s'empara de M. de M, Jl se leva, et pirouettant dans la chambre, il dit à plusieurs reprises : Mon pauvre ami, mon pauvre ami? vous êtes donc bien riche, vous êtes donc bien riche?,.. C'est ce que je liens, du C. A. unique témoin. Et voilà les étincelles qui produisirent un si grand embrasements
Les pires conséquences de tout cela n'eussent dû être, ce semble, qu'un certain refrpii^|^B|nL Tin-