LA POLITIQUE DU MÉDECIN DE MACHIAVEL
des ressorts inQuait considëral^Iement sur celte partie de nousmôme que les métaphysiciens appellent l'âme. Rempli de ce» idées pendant sa convalescence, il porta hardiment le flambeau de l'expérience dans les ténèbres de la métaphysique ; il tenta d'expliquer, à Taide de Tanatomie, la texture déliée de Tentendement, et il ne trouva que de la mécanique où d'autres avaient supposé une essence supérieure à la matière. Il fit fmprimer ses conjectures philosophiques, sous le titre d'Histoire naturelle de Vâme, L'aumônier du régiment sonna le tocsin contre lui, et d'abord tous les dévots crièrent^
La Mettrie quitta alors le régiment des gardes, con-' traint et forcé, disent les uns, de son plein gré, à ce qu'il prétend; d'ailleurs regretté des officiers de son corps qui devaient s'accommoder d'un compère d'une gaieté imperturbable, que rien n'était capable de contenir, et qui, un jour de carnaval, se présentait en domino au chevet de son malade ^. Il fut alors nommé médecin en chef des hôpitaux militaires de Lille, Gand, Bruxelles, Anvers et Worms, et employa les loisirs que lui laissaient se& fonctions à se recruter de nouveaux et implacables ennemis.
La Politique du médecin de Machiavel^ ou le Çhemin de la fortune ouvert aux médecins^ par le docteur Fum-ho-ham (sans date, mais qui est de 1746^), remplissait merveilleusement le but qu'il voulait at-
1. OEuvres de Frédéric le Grand (Berlin, Preuss.), t, VII, p. 42. Éloge de La Mettrie.
2. Ouvrage de Pénélope ou le Machiavel en médecine (Berlin» 1750). Suppl.avec clef, p. 2T.
3. In- 12 de xivui et G4 pages ( Âjnsierdam , frères Bernard). L» Mettrie Ta presque en totalité fait entrer dans VOuvrage de Pénélope ou le Machiavel en médecine {Berlin et Genève^ 1748), 2 vol. in-12, auxquels, comme on vient de Findiquer, il a joÂot un supplémeat' avec clef (Berlin, 1750J, in-12.