PROCÉDÉS MÉCONNUS
pendant, il essaya d*entrer en discussion ; mais )Wteur de V Essai de Cosmologie ne Técouta qu'avec une répugnance si manifeste que Kœnig lui proposa de supprimer à tout jamais cet écrit, pour peu qu'il le souhait&t. Maupertuis s'y refusa, et ils se séparèrent de la sorte. De retour chez lui, le bibliothécaire de la Haye lui envoya son mémoire avec un billet où il le suppliait de le lire attentivement, renouvelant sa pro* position de Tanéantir, si celui<-ci pouvait avoir quelques motifs de répugner à sa publication. Dès le lendemain, Maupertuis lui retournait ses cahiers : il n^avait pas eu le loisir d'en prendre connaissance, mais il ne trouvait pas mauvais qu'il fit imprimer son mémoire, et l'y engageait même a l'assurant que cette démarche et l'opposition de leurs sentiments ne chan*geroient rien à l'attachement qu'il avoit pour lui *. » Kœnig, entièrement dégagé, envoya de nouveau à Leipzig 9on manuscrit, qui parut dans les Nova Acia Eruditorum du mois de mars i7Si. C'est à Kœnig que nous empruntons ces détails; mais ils ne sont pas •niés par Maupertuis, et Formey, pour sa part, ne les rapporte guère différemment. Le bibliothécaire du Stathouder était retourné à son poste, et c'est là que lui parvenait, le 28 mai, une épttre de Maupertuis fort polie, où il le priait de lui donner les indications les plus précises sur la date et la provenance d'un fragment de lettre de Leibnitz au professeur Hermann de Bàle, reproduit dans sa dissertation. Kœnig répondait,
1. Appel du jugement de V Académie royale de Berlin ^ tur unfra^^ ment de lettre de Leibnitz (à Leyde, Luzac, 1753), première édition, p. Î2.
C0NCLU8I0NS DU MÉMOIHE. 8i0
un mois après, qu'il n'en possédait point rorigiaai, et qu'il avait emprunté sa eitatioi) à une eopie qu'il tenait, avec plusieurs autres lettres du philosophe, da Henzy de Berne. De la part du président, oe n'était pas, comme on en va juger, pure curiosité spéculative ; la publication de ce morceau lui avait paru une machination ourdie colitre sa gloire, un complot ténébreux combiné dans le seul but de lui ravir la propriété d'une découverte qu'il élevait si haut. Car, ou lui, Maupertuis, était un plagiaire, ou ce fragment était l'œuvre d'un faussaire.
Voici ce que disait Konig :
Je n'ajoute qu'un mot ea finissant; o'^pt qu'il (Semble que M. de Leibniti ait eu une théorie de l'action b0gupoup plus étendue peut-être qu'on ne le supposeroit à ^b^^^^ qn'il est; car il y a une lettre de lui ëarite à M» H&rmann, où il parle ^insi ; li'action n*est point ce que vous pemei^ lOi cûfiiidération du tems y entre, elle est comme le produit de la masse pat le temSy ou du tems par la force vive, fiai remarqué que y dans le$ modifications des mouvemens, elle devient ordinairement un MAXIMUM ou un MINIMUM. On en peut déduire plusieurs propositions de grande conséquence. Elle pourroit servir à déterminer les courbes que décrivent le3 corp3 attiri^ji» k ^^ ou plusieurs centres*,..
Il y avait peut-être là, en effet, remarque up biographe de Maupertuis, de quoi attribuer h Leibniti le 'principe de la moindre action, si toutefois la lettre en question existait réellep^ept*. Il y ^U^it donc de sop
1, Appel au public du jugement de y Académie royah dfi Berlin (U>^d^, 17^3), p, 2ï^n)' —4cfa firudiforum (Ipipjslg, 1761),
2. Dan)iron, Mémoires pour 9frvir (^ l'histoire de lu phili XVIW siècle, if m, p, 72. ^ NoUi ft\QU^ «\iW^\A ^
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