Louis XVI
2. Emile, IhTe III, in fine. Nous avons cité ce passage dans ravaut-propos du présent omTage.
JUGÉS L'UN PAR L'AUTRE 17t
« Hâtez-vousdonc, citoyens, d'arracher ce grand homme à sa tombe solitaire pour lui décerner les honneurs du Panthéon et le couronner de l'immortalité ! honorez en lui le génie bienfaiteur de l'humanité ; honorez l'ami, le défenseur, l'apôtre des mœurs et de la liberté, le promoteur des droits de l'homme, l'éloquent précurseur de cette Révolution que vous êtes appelés à terminer pour le bonheur des peuples... honorez-vous enfin vous-mêmes en honorant l'homme de génie qui fut le plus éloquent de vos instituteurs dans l'art sublime de policer les peuples, et justifiez cette autre prédiction de ce grand homme non moins infaillible que }a. première'.
(( Quand vous verrez la vérité, — écrivait-il à un (( jeune ami, — il ne sera pas pour cela temps de « la dire : il faut attendre les révolutions qui lui seront « favorables; c'est alors que le nom de mon ami, dont il (( faut maintenant se cacher, honorera ceux qui l'ont « porté et qui rempliront les devoirs qu'il leur impose. »
« Votre Comité a délibéré sur le caractère qu'on pouvait donner à cette pompe solennelle : il a pensé qu'elle devait retracer les différents titres de J.-J. Rousseau à l'admiration et à la reconnaissance publiques.
« Lamusique, qu'ilcultivaetqu'il rendit pour ainsi dire à son innocence primitive; la botanique , dont il fit une douce et consolante étude; les arts mécaniques, qu'il fit respecter ; les droits de l'homme , qu'il réclama le premier ; les mères et les enfants, qu'il reporta en quelque sorte entre les bras de la nature ; le peuple, qu'il contribua à rendre libre, représenté par nos frères de Paris ; la République de Genève, qui a enfin vengé sa mémoire des outrages des aristocrates genevois, représentée par l'envoyé de cette République et par les patriotes de