‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 1 sur 154 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Un double aiiiiiviTsuire. — Voltaire et Rousseau. — Un mot de Condorcet. — Ennemis et alliés. — Portrait de Voltaire. — Portrait, de Rousseau. — Le Tartufe gentilhomme et le Bourru malfaisant. — L'éloijuence de Rousseau et l'esprit de Voltaire.

— Une tirade du citoyen de Genève. — Les sots. — Une parodie.

— Échantillons de l'esprit du patriarche de Ferne}\ — Tours de singe. — Le siècle des révolutions, prévu et annoncé par Rousseau. — L'émigration avant l'émigration, bafouée jtar Voltaire.

— Pas de biographie, un procès en règle. — Témoins, accusateurs et juges. — Véritable état de la question entre Voltaire et Rousseau.

11 importe tout d'abord de bien se rendre compte de l'importance exceptionnelle du double anniversaire qui coïncide avec l'Exposition universelle de 1878; il y a en effet, à l'heure qu'il est, un siècle que, dans la même année 1778, mouraient deux hommes dont l'influence sur l'éclosion des idées révolutionnaires est incontestable et immense : Voltaire, le 30 mai; Rousseau, le 3 juillet.

Sans s'être connus autrement que pour s'injurier mutuellement et se dire ainsi leurs vérités, tout en s'accusant et se déchirant de la plume, ne pouvant faire davantage, ces deux philosophes — comme on les appelait alors — ont travaillé à une même, commune et terrible œuvre. On semble cependant ne pas comprendre cette parité d'efforts, en sens inverse il est vrai, et, de ce que ces hommes se sont toujours haïs, il jîaraît impossible un seul instant d'admettre qu'ils ait^nt tendu à un même et identique but. C'est là cependant la vérité vraie,

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