Le 17 juin 1700; voyez ci-dessus, p
je corrompais sa patrie en faisant jouer la comédie chez moi, en France, à deux lieues de Genève. Je ne lui fis point de réponse. Il s'imagina que j'étais fort piqué contre lui, quoiqu'il dût savoir que les choses absurdes ne peuvent fâcher personne. Croyant donc m'avoir offensé, il s'est allé mettre dans la tète que je m'étais vengé et que j'avais engagé les magistrats de Genève à condamner sa personne et son livre. Cette idée, comme vous le voyez, est encore plus absurde que sa lettre. Que voulezvous? Il faut avoir pitié des infortunés à qui la tête tourne ; il est trop à plaindre pour qu'on puisse se fâcher contre lui ^ »
Nous savons à quoi nous en tenir sur ces protestations et ces démentis de Voltaire
« Ce malheureux Rousseau n'est fidèle qu'à son caprice et à son amour-propre. C'était assurément l'homme le plus capable de rendre de grands services; mais Dieu l'a abandonné. Son Vicaire savoyard pouvait faire du bien ; mais cela est noyé dans un roman absurde qu'on ne peut lire. Enfin ce malheureux s'est rendu indigne de la bonne cause. J'ai été très-fâché de l'excès de folie qui l'a porté à imprimer que je le persécutais - ; il est bien triste qu'un homme qui a passé quelque temps pour notre frère fasse accroire qu'un de nous le persécute. Mais que voulezvous? Ce pauvre homme m'ayant offensé s'est imaginé que je m'étais vengé. Il ne connaît pas les véritables frères. Une des faiblesses de ce pauvre fou est de mentir impudemment ^ »
« Votre petit écervelé de Jean-Jacques n'a fait qu'une