LA NATION FRANÇAISE LIBRE A JEAN-JACQL'ES ROUSSEAU
(( Sur le piédestal sera gravée la devise : ]'ilam impendcrc vero\
« Article 2. Ma rie- Thérèse Levasseur, veuve de Jean- Jacques Rousseau, sera nourrie aux dépens de l'État.
« A cet effet, il lui sera payé annuellement, des fonds du Trésor public, une somme de douze cents livres. »
{La salle retentit d'a/iplaudissements réitérés.)
Après Rousseau, ce fut le tour de Voltaire. Le 8 mai 1791, un des secrétaires de l'Assemblée nationale donna lecture de la lettre suivante de M. Charon, officier municipal de Paris.
« M. Gharon expose que l'abbaye de Sellières ayant été vendue, plusieurs communes réclament la possession des restes de Voltaire. Il pense que « l'Assemblée nationale voudra payer à la mémoire de Voltaire le tribut de reconnaissance dont il reste à la nation à s'acquitter. Convaincu que la ville de Paris, plus qu'aucune autre, a le droit de réclamer la possession des cendres de ce grand homme, né, mort dans ses murs, où la patrie reconnaissante vient de consacrer un monument pour les grands hommes, j'ose vous supplier, monsieur le président, de demander provisoirement un décret par lequel il soit ordonné que le corps de Voltaire sera transporté sur le