‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 103 sur 154 · octobre · texte numérisé non relu

octobre

2. Justification de J.-.J. Rousseau dans la contestation qui lui est survenue avec M. Hume; Londres (Paris), iu-12 de )j-28 pages. « L'auteur ne m'est pas connu, » dit Beucliot. [ŒCuvres de Voltaire, tome LXIII, p. ioo, note 3.)

la Lettre au docteur Pansophe. On m'avait mandé qu'elle était de l'abbé Coyer; mais on dit actuellement qu'elle est de vous, et je le crois, parce qu'elle est charmante; mais elle ne s'accorde point avec c6 que j'ai mandé à M. Hume, qu'il y a sept ans que je n'ai eu l'honneur d'écrire à M. Jean-Jacques... »

8 décembre. A Damilaville. — « Vous savez sans doute que Rousseau avait fait un projet de sédition dans Genève qu'on a trouvé dans les papiers du nommé Le Nieys ' , qui a été arrêté et mis à la Bastille. Rousseau devait venir se cacher dans le territoire auprès du lac, dans un endroit nommé le Paquis. Son dessein apparemment était d'être pendu; c'est un homme qui cherche toute sorte d'élévation. Il est bien triste que les 0 ^! qu'on lui adresse dans V Encyclopédie subsistent; c'est un bien mauvais guide dans un dictionnaire qu'un enthousiasme qu'on est obligé de désavouer.

« Je n'ai pas encore de réponse de l'abbé Coyer sur son bâtard ^, dont il m'a fait passer pour père. J'ai assez d'enfants à nourrir, sans adopter ceux des autres... »

15 décembre. A Bordes. '— « L'abbé Coyer me jure qu'il n'est point l'auteur de \a. Lettre à Pansophe : c est donc vous qui l'êtes? Vous dites que ce n'est pas vous : c'est donc l'abbé Coyer. Il n'y a certainement que l'un de vous deux qui puisse l'avoir écrite. Le troisième n'existe pas. De plus, vous étiez tous deux à Londres à peu près dans le même temps que cette lettre parut. Il n'y a

1. Le Nieps, condamné en 1731 à un exil perpétuel, était venu s'établir à Paris. Lors des affaires de Genève, il s'était prononcé pour le parti de la bourgeoisie, où il était très-considéré. On trouve des détails sur lui aux pages 22 et 482 du tome II des Œuvres inédites de J.-J. Rousseau, 1825.

2. C'est Diderot qui, dans l'article Encyctopédie, s'écrie : 0 Rousseau! etc.

3. Il s'agit de la Lettre au docteur Pansoplie^ qui est de Bordes.

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que vous deux qui puissiez connaître les Anglais dont on trouve les noms dans cette pièce... Vous avouez Tode ' que vous avez mise sous mon nom ; avouez donc aussi la prose... »

20 décembre. A Marmontel. — « Je vous assure que le charlatan de Genève- est Lien loin d'oser remontrer sa petite figure dans sa patrie ; il courrait risque d'y être pendu; mais vous savez qu'il en serait fort aise, pourvu que son nom fût mis dans la gazette... »■

20 février 1767. Au duc de Choiseul. — « J'étais mort si je ne m'étais pas égayé aux dépens de Jean-Jacques et de la demoiselle Levasseur -... »

20 février. A Dorât. — « Les procédés de Jean-Jacques Rousseau ne sont point des querelles de littérature; ce sont des complots formés par l'ingratitude et par la méchanceté la plus noire, dont les médiateurs de Genève et le ministère de France sont assez instruits... »

26 février. A M. Mariott, avocat général d'Angleterre. — « Rousseau a choisi, comme vous le dites, le plus vilain canton de l'Angleterre ; chacun cherche ce qui lui convient... Je crois la querelle de M. Hume et de Jean- Jacques Rousseau terminée, par le mépris public que Rousseau s'est attiré et par l'estime que M. Hume mérite... »

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