Novembre 1766. Au chevalier de Taiilès
3. Voltaire envoyait à Helvétius le Recueil des lettres de M. J.-J. Rousseau et autres pièces, etc.; 1766, in-12. On y trouve une lettre de Moutmoliu, du 2o septembre 1762, où il est question d'une réfutation projetée par Rousseau du livre d'Helvétius, intitulé De l'esprit.
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« ses qui plairont âmes anges ; » cette idée me soutenait. Mais , ù mes anges ! les tracasseries viennent en foule : elles tarissent la source qui commençait à couler. On me conteste la turpitude de notre ami Jean-Jacques. On soutient que Jean-Jacques était secrétaire d'ambassade à Venise et qu'il avait seul le secret du ministère... »
10 novembre. Au chevalier de Taules. — « Dites-moi, je vous en prie, ce qu'on pense de Jean-Jacques à Genève. Les vingt-cinq perruques ' sont assurément sur des têtes de travers, si elles pensent que je suis enrôlé contre elles dans le régiment de Rousseau. Ces messieurs-là connaissent bien mal leur monde et sont bien maladroits. »
12 novembre. A Damilaville. — « Je vous envoie la lettre que j'écrivis à M. Hume le 24 octobre. Je vous en ai déjà adressé plusieurs exemplaires... Ma lettre à M. Hume n'est qu'une justification honnête et légitime^ quoique plaisante, contre les accusations d'un petit séditieux nommé J.-J. Rousseau, qui a osé insulter le roi et tous ses ministres dans tous ses ouvrages et qui mériterait au moins le piloi'i, s'il ne méritait pas les Petites- Maisons. Ma lettre à M. Hume venge la patrie... »
17 novembre. Au libraire La Combe. — « On prétend que c'est un M. Bordes , de l'académie de Lyon,, ancien antagoniste de Rousseau, qui a fait la lettre ^ qu'on m'a attribuée dans les gazettes anglaises. Vousverrez par l'imprimé ci-joint ^ que cette lettre n'est pasde moi. Si vous voulez donner au public ma lettre à M. Hume, avec des remarques ^ historiques et critiques assez curieuses, je vous les ferai tenir. Rousseau n'est
1. Le petit conseil de la république de Genève était composé de viugt-cinq personnes.