‹ Voltaire et Rousseau jugés l'un par l'autre; pièces du procèsChapitre 45 sur 154 · A. tlu Ptnruii · texte numérisé non relu

A. tlu Ptnruii

JuGÉS L'UN PAR L'AUTRE 49

Ijlerait hua de choisir. Sa lettre * est du 20 octobre

« Depuis madame la comtesse de Pimbesche, à qui l'on conseillait de se faire lier -, je ne crois pas qu'il soit venu dans l'esprit de personne de faire une pareille requête. Messieurs de Berne aimèrent mieux le chasser que de se charger de son logement.

« Le judicieux Jean-Jacques ne manqua pas de conchire que c'était moi qui le privais de la douce consolation d'être dans une prison perpétuelle et que même j'avais tant de crédit chez les prêtres que je le ferais excommunier par les chrétiens de Motiers-Travers et de Boveresse.

« Nj pensez pas que je plaisante, monsieur. Il écrit, dans une lettre du 24 de juin 1765 : Etre excommunié de la façon de M. de V... m' amusera fort aussi ^.Et, dans sa lettre du 23 de mars, il dit : M. de V... doit avoir écrit à Paris qu'il se fait fort de faire chasser Rousseau de sa nouvelle patrie ''.

« Le Iton de l'affaire est qu'il a réussi à faire croire, pendant quelque temps, cette folie à quelques personnes; et la vérité est que, si, au lieu de la prison qu'il demandait à Messieurs de Berne, il avait voulu se réfugier dans la maison de campagne que je lui avais offerte, je lui aurais donné cet asile, où j'aurais eu soin quïl eût de bons bouillons avec des potions rafraîchissantes, bien

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