‹ Voltaire et la société au xviii siècleChapitre 328 sur 342 · ÉTRANGE EXPLICATION DE MACAULAY · texte numérisé non relu

ÉTRANGE EXPLICATION DE MACAULAY

Freytag, Voltaire est si coupable, qu'il ne suppose pas qu'après avoir pris connaissance des derniers événements le roi n'abjure point tous sentiments de clémence. Aussi, demande-t-il de nouvelles instructions en prévision de sévérités trop justifiées. « Si cet homme avait attendu un peu, s'écrie le baron de Freytag, nous aurions pu l'élargir; mais maintenant nous devons attendre en toute révérence la requête et les dispositions ultérieures très - gracieuses du roi. »

Il est plus que temps de spécifier quel était ce livre de poésie, l'objet d'une poursuite si opiniâtre, et pourquoi cet homme de lettres couronné, qui ne repoussait pas la publicité et allait au-devant d'elle non moins ardemment que ses confrères en Apollon, la redoutait si fort pour cet enfant de sa muse. « Voltaire, dit Macaulay, avait entre les mains un volume de poésie du roi, et il oublie de le rendre. Ce n'était, croyonsnous, qu'une de ces négligences que l'on commet souvent, quand on se met en voyage. On ne saurait supposer que Voltaire ait médité un plagiat. Il n'aurait pas consenti, nous l'affirmons avec confiance, au prix de la moitié du royaume de Frédéric, à assumer la paternité des vers de Frédéric. Cependant le roi, qui estimait fort au-dessus de leur valeur ses propres écrits, et qui était disposé à envisager sous le jour le plus défavorable toutes les actions de Voltaire, fut indigné de penser que ses compositions favorites étaient dans les mains d'un ennemiaussî voleur qu'une corneille et aussi malfaisant qu'un singe. Dans sa colère il oublia toute raison et toute décence, et résolut di|aÉ||er

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h Voltaire un outrage à la fois ridicule et odieux ^ d Rieu n*e8t moins exact, rien n'est moins sérieux que ce passage d'une étude d'ailleurs très-vraie dam son ensemble, quoique sévère, Tœuvre d'un écrivain que les actions d'éolat, les brillants faits d'araies n'éblouissent pas au point de tenir lieu à ses yeux de moralité et de justice. Frédéric n'avait pas pour que l'auteur de la Benriade s'appropriât ses vers, et eu cette ciroonstance moins qu'en aucune autre, puisqu'il s'agissait non d'un manuscrit mais d'un livre innprimé, tiré à fort peu d'exemplaires sans doute, mais à un nombre suffisant pour rendre impossible une pareille idée, si elle eût pu venir à Voltaire. Ce qui effrayait le philosophe de Sans-Souci, c'est le parti que le poôte tirerait contre lui de son ouvrage. Maintenant on sait ee que contenait le a livre de poëshies du roi » imprimé secrètement en t7Si, dans une chambre dq cb&teau de Potsdam, La pièce capitale était un poëme à prétentions macaroniques, burlesque sans gaieté, dont le sujet était l'enlèvement de Darget par un parti de pandoursqui comptait, onTavUjfaire une tout autre prisée «Save»<vous bien, écrivait Voltaire à sa nièce, que le roi de Prusse a fait un poème dans le goût de cette Pucelle, intitulé le Palladium* Il s'y moque de plus d'une sorte de gens'... »

L*apparition de ï Anti-Machiavel avait fort étoneé

1 . Lord Macaulay, Essais historiques et biographiques , traduction de OulUaume Oaiiot (Lévj, 1863), deu&ième série, p, 934.

t, YolUire, Œuvr$$ eovip/^fM (Bauchoi), t. LV, p. 295. LeUra de Frédéric à Voltaire; à S^ns-Souci, le 25 juillet 1749.

8. Ibid., t. LV, p. 537. Lettre de Voltaire à madame Denis; à Berlin, le a j&nTier 17ftl.

déjà ma mande oflloei iiafainié i lin» ie r«?iMr«» i» i jMTtdes tfts emmmngeg: iasiiim»4itiiit-H» it l'^Kiit/v et ëc la idflncti vlitiinie. L^ P^eJamun i i«;Ht jiuk ctltft 1 m— . n ^'HtBoniiii fnuraiœaniau -ti tut • Htm pUWr #§|R maUn. i xiis ?hi5 imic !a ruteuu^ b'HhC fVfdiflK indulEeRiiiB : ^ ; •me «ito Tuyi^r tw •( ttop «irar v» maiauiterjff f ^ine Incnin laboritiuiw. A va eoptan tnamenr nnoa 7 i^oa» netiote . Frmiértit^ poiv ferccrrintwir i» ia Sflirinw i « wni^c^ep •» PrasHy pw «le âsianis tw riea 3tf jaumc jubtitier. •fwl fiât raneC&n =<)ii» main la *«îit»ùi Be^er de*

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1 . On wnit f tût** tufe d? ee petai? sisfulî^r à îa cour de frauce, el c« sy^lére b4«m Kivmfîta i «b M d««eré U ciiHv«ité «ie uMilftBM de PempttdtMT et dt foo royal ■■■ni, qut !• Bar^ufo dd f^ystettK c«t iMdr* d'tferfn à %'ak>ri din$ le but d'obtenir pour Lttule XY im rteaplaire da Fmllmdiom. • Le roi m l•^jour• une e.\lrèaie inivIi» d'aveir le pu juif dent loof noiu parlée. Sa 1I;iû<m^^ **' ;M|)iérie«re aai impreisioai que pourroit bire lout ouvra)jte l>br« daik« liM iMb> lières férieiuee. • (Yer»iIIe«, T mars 17 60}. MaU FfMêrk ne m laiua pu ébranler par lee déoMreiies 1m plu* pm^^^uilea } il fMI aiMiii pdi que possible, mais rerusa net. Marquis de Yalori, .V¥WH^vy\, (Paris, 1820., t. Il, p. 309, 314.

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